L’Afrique se vend bien : essai critique sur une certaine littérature relative aux Africains et au continent noir (Ecrit de jeunesse – Paris 1976)

Un certain marchandage de la valeur des êtres humains et des choses

Introduction

   Il me faut au préalable définir le champ où j’entends inscrire cette analyse. Par cette expression, je ne veux pas signifier le pillage des biens essentiels et des matières premières des pays africains par les grandes puissances et les multinationales du monde occidental. Au contraire, mon propos porte sur une certaine littérature courante qui s’est édifiée et s’édifie toujours à propos de l’Afrique, sur les Africains et sans les Africains. Or, elle aurait pu se faire avec la collaboration des Africains, peuples ou intellectuels. Mais, ce n’est guère le cas puisqu’il s’agit généralement d’une littérature particulière. Lire la suite

DU PRESIDENT ET DES FORMES PERVERSES DE LA LACHETE DE SON PEUPLE (1990)

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Abidjan la nuit, le Plateau, quartier des Affaires et des Administrations d’Etat

I- DES MOUVEMENTS POPULAIRES ET DES TRACTS

       Ce qui motive l’écriture de ces lignes, ce ne sont pas les mouvements populaires qui ont défrayé la chronique de la presse internationale et nationale. En effet, de mars à avril 1990, les Ivoiriens sont descendus dans les rues pour tenter d’empêcher l’application de mesures draconiennes que le gouvernement avait prises pour essayer de juguler les effets catastrophiques de la crise économique qui secouait alors le pays tout entier au niveau de l’ensemble de ses structures. Il s’agit là de revendications justes dans la mesure où elles portent sérieusement atteinte à leur pouvoir d’achat en entrainant, ainsi, une régression du niveau de vie d’environ 20 ans.

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Les mythes en-deçà de l’explication du Mal – Théologie : Le Dieu de Jésus (Ecrit de jeunesse)

 

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Le Mal est-il indéfinissable ?

Devoir de réflexion donné par le Père Christian Duquoc, Christologue à la Faculté de théologie de l’Institut catholique de Lyon (1977)

 Introduction

    Il semble que tous les peuples aient élaboré des mythes autour du problème du Mal. Ces mythes ont été possibles ou, du moins, ont pu naître dans notre monde ici-bas, parce que tous les peuples, en général, et tout un chacun, en particulier, vivent dans le temps et l’espace l’expérience du Mal. Aussi, il se manifeste comme un principe que nul n’ignore. Si on le vit moins soi-même, on le côtoie le plus souvent par les accidents, les décès, les tremblements de terre, les guerres et tous les chaos, les accidents de la structure de notre terre.

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Quelques réflexions sur « Aguirre la colère de dieu », un film de Werner Herzog (1972)

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Puissant fleuve, Figure d’un dieu de la forêt amérindienne ?

Par Marie-Thérèse Grosse 

Introduction

   Le film s’ouvre sur le voyage d’un groupe de personnes constitué de militaires, de porteurs et même de femmes. Ils marchent à travers une dense forêt tropicale, certains ont une monture de cheval. Ils transportent des animaux, des canons et même une vierge Marie. La falaise qu’ils descendent étant très abrupte, une cage contenant des poules, ainsi qu’un canon chute.

L’expédition est menée par Gonzalo Pizarro au Pérou.

   Quand ils descendirent au pied de la falaise, ils se heurtent à un torrent infranchissable.

On apprend que la seule trace de cette expédition est le journal tenu par le moine (Gaspar de Carvajal), porteur de la bonne parole de cette expédition. Mais quel est leur but, quelle est leur destination ?

     Ces Hommes sont à la poursuite de l’Eldorado, la ville mythique, construite entièrement en or.

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RÉPLIQUE A UN OUVRAGE de CARACTERE RACISTE ANTI-NOIR (écrit de jeunesse)

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 Je ne suis pas, par principe et a priori, pour cette considération dualiste, à savoir qu’il y ait des êtres humains qui naissent bons et d’autres mauvais ; ou plus exactement minables. Mon refus résulte de ce que je crois que tout individu est appelé à s’améliorer au cours de sa vie quant à ses qualités morales.

   En revanche, je crois qu’il existe d’excellentes natures de par leur naissance. J’entends par là que le trait dominant de leur caractère est sans contexte, la bonté. Etre bon signifie être naturellement en concordance avec les autres, qu’ils soient proches ou lointains, et bien entendu, quelle que soit la pigmentation de leur peau. Donc, les gens d’excellente nature voient, dans leurs rapports avec les autres, non pas forcément ce qui les habille (la peau : celle-ci est un constat de réalité ; mais qu’importe cette réalité), mais la nature humaine qu’ils partagent ensemble avec eux.

     Certes, et malheureusement pour les hommes et pour la paix de leurs rapports, il existe des gens qui véhiculent en eux-mêmes le venin du mal et qui, comme cette fantastique création imaginaire de la religion chrétienne, à savoir le diable, ne peuvent s’empêcher de répandre le mal autour d’eux. Ai-je besoin de le dire ? Un certain Jack Thieuloy fait partie incontestablement de ce type d’hommes. C’est à lui que s’adresse cette note en réponse à son torchon de livre intitulé : Le Continent Maudit (Presse de la Renaissance – Maurice Nadeau, Paris 1982).

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