Controverses anthropologiques sur l’essence du pouvoir politique

Signe de pouvoir dans l’Egypte ancienne

Une brève introduction

  Le sens du mot pouvoir demande à être clarifié pour poursuivre cette analyse. Avant de signifier la puissance politique, en fonction de son évolution linguistique et de connaître ainsi les mutations variées dans son acception, selon Le Robert, le mot « pouvoir » désignait simplement « le chef d’un groupe social, famille, clan, tribu… ». En un deuxième sens et par métonymie, le pouvoir qualifiera « la puissance politique considérée dans ses diverses fonctions et manifestations ». Si le pouvoir a plusieurs visages, s’il est, par essence, polymorphe, il faut admettre que la pensée politique, en particulier en Occident, y a figé des espèces de frontières mentales, idéelles étanches. On a quasiment occulté son essence de phénomène social, c’est-à-dire son caractère de canalisation, de creuset de relations sociales se fondant ou fondant soi-même le socle d’existence de la diversité des groupes humains.

    Le fait humain originaire et universel tient au constat que la société, avant de connaître une organisation politico-étatique, a su inventer des formes multiples de pouvoir pour subsister. Les auteurs de la philosophie politique, qu’ils soient naturalistes ou contratualistes, conviennent les uns et les autres, à leur manière, que la société est le fait humain premier. De nos jours, les études de l’anthropologie politique montrent que de nombreuses sociétés ont vécu ou continuent de vivre sans pouvoir étatique[1]. Or, si l’on s’avise de penser les divers types de sociétés humaines sans briser les grilles et les œillères de la conscience culturelle dont on est façonné, par exemple, à partir du champ d’une société étatique uniquement, on aura du mal à concevoir qu’il puisse exister des sociétés humaines sans pouvoir organisé et différencié. Faut-il voir dans les concepts traditionnels, voire éculés de l’anthropologie, en ce domaine comme en bien d’autres, cette simplification intellectuelle des phénomènes, comme le refus de notre science d’adapter ses notions aux réalités humaines en perpétuelle mutation ? En effet, de telles idées, comme nous le verrons ci-dessous, qui véhiculent une vision surannée des faits humains, confirment bien les reproches que les analystes critiques n’ont de cesse d’adresser à l’anthropologie et à l’ethnologie. Il s’agit, en l’occurrence, de l’idée qu’en refusant de créer de nouveaux concepts, mieux adaptés aux réalités contemporaines des peuples, plus critiques aussi à l’égard des notions du passé, à l’instar des sciences dures comme la biologie, l’anthropologie se ferme à toute forme d’évolution. Car ses concepts essentiels ont vu le jour au dix-neuvième et au début du XXe siècle, c’est-à-dire au moment où l’Homo occidentalis, se pensait (et croyait être) comme le sommet de l’humanité ; en d’autres termes, où il s’était élevé au-dessus de tout le reste. Et l’ensemble de ces notions, dans les champs des sciences humaines, notamment en anthropologie, a été forgé pour refléter fidèlement cet état de fait (et non de droit) historique et transitoire.

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RÉFLEXIONS SUR LA MORALE ET LA POLITIQUE DANS LA PHILOSOPHIE DE KANT

Introduction

   Les principes éthiques, que condense la loi du devoir, n’expriment rien d’autre que la légalité de l’esprit humain. La philosophie pratique renvoie au factum rationis de la loi morale. Par conséquent, une « métaphysique des mœurs » ne devient possible que dès lors qu’est reconnue la faculté de la raison pratique de donner des ordres ou, si l’on préfère, dès lors qu’est reconnu le pouvoir qu’a la volonté, dans l’être raisonnable, de légiférer.

   Mais la législation de la raison trouve à s’exprimer à la fois dans la morale et dans le droit qui structure la vie politique. En effet, si l’éthique est « le système des fins de la raison pure pratique » (In Doctrine de la Vertu, p. 51), il faut dire, à l’instar de Rousseau, qu’« il faudrait des dieux pour donner des lois aux hommes » et, qu’en conséquence, la politique ne saurait avoir la pureté de la morale.

