Acculturation, fragilisation et désordre au niveau de la personnalité. La double ou la triple cultures sont-elles une chance ou un problème pour les Africains ?

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Une symbolique du métissage biologique et culturel

Introduction : Le métissage des Humains et de leurs cultures est-il un phénomène ancien ou bien récent ?

     Les tests génétiques auxquels on recourt très souvent, de nos jours, révèlent des surprises à ceux qui en ont fait pour rechercher leurs origines biologiques. Ces tests dévoilent aux descendants de l’Homo sapiens à quel point les théories de la pureté du sang sont des inepties, voire des fictions. En effet, en quelque lieu où il se trouve sur notre commune terre, chaque sujet humain est une synthèse d’un mélange biologique composite. Ce qui leurre les tenants de telles théories tient à leur obsession de la différence de la peau des êtres humains en oubliant que celle-ci est absolument inessentielle. C’est une simple apparence qui couvre l’être que la génétique s’emploie à déceler. Sous l’angle de l’être, tous les êtres humains sont en quelque sorte semblables, hormis la singularité de l’individu. Et ils ont les mêmes origines génétiques.
Même les études biologiques dans le champ de la paléo – anthropologie et de l’anthropologie ont prouvé qu’une grande partie des descendants de l’Homo sapiens contemporains possèdent des gènes issus de l’homme de Néandertal Les prolongements de ces investigations montrent que la rencontre entre les Homo sapiens et ce dernier, rencontre qui avait dû provoquer des conflits majeurs pour la conquête des espaces favorables à leurs conditions de vie, n’avait pas empêché les croisements sexuels. Tout se passe comme si l’Homo sapiens avait dû s’accoupler avec les femmes du Néandertal avant de décimer les mâles. Ce processus dynamique de rencontres des espèces humanoïdes, c’est-à-dire de conflits, d’accouplements, voire de génocides s’est inscrit, pour ainsi dire, dans la nature et dans le mode d’expansion des descendants de l’Homos sapiens à travers l’espace et durant toute leur histoire jusqu’à présent.
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Aphorismes et Carnet de voyage en Mauritanie

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Enigme de la pensée humaine ?

Par Roland Jacquet et corrigé par Pierre Bamony

I – Aphorismes ?

1) Ombre et lumière

-Cascades d’herbes

-Barbe blanche

-Gardien de la forêt

-Lac

-Voyage en train/ombre et lumière…

-Urgence – éclaire de lucidité

-Marionnettes

-Frémissement et scintillement de feuilles d’automne

-Lumière de Grande ville d’Asie la nuit.

2) Observations de la nature

-Associer les chasseurs, les promeneurs, les écrivains, les nonnes et leur sincérité {prédation} au côté nuisible, influence des hommes sur la nature {Digestion de l’écriture des autres pour écrire} Charles Julié (P.O.L.)

-Le réseau entendu, mais le réseau sanguin non aperçu.

-Feuille, tremblement envolé d’oiseaux migrateurs – origine de l’homme, survie de l’homme grâce aux migrations ? Survie des chasseurs cueilleurs 3% archaïque

Son des pas dans les treilles cassis = désert noir aride même son brûlé par le soleil

Forêt, arbres touchés par la foudre, envahis par le lierre étouffant

Lac, rivières microcosme du cycle de la vie

-Feuilles qui tombent, la vie s’écoule

-Quand les feuilles tombent, la lumière revient dans la forêt

Fougères, erres, logos, ermites

-animaux qui écoutent la musique

-Fermes des 1000 vaches

3) Le destin de l’homme
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De la vérité et de ses contradictions en philosophie : une enquête sur les caractères du vrai

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Du point de vue de la raison philosophique, une telle affirmation a-t-elle un sens ?

Introduction

     Depuis que les descendants d’Homo sapiens ont acquis la conscience d’eux-mêmes et celle de leur place singulière dans ce monde, ils ont toujours été tentés de voir le monde tel qu’il serait sans eux. Mais la recherche du vrai n’est-elle pas, avant tout, une quête personnelle ? Et quel sens donne-t-on ordinairement à ce terme ? Que signifie la vérité ? Cette notion recouvre plusieurs sens en tant qu’elle désigne en premier lieu le caractère de ce qui est vrai : soit ce à quoi l’esprit peut donner son assentiment, par le moyen d’un rapport de conformité avec l’objet de la pensée ; soit une proposition qui emporte l’assentiment général ou s’accorde avec le sentiment de la réalité ; soit la connaissance ou l’expression d’une connaissance conforme aux faits tels qu’ils se sont déroulés ; soit aussi une attitude morale : la bonne foi ou la sincérité.

