Les mythes en-deçà de l’explication du Mal – Théologie : Le Dieu de Jésus (Ecrit de jeunesse)

 

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Le Mal est-il indéfinissable ?

Devoir de réflexion donné par le Père Christian Duquoc, Christologue à la Faculté de théologie de l’Institut catholique de Lyon (1977)

 Introduction

    Il semble que tous les peuples aient élaboré des mythes autour du problème du Mal. Ces mythes ont été possibles ou, du moins, ont pu naître dans notre monde ici-bas, parce que tous les peuples, en général, et tout un chacun, en particulier, vivent dans le temps et l’espace l’expérience du Mal. Aussi, il se manifeste comme un principe que nul n’ignore. Si on le vit moins soi-même, on le côtoie le plus souvent par les accidents, les décès, les tremblements de terre, les guerres et tous les chaos, les accidents de la structure de notre terre.

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Quelques réflexions sur « Aguirre la colère de dieu », un film de Werner Herzog (1972)

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Puissant fleuve, Figure d’un dieu de la forêt amérindienne ?

Par Marie-Thérèse Grosse 

Introduction

   Le film s’ouvre sur le voyage d’un groupe de personnes constitué de militaires, de porteurs et même de femmes. Ils marchent à travers une dense forêt tropicale, certains ont une monture de cheval. Ils transportent des animaux, des canons et même une vierge Marie. La falaise qu’ils descendent étant très abrupte, une cage contenant des poules, ainsi qu’un canon chute.

L’expédition est menée par Gonzalo Pizarro au Pérou.

   Quand ils descendirent au pied de la falaise, ils se heurtent à un torrent infranchissable.

On apprend que la seule trace de cette expédition est le journal tenu par le moine (Gaspar de Carvajal), porteur de la bonne parole de cette expédition. Mais quel est leur but, quelle est leur destination ?

     Ces Hommes sont à la poursuite de l’Eldorado, la ville mythique, construite entièrement en or.

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LA PERMANENCE DES CONCEPTS-CLEFS DE L’ANTRHOPOLOGIE : EXAMEN CRITIQUE (écrit de jeunesse)

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Les mystères de la pensée humaine

INTRODUCTION

   Certains concepts de l’anthropologie ont droit de cité dans les
sciences humaines depuis bientôt trois siècles. Comme bien d’autres
concepts du savoir humain, ils demeurent identiques à eux-mêmes par-
delà l’évolution des idées. Ils servent souvent de base au progrès de
ces idées même, c’est-à-dire à leur redéfinition et à leur enrichissement. Dès lors, comment ce qui est aujourd’hui devenu une
sorte d’habitude autant dans le domaine intellectuel que dans la
réalité du monde vulgaire, a pu prendre naissance en Europe ? Comment
 véhicule-il aussi une réalité qui semble inchangeable, dénuée
de progrès possible ? Enfin, comment cette réalité
paraît s’appliquer plutôt à une zone géographique de la terre et ne
concerne, pour ce faire, que certains hommes ?

     Les concepts en question sont ordinairement bien connus en
anthropologie et dans d’autres sciences humaines : l’évolution, le progrès, le sauvage et notamment le primitif. Mais quelle est la
genèse de ces concepts ?
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De la notion de transitionnalité

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Etat psychique trouble ?

Jean-Michel CAILLOT-ARTHAUD

     De la notion de transitionnalité 06/10/2002 Cette idée de transitionnalité évoque d’abord un auteur, D. W. WINNCOTT (1896.1971) qui dans le panorama de la psychanalyse occupe une place à part, dans le cadre de la psychanalyse infantile, par son originalité, son non-conformisme, sa position en marge des deux écoles représentées à son époque par Anna FREUD et Mélanie KLEIN. En effet, en tant qu’analyste, il s’efforce d’élaborer l’ensemble de son observation afin de les articuler au corps de ce qui fonctionne dans la circulation des idées, comme doctrine issue de l’oeuvre de S.FREUD et de ses continuateurs, en faisant aussi des emprunts théoriques à d’autres écoles, comme celle de C. G. JUNG. D.W.WINNICOTT illustre à merveille une oeuvre et une pensée qui ont le souci de ne jamais exclure le concret. En lisant l’oeuvre de D.W.WINNICOTT, dans un premier temps, on se laisse passivement entraîner dans cet univers si particulier situé à l’ombre de la vie, et si activement, qu’on se laisse aller aux réminiscences instinctives aux souvenirs, si surprenants soient-ils, et si on s’y abandonne. Le lecteur sera récompensé de son effort et ne pourra qu’être enrichi de cet échange instauré entre lui et lui-même. La notion de transitionnalité serait cet objet abstrait de connaissance, ce concept, cette représentation qui serait une manière de lier les deux parties composant un discours dont on ne voit plus la trace, mais dont l’objet matériel (pouce, bout de couverture, ours en peluche) fortement investi par le jeune enfant lui assurant la transition entre la première relation orale à la mère et la relation d’objet. Cette notion ne peut manquer alors d’évoquer ce qui permet le recours à des objets, à des espaces, ce qui est un phénomène normal permettant à l’enfant, l’adolescent, l’adulte, le vieillard la transition entre la première relation orale à la mère et la véritable relation d’objet nécessaire à l’expression de la vivance de l’être humain. C’est aussi l’évocation pour D.W.WINNICOTT d’un espace statique invariant dans l’espace.
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Une brève réflexion critique sur les savoirs constitués du monde contemporain – la production industrielle des savoirs se répétant continûment est un handicap pour le progrès de la Philosophie et des sciences

 

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Lever du soleil et symbole du ciel de la Philosophie comme lumière

Considérons l’état du monde présent sous trois angles différents.