    Ainsi se trouve posée la question des rapports de la morale et de la politique :            si, en sa pureté, la législation morale se confond avec les lois constitutives de 1’esprit, celles-ci ne demeurent pas purement formelles. C’est donc un impératif critique que l’impossibilité d’une fusion de la morale et de la politique. Pourtant, la politique est loin de tourner le dos à la morale ou d’en constituer délibérément l’antithèse. C’est donc que les rapports de la morale et de la politique doivent être envisagés suivant trois points de vue :

            -en leur principe

            -en leur spécificité

            -en leur finalité

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DE LA PÉDAGOGIE ET DE L’ÉDUCATION EN GRÈCE AU IVe SIECLE AV. J-C : DE LEUR INFLUENCE ET DE LEUR ÉVOLUTION À TRAVERS LE TEMPS

Par Pauline Khalifa et Alexis Verhassel, TL 2014

Introduction

       La Grèce des royaumes hellénistiques (IVème siècle av. JC à la conquête romaine de 16 av. JC), dont la puissance est née de la démocratie Athénienne fondée au VIIème siècle av. JC, a vu, grâce à l’essor d’arts telles que la philosophie, l’émergence de la pédagogie moderne (selon la méthode de certains philosophes). Cette éducation grecque, ainsi que la culture, furent très répandues autour de la Méditerranée du fait des nombreuses conquêtes d’un éminent élève d’Aristote qui a illuminé le monde pour des millénaires, par l’ampleur de son empire et par son ambition : Alexandre le Grand. A sa mort en 323 av. JC, la culture grecque – et l’éducation qui en découle – est fort bien connue dans le pourtour méditerranéen. Les romains utiliseront les mêmes méthodes d’éducation, en les améliorant quelque peu, pour éduquer leur jeunesse ; et aujourd’hui encore, tout notre système éducatif en découle dans les grandes lignes. D’où l’importance de ces fondements issus de la pensée socratique et de la culture.

   Vous vous posez certainement des questions telles que comment l’éducation était-elle organisée ? Quels étaient les arts étudiés, les méthodes ? Quelles furent les conceptions des différents philosophes ? Ou encore tout simplement qu’est-ce que la philosophie ? Toutes ces questions seront traitées ci-après.

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DU PRESIDENT ET DES FORMES PERVERSES DE LA LACHETE DE SON PEUPLE (1990)

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Abidjan la nuit, le Plateau, quartier des Affaires et des Administrations d’Etat

I- DES MOUVEMENTS POPULAIRES ET DES TRACTS

       Ce qui motive l’écriture de ces lignes, ce ne sont pas les mouvements populaires qui ont défrayé la chronique de la presse internationale et nationale. En effet, de mars à avril 1990, les Ivoiriens sont descendus dans les rues pour tenter d’empêcher l’application de mesures draconiennes que le gouvernement avait prises pour essayer de juguler les effets catastrophiques de la crise économique qui secouait alors le pays tout entier au niveau de l’ensemble de ses structures. Il s’agit là de revendications justes dans la mesure où elles portent sérieusement atteinte à leur pouvoir d’achat en entrainant, ainsi, une régression du niveau de vie d’environ 20 ans.

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MYTHES ET LÉGENDES DES AMAZONES : DES GUERRIÈRES MYTHIQUES À L’HISTOIRE DES FAROUCHES ET IMPITOYABLES AMAZONES DU ROYAUME DU DAHOMEY (AFRIQUE DE L’OUEST)

 

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DEUXIEME PARTIE : LES AMAZONES HISTORIQUES DU ROYAUME DU DAHOMEY 

II – L’origine des Amazones du Dahomey

  1. A) Hypothèses

       L’ouvrage de Stanley B. Alpern[1] ambitionne d’être le plus exhaustif possible sur l’histoire du royaume Fon du Dahomey et sur ses fameuses Amazones. A cet effet, l’auteur a accumulé une riche documentation laissée par les Européens (aventuriers, négriers, missionnaires, marchands, administrateurs etc.,) sur ce royaume. Il s’agit, en particulier des Français, des Portugais, des Britanniques, des Néerlandais, des Américains (missionnaires) etc. Et dans sa mission de documentation historique, il s’est employé à rassembler presque tous les écrits relatifs à ce royaume sans se soucier de les analyser ni de les confronter forcément – tel n’était pas son but sans doute – pour déceler d’éventuels contradictions. Une telle enquête est celle qui caractérise l’écriture de l’histoire et sa tentative d’atteindre une certaine vérité/réalité des faits. Ce faisant, et concernant l’objet de notre enquête présente, nous nous en tiendrons, pour l’essentiel, aux données qui ont servi à cet auteur dans l’écriture de son ouvrage qui semble unique dans son genre ; quitte parfois à le citer abondamment et longuement. Il est vrai que sur ce thème particulier, ce ne sont pas dans les bibliothèques ni même dans les librairies des pays africains, dont le Benin, qu’on peut trouver une telle documentation ; mais dans les bibliothèques des pays européens. Par ailleurs, Internet, la soi-disant bibliothèque – Centre de documentation internationale – universelle ouverte à tous, est très pauvre en comparaison. En effet, les articles proposés manquent de rigueur scientifique et de démarche analytique rationnelle. Donc, les Africains, en particulier les Béninois contemporains, devraient rendre grâce à Stanley B. Alpern pour son remarquable ouvrage, fort bien documenté, sur le royaume Fon du Dahomey et ses fameuses Amazones.

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