[1] L’essentiel de ces études a été abordé dans ouvrage qui embrasse les problématiques majeures du genre humain (In Pierre Bamony : Anthropologie contemporaine et Philosophie (KDP/Amazon, mai 2019)

L’explosion démographique du genre humain sur la Terre, pendant de la maladie ou de la mort de la Terre ?
Introduction : Les raisons du désordre humain de par le monde ou la malédiction du genre humain
Penser sous l’angle de la Raison lumineuse, effet, du soleil du cerveau humain, c’est émerger des limites de notre présent, de ses méandres obscurs et de ses miasmes abyssaux, figures de nos préjugés, de notre mal-être immanent à la structure élémentaire de notre nature, pour comprendre qu’il y a des modes supérieurs d’appréhender les phénomènes humains et physiques. C’est déchiffrer les mots et les concepts, voire saisir leur clarté immanente, mais toujours voilée par l’excès de leur usage ou mésusage en vue de rechercher un nouveau ou un haut degré de compréhension du genre humain. Car c’est lui seul qui devrait compter aux yeux de chacun de nous, membres de ses différentes branches. Or celles-ci se sont, respectivement, élevées avec excès, jusqu’ici, au-dessus de tout comme la Valeur incarnée du statut d’être humain. Ce faisant, l’humanité s’est égarée dans des fantasmes qui l’ont abêtie en l’acheminant dans l’impasse mortifère : le « narcissisme des nations » et la pesanteur aveugle, encombrante et aliénante des croyances culturelles. Or en tant qu’un ensemble (perdu !) et malgré cette donnée incontestable, il a connu la séparation initiale des branches humaines. Celle-ci a conduit, comme par nécessité, à la guerre permanente entre elles. Toutefois, cet avènement n’est pas un état de sinécure pour l’espèce humaine. Or bien que ces branches soient les unes autant que les autres immanquablement hostiles, farouches et mortifères, néanmoins, c’est en tant branches humaines qu’elles sont condamnées au même et unique destin : la disparition ou l’extermination inéluctable, quelque jour prochain, de la surface de la Terre, Mère de tous les vivants.
En ce sens, notre devoir (chacun de nous) est de revenir à la pensée de l’essentiel, soit le sujet fondamental du genre humain auquel nous appartenons tous en tant que descendants, sans exception, de l’Homo sapiens. Certes, nous mourrons quotidiennement sans en être réellement conscient – soit le niveau de la conscience claire et lucide -, malgré la douleur vive de ceux qui sont privés physiquement et définitivement des membres de leurs familles. Car mourir, c’est être privé de la faculté de la visibilité pour les autres ; même si on demeure tel qu’on était avec la combinaison de la biocorpora, de l’âme et de l’esprit.
Mais, du point de vue de la totalité – le genre humain -, tout se passe comme si les uns et les autres disparaissent de la sphère du monde humain visible, sans douleur ou à dose homéopathique. En revanche, concernant le Sort fatale de cette totalité, l’extermination du genre humain se ferait dans le chaos, figure du sommet de l’atrocité, de la douleur exquise, c’est-à-dire aiguë, intense, de la souffrance profonde, de l’océan de l’enfer[1]… Étant nous-même exactement comme « chacun de nous », notre intention est de contribuer, par nos investigations tous azimuts, à l’éveil de notre conscience par rapport à ces phénomènes du fond diffus du genre humain.
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