D’abord, notre ère contemporaine, c’est-à-dire notre période spatiale en tant qu’elle est caractérisée par des faits spécifiques de civilisation, est sous l’empire des idées stériles parce que manquant de dynamisme et de possibilités de création novatrice en matière de vision universelle des phénomènes. C’est pourquoi, le monde de prison se manifeste continûment sous l’angle de la digestion perpétuelle des savoirs déjà institués. À titre d’exemple, les sciences des matières (physiques astrophysiques), depuis les théories révolutionnaires et innovant d’Albert Einstein et de Niels Bohr, il y a plus d’un siècle, n’a pas encore pu accéder à une nouvelle lumière de l’esprit qui opère une révolution extraordinaire au niveau des paradigmes. Et pourtant, ce qu’on a convenu d’appeler la science est, depuis le XIXe siècle, érigé au rang d’une Déesse, objet d’un culte populaire et d’une vénération profonde de la part des techniciens de son champ de savoir, ceux qui ne sont éclairés que par leur formation technique, avec une certaine maîtrise de ces outils de longueur, mais sans avoir pu se donner la peine d’accéder à l’esprit scientifique d’un point de vue théorique. On est totalement immergé dans la croyance que cette fameuse science a le pouvoir divin d’apporter une néo-intelligibilité lumineuse des phénomènes. Ce faisant, nous sommes entrés dans l’ère des annonces des progrès inouïs de la science.

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Un envers du décor

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Déchet, un objet d’exposition ou d’esthétique ?               

                    LOU CATALA

Regard d’une graphiste sur le déchet

Mémoire professionnel et de recherche

             de    LOU CATALA

Sous la direction de Pierre Braun

Session septembre 2018

Université Rennes 2

Master 2 mention design

Parcours métiers du design graphique

Sommaire

Introduction…………………………………………………..4

Note liminaire ………………………………………………..6

L’art d’accomoder les restes………………………………….8

Dans l’intimité de ma poubelle………………………………10

Le poids de ce qui reste……………………………………..22

Alléger le fardeau……………………………………………30

Formes de production……………………………………….48

et régime de sensibilité graphique…………………………..50

L’ignoble déchet…………………………………………….57

Bousculer les mœurs…………………………………………67

Transformer le plomb en or…………………………………76

Économie de la friche pour le design……………………….78

Voir l’invisible Façonner l’informe…………………………84

Un terreau fertile…………………………………………….96

Conclusion…………………………………………………110

Annexes ……………………………………………………112

Remerciements…………………………………………….128

Sources……………………………………………………..130

Un envers du décor

   C’est un fait, le déchet est partout. Nos détritus s’accumulent, nos poubelles débordent, nos déchèteries se remplissent. Une masse informe d’ordures, sombre et inquiétante, invisible pour la plupart d’entre nous, grandit continuellement. Cet amas d’indésirables, cet amoncellement de reliquats, cet agrégat d’immondices que nous préférons ignorer dit beaucoup de notre société. Et même si ces déchets sont cachés, enfouis, isolés, les chiffres sont bien là. Près de 800 millions de tonnes de déchets sont produites chaque année en France1 et, en prenant en compte les déchets professionnels, nous atteignons les 13,8 tonnes de déchets produits par an par habitant2. Difficile de rester insensible face à de telles données. Le graphiste américain Philip B. Meggs, dans l’épilogue de son ouvrage A History of Graphic Design, explique que selon lui, « les designers graphiques, en tant que metteurs en forme de messages et d’images, ont l’obligation de contribuer de façon significative à une compréhension globale des questions environnementales ». Actuellement en stage de fin d’études dans une agence de communication spécialisée dans le développement durable – Cités Plume, ces questions environnementales sont présentes dans mon travail au quotidien. Tous les jours, elles m’amènent à interroger mes pratiques et contribuent à construire ma réflexion sur le design graphique.

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RÉPLIQUE A UN OUVRAGE de CARACTERE RACISTE ANTI-NOIR (écrit de jeunesse)

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 Je ne suis pas, par principe et a priori, pour cette considération dualiste, à savoir qu’il y ait des êtres humains qui naissent bons et d’autres mauvais ; ou plus exactement minables. Mon refus résulte de ce que je crois que tout individu est appelé à s’améliorer au cours de sa vie quant à ses qualités morales.

   En revanche, je crois qu’il existe d’excellentes natures de par leur naissance. J’entends par là que le trait dominant de leur caractère est sans contexte, la bonté. Etre bon signifie être naturellement en concordance avec les autres, qu’ils soient proches ou lointains, et bien entendu, quelle que soit la pigmentation de leur peau. Donc, les gens d’excellente nature voient, dans leurs rapports avec les autres, non pas forcément ce qui les habille (la peau : celle-ci est un constat de réalité ; mais qu’importe cette réalité), mais la nature humaine qu’ils partagent ensemble avec eux.

     Certes, et malheureusement pour les hommes et pour la paix de leurs rapports, il existe des gens qui véhiculent en eux-mêmes le venin du mal et qui, comme cette fantastique création imaginaire de la religion chrétienne, à savoir le diable, ne peuvent s’empêcher de répandre le mal autour d’eux. Ai-je besoin de le dire ? Un certain Jack Thieuloy fait partie incontestablement de ce type d’hommes. C’est à lui que s’adresse cette note en réponse à son torchon de livre intitulé : Le Continent Maudit (Presse de la Renaissance – Maurice Nadeau, Paris 1982).

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