LA PERMANENCE DES CONCEPTS-CLEFS DE L’ANTRHOPOLOGIE : EXAMEN CRITIQUE (écrit de jeunesse)

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Les mystères de la pensée humaine

INTRODUCTION

   Certains concepts de l’anthropologie ont droit de cité dans les
sciences humaines depuis bientôt trois siècles. Comme bien d’autres
concepts du savoir humain, ils demeurent identiques à eux-mêmes par-
delà l’évolution des idées. Ils servent souvent de base au progrès de
ces idées même, c’est-à-dire à leur redéfinition et à leur enrichissement. Dès lors, comment ce qui est aujourd’hui devenu une
sorte d’habitude autant dans le domaine intellectuel que dans la
réalité du monde vulgaire, a pu prendre naissance en Europe ? Comment
 véhicule-il aussi une réalité qui semble inchangeable, dénuée
de progrès possible ? Enfin, comment cette réalité
paraît s’appliquer plutôt à une zone géographique de la terre et ne
concerne, pour ce faire, que certains hommes ?

     Les concepts en question sont ordinairement bien connus en
anthropologie et dans d’autres sciences humaines : l’évolution, le progrès, le sauvage et notamment le primitif. Mais quelle est la
genèse de ces concepts ?
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De la notion de transitionnalité

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Etat psychique trouble ?

Jean-Michel CAILLOT-ARTHAUD

     De la notion de transitionnalité 06/10/2002 Cette idée de transitionnalité évoque d’abord un auteur, D. W. WINNCOTT (1896.1971) qui dans le panorama de la psychanalyse occupe une place à part, dans le cadre de la psychanalyse infantile, par son originalité, son non-conformisme, sa position en marge des deux écoles représentées à son époque par Anna FREUD et Mélanie KLEIN. En effet, en tant qu’analyste, il s’efforce d’élaborer l’ensemble de son observation afin de les articuler au corps de ce qui fonctionne dans la circulation des idées, comme doctrine issue de l’oeuvre de S.FREUD et de ses continuateurs, en faisant aussi des emprunts théoriques à d’autres écoles, comme celle de C. G. JUNG. D.W.WINNICOTT illustre à merveille une oeuvre et une pensée qui ont le souci de ne jamais exclure le concret. En lisant l’oeuvre de D.W.WINNICOTT, dans un premier temps, on se laisse passivement entraîner dans cet univers si particulier situé à l’ombre de la vie, et si activement, qu’on se laisse aller aux réminiscences instinctives aux souvenirs, si surprenants soient-ils, et si on s’y abandonne. Le lecteur sera récompensé de son effort et ne pourra qu’être enrichi de cet échange instauré entre lui et lui-même. La notion de transitionnalité serait cet objet abstrait de connaissance, ce concept, cette représentation qui serait une manière de lier les deux parties composant un discours dont on ne voit plus la trace, mais dont l’objet matériel (pouce, bout de couverture, ours en peluche) fortement investi par le jeune enfant lui assurant la transition entre la première relation orale à la mère et la relation d’objet. Cette notion ne peut manquer alors d’évoquer ce qui permet le recours à des objets, à des espaces, ce qui est un phénomène normal permettant à l’enfant, l’adolescent, l’adulte, le vieillard la transition entre la première relation orale à la mère et la véritable relation d’objet nécessaire à l’expression de la vivance de l’être humain. C’est aussi l’évocation pour D.W.WINNICOTT d’un espace statique invariant dans l’espace.
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Une brève réflexion critique sur les savoirs constitués du monde contemporain – la production industrielle des savoirs se répétant continûment est un handicap pour le progrès de la Philosophie et des sciences

 

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Lever du soleil et symbole du ciel de la Philosophie comme lumière

Considérons l’état du monde présent sous trois angles différents.

D’abord, notre ère contemporaine, c’est-à-dire notre période spatiale en tant qu’elle est caractérisée par des faits spécifiques de civilisation, est sous l’empire des idées stériles parce que manquant de dynamisme et de possibilités de création novatrice en matière de vision universelle des phénomènes. C’est pourquoi, le monde de prison se manifeste continûment sous l’angle de la digestion perpétuelle des savoirs déjà institués. À titre d’exemple, les sciences des matières (physiques astrophysiques), depuis les théories révolutionnaires et innovant d’Albert Einstein et de Niels Bohr, il y a plus d’un siècle, n’a pas encore pu accéder à une nouvelle lumière de l’esprit qui opère une révolution extraordinaire au niveau des paradigmes. Et pourtant, ce qu’on a convenu d’appeler la science est, depuis le XIXe siècle, érigé au rang d’une Déesse, objet d’un culte populaire et d’une vénération profonde de la part des techniciens de son champ de savoir, ceux qui ne sont éclairés que par leur formation technique, avec une certaine maîtrise de ces outils de longueur, mais sans avoir pu se donner la peine d’accéder à l’esprit scientifique d’un point de vue théorique. On est totalement immergé dans la croyance que cette fameuse science a le pouvoir divin d’apporter une néo-intelligibilité lumineuse des phénomènes. Ce faisant, nous sommes entrés dans l’ère des annonces des progrès inouïs de la science.

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Un envers du décor

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Déchet, un objet d’exposition ou d’esthétique ?               

