Enquête sur une guérisseuse au Burkina Faso : Adja Salmata Soré Koutboul Dounia de Bazoulé – Cultes, pratiques religieuses traditionnelles ou croyances issues de l’islam ?

« Ce qui est incompréhensible, c’est que le monde soit compréhensible » (In Albert Einstein : Comment je vois le monde (Flammarion, coll. “Champ”, Paris 1988)[1]. En fait, il devrait dire : « Ce qui est incompréhensible, c’est que le monde ne soit pas compréhensible » en raison d’un paradoxe insoluble. D’une part, la complexité infinie, inouïe même du monde (humain et physique) réduit à néant l’intelligibilité complète, totale des phénomènes ; d’autre part, les pouvoirs de notre raison et de notre entendement sont toujours bornés. (In, Pierre Bamony : Essai sur le Réunification de la Philosophie et de la Science – De la Philosophie des profondeurs … et de la théorie du tout ? (Éditions Vie, Berlin décembre 2024)
Introduction -De la double dimension des phénomènes –
Plus de deux décennies après la soutenance de notre thèse d’anthropologie, nous avons fini par comprendre son sens profond, qui était alors voilé à la lumière de notre raison. Nous y sommes parvenu à travers nos investigations scientifiques continues sur les phénomènes et les sens implicites de cette thèse. Son titre s’énonce ainsi : « Structure apparente, structure invisible : l’ambivalence des pouvoirs chez les Lyéla du Burkina Faso – Une anthropologie des forces de la psyché chez une population de l’Afrique noire – ». En fait, les données de ce travail de recherches nous avaient mis sur la voie de toutes nos investigations ultérieures quant à l’intelligence fondamentale des faits humains, en général et, plus particulièrement, des réalités des peuples de l’Afrique noire. Cette compréhension nouvelle que nous avons acquise sur l’essence des cultures humaines, dont leur vision conséquente, surtout depuis nos travaux sur les pouvoirs du cerveau humain[2], a été favorisée par la conceptualisation de la philosophie des profondeurs et de la découverte de l’Intellection comme sa réalité/vérité fondamentale[3].
Il résulte du titre de cette thèse les données humaines générales suivantes, notamment celles des sociétés de l’Afrique noire. En effet, aussi loin qu’on remonte dans la brève durée de l’histoire du genre humain (environ six millions d’années depuis son émergence et ses cycles d’évolution – suivant les estimations de notre époque ; et deux cent mille ans sous sa figure d’achèvement présent et d’amorce de son déclin –), les dimensions de réalités humaines et l’univers physique comprennent toujours une structure apparente et une structure invisible.
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