La philosophie nous confère-t-elle plus d’intelligence ?

Auxane Gasnot TS7-2017- Saint-Marc

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Introduction

   La philosophie est une réflexion critique sur tous les sujets qui concernent l’Homme ; elle fait preuve de sagesse et d’esprit critique. Elle implique une prise de conscience des problèmes et exige une préparation de l’esprit. L’intelligence se définit comme la capacité de comprendre des relations entre des faits, les phénomènes. Elle utilise notre raison et se fonde sur des savoirs que nous avons acquis au cours de nos expériences passées. Le but de l’intelligence est d’éclairer nos connaissances par notre logique, notre raison. André Gide définira l’intelligence comme “la faculté d’adaptation”. D’abord, nous verrons que la philosophie nous permet de devenir plus intelligent ; cependant, ce n’est pas le seul moyen ; enfin nous monterons comment la philosophie peut accomplir son but de nous rendre intelligent.

     D’une part, la philosophie nous permet d’acquérir des connaissances. Par conséquent, plus nous avons de connaissances, de savoirs, plus nous pouvons laisser notre raison s’exprimer. C’est en ce sens que Descartes nous dit dans ses Principes de la philosophie que le philosophe n’est pas celui qui sait, mais celui qui est en quête du savoir, puisque tout savoir est limité. C’est aussi ce que nous dit Aristote quand il affirme que “le philosophe est celui qui sait le plus de choses possibles”. Donc, plus nous philosophons, plus nous nous interrogeons sur le monde qui nous entoure, plus nous avons de savoirs et par conséquent, plus nous sommes à même de comprendre les phénomènes. Donc, plus nous pourrons exercer notre raison, et à force d’efforts, devenir plus intelligent. En effet, s’exprimer avec la raison est un travail constant qui demande des efforts de façon continuelle afin d’accéder au progrès de notre intelligence.

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Ce que j’ai compris de la philosophie

« La philosophie a pour but de rendre claires et de délimiter rigoureusement les pensées qui autrement, pour ainsi dire, sont troubles et floues. » affirmait Ludwig Josef Wittgenstein dans son ouvrage : Tractatus logico-philosophicus. En effet, l’être humain, qu’il le veuille ou non, est constamment confronté à de nombreuses pensées qui perturbent son esprit. C’est pourquoi ce dernier nécessite une réorganisation ordonnée afin d’éviter une manière de penser,  de vivre erronée.  C’est, donc, dans un sens ce que cette « initiation » à la philosophie veut nous faire voir les choses, le monde d’une manière différente. Ainsi, en seulement un an d’apprentissage, on peut avoir une vision totalement différente des  choses, et c’est ce que je vais développer ici.

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La liberté est-elle une donnée ou une conquête ?

 

Qu’est-ce que la liberté ?

   Associée à l’oiseau qui vole sans barrières, la liberté, c’est d’abord le fait de ne pas être captif, de ne pas être en prison d’où l’expression « libérer un prisonnier », de ne plus servir un maître comme lorsqu’on affranchi un esclave.

  La liberté autrefois apparentée à ce sens concret, évoque aujourd’hui les vacances, les loisirs, les lieux où les contraintes sont absentes. Une nouvelle définition est en quelque sorte apparue, la liberté correspondrait au fait de faire ce qu’on veut sans contraintes.

   Cette définition se trouve ainsi tout de suite confronté à la morale dans la mesure où la liberté de chacun ne doit pas empiéter sur la liberté d’autrui.

   Cette notion de liberté regroupe une multitude de concepts ; la liberté d’expression, la liberté de conscience, d’association… On peut donc définir des concepts proches tels que le libre-arbitre, l’autonomie, l’indépendance, la spontanéité, … mais qui n’appartiennent pas au concept lui-même.

   On peut donc noter que la liberté se caractérise par trois actions principales : savoir – vouloir – pouvoir. Savoir dans le sens où il faut être informé avant de vouloir, c’est-à-dire choisir véritablement en toute conscience de cause et avec fermeté pour mieux pouvoir, c’est-à-dire avoir les capacités, les moyens d’agir.

   Si l’homme est victime de multiples phénomènes qui le poussent à s’assouvir et à ne plus penser par lui-même, est-il envisageable de trouver un moyen de se sentir libre et d’exercer sa liberté ?

Dans la mesure où, comme l’affirme Rousseau dans Du contrat social, comment expliquer que : « L’homme est né libre, et partout, il est dans les fers ».

