L’art du penser autrement dans la Philosophie des Profondeurs. Court dialogue d’un esprit humain avec un « Eon »

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Une figuration de la Philosophie des profondeurs ?

Brève introduction à la Philosophie des profondeurs

 

Il est tout à fait possible de parvenir, avec l’esprit et la raison universels de la Philosophie, à une autre dimension de cette science première et ultime qu’on peut appeler la Philosophie des profondeurs. Celle-ci se gausse d’une quelconque spécialité scientifique, laquelle est très souvent signe de connaissances techniques inclinant à la répétition d’une nomenclature propre à une science. Mais, qu’est-ce donc que la « Philosophie des profondeurs » ? Celle-ci, en tant qu’opération de l’intelligence rationnelle ou activité du penser permet d’accéder au trésor de la pensée synonyme de l’intellection pour créer des dimensions de réalités nouvelles qui rendent possible l’élévation ou le progrès de l’esprit humain. La pensée est un état, synonyme du trésor des connaissances savantes et communes qui sont perpétuellement répétées par l’enseignement ou par l’écriture de livres et de thèses sur ces savoirs figés. A l’inverse, le penser est une activité continue ouvrant des horizons toujours nouveaux à la création de nouveaux savoirs et de sciences novatrices par l’efficience des concepts qu’elle découvre. Le penser est un facteur de progrès continu en tant qu’il est dynamique, contrairement à la pensée qui est une statique susceptible de nous enfermer dans la répétition du même.

 Les extraits de livre proposés ci-dessous s’inscrivent dans le cadre du penser qui n’a de cesse d’interroger les phénomènes pour aller découvrir le fond des choses au-delà de leur apparaître et de la manière dont leur connaissance est instituée par la pensée.

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De 21 à 25 ans : le plus bel âge de la précarité

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Mémoire de DCSF – Session 1996-1997 – Grenoble

Par Denis E.
Dirigé et corrigé par Pierre Bamony

INTRODUCTION

     Le rapport entre « jeune » et « exclusion » est difficile à définir puisque, à première vue, la jeunesse est un état de dépendance. Or, on remarque qu’actuellement, cette phase de vie tend à se prolonger, à s’amplifier à un point tel qu’elle devient un facteur ou un risque d’exclusion sociale. En effet, les jeunes ont de plus en plus de mal à accéder aux principaux attributs d’intégration de notre société : un emploi, un revenu, un logement indépendant…

   Le chômage est la cause de cette transformation. Les difficultés grandissantes que rencontrent les jeunes pour rentrer dans la vie professionnelle et s’y stabiliser, ont des conséquences importantes sur l’autonomie financière et matérielle qui est censée définir l’âge adulte. Par exemple, 30 % non diplômés ou titulaires d’un CAP-BEP sont, cinq ans après la fin de leurs études, sans emploi stable.

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De la sublime beauté du silence. Première Partie – Ce que le silence n’est pas : les paradoxes de la solitude, éternel masque de l’existence humaine

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Signe du  silence profond de la solitude existentielle ?

Introduction

     Chacun des êtres humains peut faire le constat suivant : il est évident qu’il naît seul, même dans le cas des vrais jumeaux ou des faux jumeaux. En effet, l’un émerge du sein maternel après l’autre, hormis les anomalies biologiques comme les triplés, les quadruplés, les quintuplés ou les sextuplés. Et tout au long de son existence, il vit seul, même dans l’expérience de l’amour. En celle-ci, le couple est présent à soi-même pendant les préliminaires marqués par les caresses mutuelles. Mais, comme nous le verrons dans les analyses faites à ce sujet par des hommes de lettres ou encore des philosophes, dans l’orgasme, chacun des conjoints ou des partenaires sexuels est, de fait, prisonnier de l’empire de son corps, de la plénitude et de l’intensité de celui-ci. C’est l’instant de l’éclipse du lien avec l’autre. Les prolongements du coït font durer cette éclipse. En ce sens, on peut définir la solitude comme l’état d’une personne qui est isolée psychologiquement ou physiquement. La solitude est l’éclipse des liens tangibles avec autrui.
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Victor ou l’enfant sauvage de l’Aveyron – En quoi l’histoire de Victor a-t-elle constitué et constitue encore aujourd’hui probablement un fait insolite ? –

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Léger Charlène

De Vaujany Sébastien

(Lycée Saint-Marc 2003-2004-TPE, Thème L’insolite)

Document corrigé par Pierre Bamony

Introduction

   On parle, généralement d’objets, de situations ou encore d’événements insolites mais trop souvent de manière excessive. En effet, on a tendance à englober, sous ce terme, tout ce qui a trait au sensationnel, au surprenant, au «hors norme ». Pourtant, à l’origine, l’adjectif « insolitus » signifie «non accoutumé, inhabituel, qui agit contrairement à ses habitudes ou à sa nature» (Dictionnaire francais-latin, Bordas).

