La manipulation des consciences par l’empire des masses-médias

Manipulation des médias en profondeur de la personne humaine

Introduction : nature des pouvoirs diffus dans la société

    Irréductibles aux dominations de groupes et aux puissances parcellaires, les pouvoirs d’influence se différencient des premières par une absence de règles contraignantes et des secondes par leur globalité. Ils désignent des pratiques sociales agissant par persuasion et séduction. Leur pression diffuse, sans être officielle, est tout aussi décisive que celle du pouvoir politique ou économique. Ils apportent, en effet, des avantages attractifs capitaux, en structurant et modelant les esprits ou les coeurs. « La relation d’influence exclut la contrainte. Elle suppose donc que A, désireux d’obtenir de B certains comportements, puisse lui offrir – intentionnellement ou non – des avantages attractifs. » (P. Braud, Sociologie politique, LGDJ, p.35).

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La face cachée des sciences des peuples africains subsahariens (extrait de livre)

  1. Une conception de la nature fondée sur l’usage de ses forces infinies mais invisibles, pendant de la manipulation de la matière par la tchnoscience
Transmutation des forces d’Erebos ou forces du mal

   Les peuples africains n’ont pas la même conception de la matière sous la figure de la totalité terrestre, soit sous la forme de l’univers lui-même, tel que ce concept s’est imposé dans la pensée philosophico-scientifique occidentale. En effet, le terme matière dérive de la philosophie d’Aristote. Il se sert du terme grec hulé, qui signifie « forêt » ou encore « bois, matériel de consturction » et dont l’équivalent latin est materia, pour qualifier le substrat commun de toute chose, inerte ou vivante. En ce sens, la matière est la substance, le support universel de tout : forme, quantité visible, palpable, concrète ou même imperceptible comme les particules élémentaires de la physique subatomique, les cellules, les bactéries, le virus qui structurent et composent les êtres vivants. Ainsi pensée, la matière apparaît comme quelque chose de figé, d’inerte qui a de la figure, de la grandeur, et de l’extension indéfinies.

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F. Nietzsche, Le Livre du philosophe, Paris : Aubier Bilingue, 1969. IIle

Ces étranges concepts n’ont-ils pas, dès l’origine, quelque chose d’obscur dans leur lien intime ?

« Introduction théorétique sur la vérité et le mensonge au sens extra-moral ».

Présentation                                                                                                     

La lecture de l’histoire de la philosophie, telle que l’opère Nietzsche, lui renvoie son activité incessante de construction d’un Idéal métaphysique. Cet Idéal est obtenu au terme de cette «puissante abstraction » dont Nietzsche fait la détermination essentielle, dans l’ensemble de fragments réunis sous le titre Die Vorplatonischen Philosophen, Les philosophes préplatoniciens (Paris : L’éclat, 1994, p. 172 pour l’adaptation française), du « logos » parménidien. Chez Parménide, dont l’utilité spécifique aura été de critiquer notre faculté de connaître en montrant que l’on ne peut penser que l’être dans la mesure où aucune représentation du non-être ne peut être donnée, l’activité philosophique aura consisté dans la recherche des prédicats possibles de l’être. Que cette recherche aboutisse à la conclusion selon laquelle aucun prédicat, aucune pluralité ne peut s’attacher sans illusion à l’unité close sur elle-même qui constitue originairement l’être ne change rien au problème posé : la philosophie est bien la poursuite de cette riche activité profondément idéalisante qui anime, depuis Parménide et sa prodigieuse abstraction de l’être, la pensée en général (voir le §15 de La philosophie à l’époque tragique des Grecs (, Paris : Gallimard-Folio/Essais, 1990), où Parménide est désigné explicitement comme le défenseur d’une idéalité toute transcendantale des phénomènes). Voir aussi l’affirmation du §195 du Livre du philosophe (<op.cit., p. 229) : « Parménide – l’autre monde derrière celui-ci; celui-ci comme problème ».

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Une victime expiatoire de la terreur des Etats nucléarisés du monde présent : l’Ukraine

La décision de V.V. Poutine de commettre des meurtres massifs en Ukraine vient nous rappeler brutalement et frontalement que le genre humain demeure toujours une frange barbare malgré le bel habillage de ses sciences et de ses technologies qui l’illusionne sur ce que peut être son état de progrès. Soit dit en passant, le genre humain véhicule continûment des périodes de troubles et de désordres généraux qui dépassent, dans leur manifestation, son entendement en réduisant à l’impuissance presque totale sa vision raisonnable et claire des phénomènes dont il n’est que la proie. Leur surgissement est toujours subreptice, leur manifestation désastreuse et incontrôlable. Sa logique de destruction des vies et des œuvres humaines est implacable. Et comme un ouragan, il dure autant que c’est possible, puis se retire comme il était venu, c’est-à-dire sans aucun contrôle ni maîtrise de la part du genre humain. En ce début du XXIe siècle, nous assistons, impuissants, à des prémisses, à des germes du fléau récurrent qui ravage l’Humanité peu sensible à de telles tragédies parce que ses calculs de prévision de tels phénomènes naturels sont erronés, sa raison morale et prédictive divertie et les impératifs de son corps le perd quasi totalement dans les recherches effrénées de ses plaisirs. (Lire la suite :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/une-victime-expiatoire-de-la-240235

Les sportifs s’engagent contre la guerre en Ukraine

Détruire est le propre du genre humain : cruauté, chaos, désordre, etc.

Des raisons voilées de l’absence de prisons dans les sociétés traditionnelles des peuples de l’Afrique noire, à l’accueil des anciens prisonniers aujourd’hui (Quelques exemples)

La prison est la figure même de la privation de liberté du sujet humain

Conférence (Lyon du 11novembre 2021)

Au terme de plusieurs années de recherches au Cameroun et de plusieurs tentatives d’initiation à la bi-vision, le Père Jésuite Eric de Rosny dans Les yeux de ma chèvre, tire plusieurs conclusions de ses travaux qui confirment bien l’idée que l’intelligibilité des peuples subsahariens réside dans la nécessité de lever le voile sur la double structure ambivalente physico-psychique de leur organisation sociale.

  D’abord, son maître nganga a beaucoup hésité à lui faire franchir le pas de la vision du monde commun à celui d’une infra-réalité réservée à ceux-là qui sont nés avec des pouvoirs singuliers du cerveau. J’appelle l’appelle dans mes propres travaux de les savoirs-pouvoirs neuroniques. On comprend son découragement qu’il exprime en termes : « Il me fallut attendre ce 24 août, à quelques jours de mon départ, pour que tout d’un coup, je comprenne le sens de mon initiation, et la raison qui m’avait empêché de le saisir plutôt. L’initiation à la fonction de nganga[1]consiste à ouvrir les yeux du candidat sur les actes de violence qui se commettent autour de lui. Din me l’avait rabâché depuis des années. C’était l’évidence pour tous ceux, clairvoyants ou non, qui abordaient le sujet. Moi, je cherchais ailleurs. Il ne me venait pas à l’esprit qu’il faille une initiation pour oser regarder la violence en face. J’en étais empêché par un vice de culture, par l’incroyable peine que l’on trouve à entrer dans les vues des autres… »

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