1- « Être libre » est la nature de l’homme

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Victor ou l’enfant sauvage de l’Aveyron – En quoi l’histoire de Victor a-t-elle constitué et constitue encore aujourd’hui probablement un fait insolite ? –

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Léger Charlène

De Vaujany Sébastien

(Lycée Saint-Marc 2003-2004-TPE, Thème L’insolite)

Document corrigé par Pierre Bamony

Introduction

   On parle, généralement d’objets, de situations ou encore d’événements insolites mais trop souvent de manière excessive. En effet, on a tendance à englober, sous ce terme, tout ce qui a trait au sensationnel, au surprenant, au «hors norme ». Pourtant, à l’origine, l’adjectif « insolitus » signifie «non accoutumé, inhabituel, qui agit contrairement à ses habitudes ou à sa nature» (Dictionnaire francais-latin, Bordas).

   Les histoires humaines exceptionnelles représentent, quant à elles, une autre forme d’insolite encore moins répandue. Ainsi, les enfants sauvages constituaient, autrefois, un « phénomène de société» et hantaient déjà, depuis longtemps, les mythes et l’imaginaire des hommes. Romulus et Remus dans la mythologie en est un exemple pertinent.

   L’étrange histoire de Victor de l’Aveyron est différente. Les faits – incontestables – se déroulèrent il y a deux cent ans à peine. L’affaire fit grand bruit jusque dans la capital… avant de tomber dans l’oubli le plus complet.

     Certains savants ou philosophes de cette époque fertile en débats auraient aimé vérifier leurs théories sur ce cas concret et singulier. .. mais la réalité résista à leurs analyses. Même le docteur ltard qui recueillit le garçon ne réussit pas, par sa pédagogie novatrice, dans sa tentative d’éducation.

   Encore à l’heure actuelle, l’enfant sauvage de l’Aveyron interroge, fascine : le mystère que cet enfant porte en lui n’est-il pas une part du mystère de l’Homme ? Dès lors, le regard que l’on porte sur Victor change. L’Aveyron a longtemps eu honte de son sauvage, plus de cent ans les langues se sont tues … Aujourd’hui, elle le revendique. Saint-Sernin lui a même dressé une statue, peut-être pour se faire pardonner d’être le lieu de sa capture et de ne pas avoir su l’apprivoiser.

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Antigone et la liberté

Antigone et la liberté.

Ecrit par : Pauline Khalifa, en TL, au Lycée Saint-Marc 2015, à Nivolas-Vermelle.
Quel être humain n’a jamais désiré ardemment la liberté ? Qui n’a jamais voulu être un être libéré de ses chaînes physiques et morales ? Dès que la notion du sujet a été définie clairement par René Descartes, de nombreux questionnements sont apparus à propos de la place de l’être humain, substance res cogitans et notamment la question sur la liberté individuelle demeure toujours un sujet de discussions philosophiques. Qu’est-ce que la liberté ? Si nous prenons l’étymologie de ce mot, nous obtenons deux termes : « libertas », à savoir « état de l’homme libre » et « liber » au sens de « l’homme qui demeure libre ». La liberté semble ainsi désigner un état d’âme, une attitude humaine. Si nous nous reposons sur la définition de la Déclaration des droits de l’Homme de 1791, nous apprenons que : « La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. » Ainsi, nous pouvons présumer que le sujet humain est libre. La liberté englobe les faits, les gestes, les actions de l’Homme dans la mesure où ceux-ci ne nuisent pas à celles des autres. La liberté désigne le pouvoir de la volonté humaine de choisir ses fins, de prendre ses décisions et d’agir par soi-même sans être déterminé, ni influencé par quelconque facteurs intérieurs, voire déterminismes extérieurs. De cette façon, la liberté englobe plusieurs autres faits tels que le discernement du bien et du mal, les responsabilités, le devoir, la législation. La liberté semble être véritablement un mot à sens large et, de ce fait, encore aujourd’hui, des questions diverses se posent aux sujets de terme. En effet, il est difficile d’user de sa liberté mais également de voir ses limites, car en étant réaliste, la liberté ne peut exister sans oppositions à celles-ci. De plus, elle est constamment en relation avec des facteurs contraignants, ce qui prouve sa complémentarité mais également sa nécessité d’être. Cette union déterminante crée un équilibre humain garantissant la liberté de chacun, quel qu’il soit.
Le personnage d’Antigone a longtemps été un sujet d’étude et son mythe a été réécrit par de nombreux auteurs. Elle a été citée par Eschyle dans sa tragédie Les Sept contre Thèbes qui présente la lutte des deux frères d’Antigone, Etéocle et Polynice pour des affaires politiques et de conquêtes. Finalement, la mort des deux frères oblige le régent de Thèbes, Créon, à nommer un vainqueur et à déshonorer le second. Polynice est déclaré traître à son pays et Etéocle reçoit les honneurs. A partir de ce fait, Antigone va désobéir à son oncle, Créon, en offrant les hommages funéraires interdits à son frère, Polynice, et elle est ainsi punie. Antigone est également présente dans la tragédie de Sophocle en étant son héroïne éponyme et elle a inspiré d’autres auteurs comme Jean Cocteau ou encore Jean Anouilh. Antigone est un personnage majeur dans la notion de la liberté car elle est aussi bien son symbole, sa représentation humaine mais également son contraire, c’est-à-dire, une femme oppressée et fataliste et ce sont les raisons pour lesquelles elle est capable de soulever des interrogations beaucoup plus vastes et d’ordres philosophiques. En effet, bien qu’elle soit un simple personnage, une création issue de l’imagination d’un auteur qui connaît lui aussi la liberté de la façonner à l’image qu’il désire, mais également en fonction des obligations réelles de sa société et de la vie courante, elle demeure toutefois un reflet de notre réalité quotidienne, un sujet de dénonciation mais également de réflexion personnelle. Un auteur est libre de construire ce qu’il souhaite néanmoins, il est constamment tiraillé entre les devoirs, les obligations ou encore les règles de sa vie, les soucis de l’autocensure ou de la censure d’autrui, de la bienséance et de l’éthique. Dans ce cas, comment espérer créer un personnage entièrement libre alors que son créateur ne connaît pas cette attitude presque utopique ? Le fait que l’auteur connaisse des limites montre véritablement que sa création n’est pas libérée totalement de diverses entraves tout comme lui. En effet, elles sont liées non pas uniquement à ses aventures, à ses intrigues mais également à sa création, à son identité même. Dans ce cas, le personnage peut être analysé comme une sorte de miroir, d’être de papier, loin de nous par de nombreux éléments mais aussi proche par sa symbolique et ses enjeux philosophiques ou littéraires. En vertu de ces faits, pouvons-nous attester qu’Antigone est aussi si libre qu’elle ne parait ?
Pour répondre à cette interrogation, nous allons nous reposer sur la version originale de Sophocle puis sur la réécriture d’Anouilh.