                    LOU CATALA

Regard d’une graphiste sur le déchet

Mémoire professionnel et de recherche

             de    LOU CATALA

Sous la direction de Pierre Braun

Session septembre 2018

Université Rennes 2

Master 2 mention design

Parcours métiers du design graphique

Sommaire

Introduction…………………………………………………..4

Note liminaire ………………………………………………..6

L’art d’accomoder les restes………………………………….8

Dans l’intimité de ma poubelle………………………………10

Le poids de ce qui reste……………………………………..22

Alléger le fardeau……………………………………………30

Formes de production……………………………………….48

et régime de sensibilité graphique…………………………..50

L’ignoble déchet…………………………………………….57

Bousculer les mœurs…………………………………………67

Transformer le plomb en or…………………………………76

Économie de la friche pour le design……………………….78

Voir l’invisible Façonner l’informe…………………………84

Un terreau fertile…………………………………………….96

Conclusion…………………………………………………110

Annexes ……………………………………………………112

Remerciements…………………………………………….128

Sources……………………………………………………..130

Un envers du décor

   C’est un fait, le déchet est partout. Nos détritus s’accumulent, nos poubelles débordent, nos déchèteries se remplissent. Une masse informe d’ordures, sombre et inquiétante, invisible pour la plupart d’entre nous, grandit continuellement. Cet amas d’indésirables, cet amoncellement de reliquats, cet agrégat d’immondices que nous préférons ignorer dit beaucoup de notre société. Et même si ces déchets sont cachés, enfouis, isolés, les chiffres sont bien là. Près de 800 millions de tonnes de déchets sont produites chaque année en France1 et, en prenant en compte les déchets professionnels, nous atteignons les 13,8 tonnes de déchets produits par an par habitant2. Difficile de rester insensible face à de telles données. Le graphiste américain Philip B. Meggs, dans l’épilogue de son ouvrage A History of Graphic Design, explique que selon lui, « les designers graphiques, en tant que metteurs en forme de messages et d’images, ont l’obligation de contribuer de façon significative à une compréhension globale des questions environnementales ». Actuellement en stage de fin d’études dans une agence de communication spécialisée dans le développement durable – Cités Plume, ces questions environnementales sont présentes dans mon travail au quotidien. Tous les jours, elles m’amènent à interroger mes pratiques et contribuent à construire ma réflexion sur le design graphique.

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RÉPLIQUE A UN OUVRAGE de CARACTERE RACISTE ANTI-NOIR (écrit de jeunesse)

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 Je ne suis pas, par principe et a priori, pour cette considération dualiste, à savoir qu’il y ait des êtres humains qui naissent bons et d’autres mauvais ; ou plus exactement minables. Mon refus résulte de ce que je crois que tout individu est appelé à s’améliorer au cours de sa vie quant à ses qualités morales.

   En revanche, je crois qu’il existe d’excellentes natures de par leur naissance. J’entends par là que le trait dominant de leur caractère est sans contexte, la bonté. Etre bon signifie être naturellement en concordance avec les autres, qu’ils soient proches ou lointains, et bien entendu, quelle que soit la pigmentation de leur peau. Donc, les gens d’excellente nature voient, dans leurs rapports avec les autres, non pas forcément ce qui les habille (la peau : celle-ci est un constat de réalité ; mais qu’importe cette réalité), mais la nature humaine qu’ils partagent ensemble avec eux.

     Certes, et malheureusement pour les hommes et pour la paix de leurs rapports, il existe des gens qui véhiculent en eux-mêmes le venin du mal et qui, comme cette fantastique création imaginaire de la religion chrétienne, à savoir le diable, ne peuvent s’empêcher de répandre le mal autour d’eux. Ai-je besoin de le dire ? Un certain Jack Thieuloy fait partie incontestablement de ce type d’hommes. C’est à lui que s’adresse cette note en réponse à son torchon de livre intitulé : Le Continent Maudit (Presse de la Renaissance – Maurice Nadeau, Paris 1982).

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EVANGILE DE PAUL ET INCULTURATION

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JÉSUS, L’UNIVERSEL

RÉMY DOUSSET

PREMIÈRE PARTIE : EVANGILE DE PAUL ETINCULTURATION

MÉMOIRE PRÉSENTÉ À LA FACULTÉ DE THÉOLOGIE DE LYON

EN VUE DE LA MAÎTRISE EN THÉOLOGIE

PAR RÉMY DOUSSET

EVANGILE DE PAUL ET INCULTURATION

DIRECTEUR DU MÉMOIRE ROBERT BEAUVERY

 JUIN 1991

CORRIGÉ ULTÉRIEUREMENT PAR PIERRE BAMONY

INTRODUCTION

 » Ceci est le fruit de plus d’un demi-siècle de réflexions.

Il ne s’agit pas de faire un récit de mes expériences personnelles : peut-être plus précises que beaucoup d’autres, elles n’ont quand même rien d’exceptionnel et s’inscrivent dans un ensemble d’expériences similaires faites par de très nombreux chrétiens de France et d’ailleurs.

J’en donne ici, en introduction, un bref aperçu, que je serai, amené à développer plus loin.

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Sciences et Philosophie

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Par Frédéric Baldit, Professeur de mathématiques

I- QU’EST-CE QUE PHILOSOPHER ?

1-La philo au quotidien

De façon inconsciente ou non, lorsque nous agissons, nous le faisons toujours en fonction de nos opinions, de nos jugements, de nos connaissances tirés de toutes nos formes d’expériences.

Ces idées proviennent toujours d’une infinité de rapports, de relations, d’expériences accumulées au cours de notre vie.

Progressivement se mettent en place des conceptions générales de la réalité qui guident nos comportements pratiques. En ce sens, personne n’échappe à la philosophie. (Cf Monsieur JOURDAIN).

Alors les philosophies, élaborées, savantes, donnant des systèmes explicatifs du monde seraient-elles les Sciences de la Totalité ? (Science des Sciences comme elles l’ont longtemps soutenu dans l’histoire de la pensée occidentale.)

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