DE LA VERITE EN QUESTION

Quel est réellement le poids de la vérité dans les rapports inter-humains quand les sentiments s’en mêlent ?

Introduction

   Depuis qu’ils ont acquis la conscience d’eux-mêmes et de leur place singulière en ce monde, les hommes ont toujours été tentés de voir le monde tel qu’il serait sans eux. Mais la recherche du vrai n’est-elle pas, avant tout, une quête personnelle ? Et quel sens donne-t-on ordinairement à ce terme ? Que signifie la vérité ?

Cette notion recouvre plusieurs sens c’est le caractère de ce qui est vrai :

-C’est ce à quoi l’esprit peut donner son assentiment, par le moyen d’un rapport de conformité avec l’objet de la pensée ;

-C’est une proposition qui emporte l’assentiment général ou s’accorde avec le sentiment de la réalité ;

-C’est la connaissance ou l’expression d’une connaissance conforme aux faits tels qu’ils se sont déroulés ;

C’est aussi une attitude morale : la bonne foi ou la sincérité.

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Foi et laïcité

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Foi et religion : quel avenir pour la foi chrétienne dans une société sécularisée ?

Par le Père Etienne Long, Dominicain (Intervention aux soirées du Pavillon des Causeurs)

Introduction

     Nous avons choisi de réfléchir à cette question pour éclairer certaines questions autour de la laïcité, et de notre manière de nous situer par rapport à la laïcité.

La question du statut de la religion peut se poser de deux points de vue :

– du point de vue de la démocratie : la religion a sa juste place quand elle est cantonnée à une liberté privée et ne dérange pas le bien public.

– du point de vue de la religion elle-même : la religion est-elle encore religion quand elle est cantonnée à la sphère du privé ? N’est-elle pas tout simplement menacée d’extinction dans un tel cas de figure ? Ne doit-elle pas réagir avant qu’il ne soit trop tard pour rétablir son influence ?

® Poser une différence entre foi chrétienne et religion chrétienne, c’est se rappeler de la distance critique de l’évangile par rapport aux diverses formes du religieux. En fonction de cette distance critique, la question de l’avenir de la foi se pose autrement que du simple point de vue religieux.

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L’Afrique se vend bien : essai critique sur une certaine littérature relative aux Africains et au continent noir (Ecrit de jeunesse – Paris 1976)

Un certain marchandage de la valeur des êtres humains et des choses

Introduction

   Il me faut au préalable définir le champ où j’entends inscrire cette analyse. Par cette expression, je ne veux pas signifier le pillage des biens essentiels et des matières premières des pays africains par les grandes puissances et les multinationales du monde occidental. Au contraire, mon propos porte sur une certaine littérature courante qui s’est édifiée et s’édifie toujours à propos de l’Afrique, sur les Africains et sans les Africains. Or, elle aurait pu se faire avec la collaboration des Africains, peuples ou intellectuels. Mais, ce n’est guère le cas puisqu’il s’agit généralement d’une littérature particulière. Lire la suite

De quelques carctères de la vérité : examen critique

Image épurée de la vérité, objet de la contemplation philosophique

Une brève introduction

 La vérité est une notion à la fois triviale et profonde. Elle est triviale, parce que tout le monde sait qu’un propos, un récit sont vrais si et si seulement les choses se sont passées comme le dit le propos ou le récit. Il est vrai que si et seulement si – A la limite, la vérité est « dispensable » : elle est « redondante ». Elle est profonde parce que toute recherche cognitive est recherche de la vérité. « Même ceux qui aiment autre chose que la vérité veulent que ce qu’ils aiment soit la vérité » comme le reconnaît Saint Augustin, Confessions, JX, 34. Un texte admirable, qui a beaucoup influencé Heidegger. Lire la suite

DU PRESIDENT ET DES FORMES PERVERSES DE LA LACHETE DE SON PEUPLE (1990)

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Abidjan la nuit, le Plateau, quartier des Affaires et des Administrations d’Etat

I- DES MOUVEMENTS POPULAIRES ET DES TRACTS

       Ce qui motive l’écriture de ces lignes, ce ne sont pas les mouvements populaires qui ont défrayé la chronique de la presse internationale et nationale. En effet, de mars à avril 1990, les Ivoiriens sont descendus dans les rues pour tenter d’empêcher l’application de mesures draconiennes que le gouvernement avait prises pour essayer de juguler les effets catastrophiques de la crise économique qui secouait alors le pays tout entier au niveau de l’ensemble de ses structures. Il s’agit là de revendications justes dans la mesure où elles portent sérieusement atteinte à leur pouvoir d’achat en entrainant, ainsi, une régression du niveau de vie d’environ 20 ans.

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