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L’Homme selon Sade

Lycée Saint-Marc 2015, à Nivolas-Vermelle, Pauline Khalifa, TL.

L’Homme selon Sade

Le marquis de Sade

Le marquis de Sade.

Alphonse Donatien François de Sade (1740-1814) est un auteur du XVIIIème siècle considéré comme un philosophe des Lumières provocateur et radical. Il a été enfermé dans le donjon de Vincennes, puis à la Bastille. Méprisé ou adulé, il a longtemps été un symbole anarchique et également polémique. Sade est un athée violent et virulent, une figure emblématique de la littérature sordide, à teneur pornographique, qui par ses idées, condamne la religion catholique. Sade a été honoré et reconnu comme « l’Apôtre de la Liberté », le « Divin Marquis » par les Surréalistes au XXème siècle, qui ont revendiqué sa conception de la liberté et de l’amour. Son nom est entré dans notre vocabulaire par le biais de néologismes tels que « sadique » ou encore « sadomasochisme » qui signifie : « celui qui aime faire mal » et « celui qui aime avoir mal. »
Homme aux conceptions du monde particulières, il est encore aujourd’hui sujet de curiosité et d’études. Lire la suite

De la pédagogie et de l’éducation en Grèce au IV e siècle av. JC : de leur influence et évolution à travers le temps

De la pédagogie et de l’éducation en Grèce au IV e siècle avant JC : de leur influence et leur évolution à travers le temps

Ecrit par : Alexis Verhassel et Pauline Khalifa TL 2014
Lycée Saint-Marc, Nivolas-Vermelle

Introduction

La Grèce des royaumes hellénistiques (IVème siècle av. JC à la conquête romaine de 16 av. JC), dont la puissance est née de la démocratie Athénienne fondée au VIIème siècle av. JC, a vu, grâce à l’essor d’arts telle que la philosophie, l’émergence de la pédagogie moderne (selon la méthode de certains philosophes). Cette éducation grecque, ainsi que la culture, furent très répandues autour de la Méditerranée du fait des nombreuses conquêtes d’un éminent élève d’Aristote qui a illuminé le monde pour des millénaires, par l’ampleur de son empire et par son ambition : Alexandre le Grand. A sa mort en 323 av. JC, la culture grecque – et l’éducation qui en découle – est fort bien connue dans le pourtour méditerranéen. Les romains utiliseront les mêmes méthodes d’éducation, en les améliorant quelque peu, pour éduquer leur jeunesse ; et aujourd’hui encore, tout notre système éducatif en découle dans les grandes lignes. D’où l’importance de ces fondements issus de la pensée socratique et de la culture.

Vous vous posez certainement des questions telles que comment l’éducation était-elle organisée ? Quels étaient les arts étudiés, les méthodes ? Quelles furent les conceptions des différents philosophes ? Ou encore tout simplement qu’est-ce que la philosophie ? Toutes ces questions seront traitées ci-après.

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