   Les histoires humaines exceptionnelles représentent, quant à elles, une autre forme d’insolite encore moins répandue. Ainsi, les enfants sauvages constituaient, autrefois, un « phénomène de société» et hantaient déjà, depuis longtemps, les mythes et l’imaginaire des hommes. Romulus et Remus dans la mythologie en est un exemple pertinent.

   L’étrange histoire de Victor de l’Aveyron est différente. Les faits – incontestables – se déroulèrent il y a deux cent ans à peine. L’affaire fit grand bruit jusque dans la capital… avant de tomber dans l’oubli le plus complet.

     Certains savants ou philosophes de cette époque fertile en débats auraient aimé vérifier leurs théories sur ce cas concret et singulier. .. mais la réalité résista à leurs analyses. Même le docteur ltard qui recueillit le garçon ne réussit pas, par sa pédagogie novatrice, dans sa tentative d’éducation.

   Encore à l’heure actuelle, l’enfant sauvage de l’Aveyron interroge, fascine : le mystère que cet enfant porte en lui n’est-il pas une part du mystère de l’Homme ? Dès lors, le regard que l’on porte sur Victor change. L’Aveyron a longtemps eu honte de son sauvage, plus de cent ans les langues se sont tues … Aujourd’hui, elle le revendique. Saint-Sernin lui a même dressé une statue, peut-être pour se faire pardonner d’être le lieu de sa capture et de ne pas avoir su l’apprivoiser.

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La notion de création dans l’œuvre de Nietzsche (Un écrit de jeunesse)

20 Tenaille Butel, Au commencement Dieu crea L'ancien testament-Texte de Marie Tenaille, Illustré par Lucile Butel  Editions Gautier Languereau 1989-

20 Tenaille Butel, Au commencement Dieu crea
L’ancien testament-Texte de Marie Tenaille, Illustré par Lucile Butel
Editions Gautier Languereau 1989-

INTRODUCTION

Le terme de création est l’un des concepts dont 1’histoire est, sinon plus vieille, du moins aussi antique que celle des hommes eux-mêmes. Il est en outre riche de significations, profond et quasiment inépuisable. Il est une perpétuelle ouverture pour faire être les sens ; une ouverture également où le êtres vivants ne cessent de se manifester. Car eux-mêmes se perpétuent à travers l’espace et le temps en procréant. La création est ce qui fait éclater les ténèbres pour que les êtres vivants soient et avec eux l’histoire. La création est donc semblable au jour qui se libère de la nuit en tant qu’il fait se manifester tout ce que recèle la nuit comme richesses variées, comme potentialités c’est-à-dire comme vies en devenir.
Dans ses Confessions, Saint Augustin affirme que Dieu a créé la matière à partir de rien. D’une sorte de non-être, Dieu produit les phénomènes en les faisant émerger des ténèbres profondes à 1’origine ou avant le temps ; il fait être la lumière. Le récit de la création (La Bible de Jérusalem Gn 1,3) nous montre Dieu en train de créer les mondes et tout ce qu’ils contiennent ; il nous révèle surtout le Créateur extrayant du sein des ténèbres la Lumière : « Dieu dit :
« Que la lumière soit » et la lumière fut ». L’imperfection des êtres créés, voire de la création toute entière (hormis les anges. Ne résultent-ils pas justement selon Saint Augustin du fait que Dieu les ait créés de son propre fond, de sa propre substance et non à partir de rien ? » Donc, le concept de création s’applique en premier à Dieu en tant qu’il en est la source essentielle. Il fait être l’Etre ; il donne la vie et l’existence. Du Néant, il crée. Du Néant, il tire la lumière qui est aussi le symbole de la manifestation de la création, 1’image de la création et surtout la Vie. N’en est-il pas ainsi en second lieu de l’homme lu même ? Lire la suite