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La responsabilité

 

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Symbole de l’incandescence de la pensée humaine

La dissertation de Philosophie de Margot Chambolle-Pacaud

Concours d’entrée à l’ENS – Ulm, Session du 19-04-2018

Sujet : La responsabilité

     Le personnage de Don Juan, dans la pièce éponyme de Molière, peut être pris comme un exemple du libertin par excellence : non seulement il épouse toutes les mains, mais il fuit aussi toutes ses responsabilités, négligeant le déshonneur dans lequel il se jette, sa famille et ses femmes avec lui. Cependant, il comprend qu’il lui faut sauver les apparences s’il veut continuer à mener sa vie de débouche, et prend le parti de se faire faux-dévot afin de se réconcilier avec son père, mais aussi d’obtenir un rang et un rôle reconnu par la société. Malgré cela, les fautes de Don Juan le rattrapent et il est obligé de faire face à cette responsabilité lors du festin de pierre avec le commandeur, et de refuser de les assumer pleinement.
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L’énigme de « L’homme qui vivra mille ans » : infortune et amertume de l’immortalité

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Que signifie réellement l’immortalité pour l’être humain voué à la mort ?

Deuxième Partie : L’immortalité est-elle souhaitable avec les limites du corps biologique ?

 V- Témoin des siècles qui passent et de l’histoire qui se répète identique à elle-même

     Après le départ des Espagnols, la paix permit d’embellir et d’orner les églises de Plougasnou et de Saint-Jean. Car les habitants n’étaient plus sujets aux pillages fréquents de leurs productions fermières et de leur maison, voire de leurs maigres biens. Il était de même du cimetière autour du sanctuaire. Il était fleuri, décoré de coquillages nacrés, de sable comme une plage de sable fin. Certains jeunes gens tenaient à se fiancer au cimetière de leurs parents, grands-parents et même des défunts de leurs familles.

       Quant à Hervé, il observait les changements qui s’opéraient au XVIIe siècle, comme l’écrit l’auteur de cet ouvrage : « Des nobles s’en allaient à Paris. On les revoyait aux beaux jours et leurs enfants prenaient de petits airs dédaigneux. Ces gens arboraient des dentelles et des broderies, se coiffaient d’une perruque à la mode de Versailles. Ces habits accusaient les différences de classe. Alors, les paysans adoptèrent le bragon braz, large culotte plissée, et la jaquette basque. Les femmes portèrent la coiffe avec des variantes, au lieu du simple bonnet. Des villageois étudièrent et devinrent des bourgeois aisés. Ils achetèrent des manoirs aux nobles que la vie de Paris ruinait peu à peu.

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L’énigme de « L’homme qui vivra mille ans » : infortune et amertume de l’immortalité

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Coalescence nature/être humain Création et photo de Claire Cirey, artiste plasticienne

Première Partie : Qui veut vivre mille ans ?

 I- Bénédiction ou malédiction : les rançons d’une forme d’immortalité fortuite

 « Ce soir-là, Hervé Kerédec vit une belle lueur verte dans le ciel.

C’était comme une draperie aux franges d’or. On aurait dit la chape d’un prêtre le jour de la Fête-Dieu.

L’enfant, qui avait eu cinq ans ce jour-là, ignorait qu’une aurore boréale était visible, à cet instant, de toute la côte bretonne, car pour lui, c’était un prodige qui se manifestait. On parlait beaucoup de miracles à Ti-Coz, la maison de ses parents, mais on croyait aussi aux sortilèges, aux lutins, aux lavandières de nuit qui font d’étranges lessives et invitent les noctambules à tordre avec elles les draps de chanvre mouillés, leur brisant ensuite le bras d’un coup sec {…}

À cette heure, Hervé aurait dû être couché, mais lorsque certains événements se préparent, il semble que tout doive les favoriser.

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UNE INTRODUCTION A LA PHILOSOPHIE EN CLASSE TERMINALE

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PROBLÉMATIQUE : La Philosophie a-t-elle un sens aujourd’hui ?

Brève introduction : les deux enjeux de la Philosophie

     Le mot « Philosophie », comme on le sait, a au moins deux significations fondamentales. En son premier sens, c’est-à-dire la « sagesse », on peut dire que la Philosophie est aussi ancienne que l’humanité elle-même. Il faut entendre par là que depuis la prime jeunesse de l’homme, les communautés humaines ont eu, chacune, sa vision du monde, sa conception de la vie, ses idées et même sa croyance sur la place de l’Homme dans le Cosmos (l’Univers considéré comme un système bien ordonné). Selon ce premier sens, on peut dire qu’il n’y a point de peuples, donc de cultures ou de civilisations qui n’aient une Philosophie spécifique.

     Mais, dans un autre sens, la Philosophie est une réflexion critique sur tous les problèmes, tous les sujets qui concernent l’Homme ; et sur les solutions qui leur ont été apportées. Cette critique porte également sur l’esprit lui-même qui a conçu ces solutions. En ce second sens, la Philosophie a une origine beaucoup plus récente : environ trois mille ans. Elle implique une prise de conscience des problèmes, et à ce titre, elle est loin d’être un mouvement spontané de l’esprit. Bien au contraire, elle exige une préparation, une culture qui est l’objet même de l’enseignement philosophique.

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