Pourquoi une morale ? – l’Anthropos a-t-il vraiment besoin de morale ?-

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Introduction

Dans l’énoncé même de la question, il y a une polémique qui peut se comprendre au moins de trois manières, selon qu’elle renvoie à l’analyse empirique d’un fait (pourquoi y a-t-il des morales ? ), à la perspective d’une justification en droit (qu’est-ce qui peut fonder une morale ? Et pourquoi celle-ci plutôt que telle autre ?), ou encore à une forme de dérision sceptique, voire nihiliste (une morale, pour quoi faire ? A quoi bon ?). Dans le premier cas, la question appelle une analyse explicative et non normative, pour laquelle peu importent la différence des contenus des diverses morales humaines ou la hiérarchisation de leurs valeurs. Suivant cette optique, il s’agit simplement de rendre compte de leur apparition en traitant les morales comme des manifestations humaines qu’il s’agit d’interroger, de facto, dans leur spécificité et dans leur articulation par rapport à d’autres manifestations culturelles. Dès lors, l’intitulé s’inscrit dans une problématique plus générale (pourquoi une morale ? Pourquoi une organisation sociale, politique, juridique ?) qui renvoie aux difficultés relatives à la sociabilité humaine, et convoque des analyses non seulement philosophiques, mais aussi ethnologiques, sociologiques, anthropologiques, etc. On peut alors examiner la question suivant trois modalités principales : quelle origine pour la morale (droit naturel, convention, culte, rites) ? Quelle fonction (assurer la possibilité d’une vie en commun par la régulation des passions humaines et des tendances agressives) ? Quelle finalité (parvenir, par exemple, à une concorde universelle) ?
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Un bref commentaire d’un passage de Le Livre du philosophe de F. Nietzsche sur le mensonge extra-moral : le triomphe de l’art sur la philosophie

 

 

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Adam et Eve, le plus vieux mensonge religieux du monde

Introduction «  sur la vérité et le mensonge au sens extra-moral»

     L’un des «Dix Commandements» majeurs de l’Ancien Testament [1] s’énonce ainsi: «Tu ne mentiras pas» (8 ecommandement). Mais un tel commandement pose un problème d’un point de vue philosophique. D’une part, il sous-entend que le mensonge soit être fait réel et courant. Si tel est le cas, on comprend que le Dieu de la Bible invite tout homme à lutter contre ce penchant qui semble naturel. D’autre part, le mensonge est prévu sous l’angle de la moralité. C’est donc parce qu’il relève du moral qu’il est condamnable. Il est même considéré par les religieux comme un péché grave. Il doit être banni de la conduite, au quotidien, du pratiquant pour éviter un châtiment quelconque et, ce faisant, pour purifier le coeur et l’âme du croyant. Le point de vue, le mensonge est le contraire de la vérité avec le mensonge peut se définir comme le fait de fournir à autrui une information contraire à la vérité qu’il est censé connaître.

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De la tolérance à la vertu affirmative du respect d’autrui en Philosophie

Introduction : Une inversion des valeurs ?

   Le Philosophe mathématicien et logicien, Ludwig Josef Wittgenstein, dans son ouvrage, Tractatus logico-philosophicus, affirme que « La philosophie a pour but de rendre claires et de délimiter rigoureusement les pensées qui autrement, pour ainsi dire, sont troubles et floues » (Tel Gallimard, Paris 2001). En partant de ce principe, commençons par préciser le sens des concepts en jeu dans cette analyse. D’abord, selon Le Dictionnaire de la langue française d’Emile Littré, le terme « tolérance » dérive du latin « tolerare » signifiant supporter. De ce mot dérive « tolerantia », signifiant l’endurance, la patience, la résignation. Dès lors, et de façon ordinaire, on entend par tolérance l’action de supporter ou de ne pas interdire ce que l’on désapprouve chez autrui. En d’autres termes, on admet chez autrui une manière d’être ou de penser différente de la sienne. On peut aller même jusqu’à admettre la singularité de la liberté d’autrui. Or, par essence et par définition, toute liberté humaine est différente. Il ne peut en être autrement puisque chacun de nous un prototype génétique de l’Humanité, une unicité différente de tout autre, une singularité irréductible à aucune autre ; donc une manière authentique de s’approprier le sens de la liberté, de vivre sa liberté.
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De la création, de ses limites et de ses critiques en philosophie

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Et l’Homme créa Dieu ?

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On peut distinguer le concept de création – qui ne peut pas désigner un processus, mais le résultat de ce processus – de deux notions connexes : d’une partie, de la fabrication, de la production d’un à partir d’une matière existante, et suivant une règle préétablie. Elle renvoie au domaine de la technique et de l’artisanat, et se pense comme un processus temporellement assignable. D’autre part, la production, qui constitue une extension du premier paradigme. Il s’agit alors d’une fabrication mécanisée, étendue dans les moyens qu’elle met en œuvre, et dans la quantité d’objets produits. L’objet est pensé non comme singulier, mais comme reproductible en droit. La production opère une sorte de passage à la limite de la fabrication, par la mécanisation et les progrès techniques. C’est ainsi que, dans la conception philosophique de Marx, la production est la fonction économique principale, qui conditionne à la fois la distribution et la consommation. Corrélativement, elle implique une mise en place d’un second plan du sujet à un stade de la fabrication d’une automatisation complète des moyens de production dans les usines, comme suit procédé courant aujourd’hui.

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De l’expérience de trois années de maturation en Prépa littéraire Seconde Partie

De Pauline Khalifa.

« Me tournant vers le torero, j’observe que pour lui également il y a règle qu’il ne peut enfreindre et authenticité, puisque la tragédie qu’il joue est une tragédie réelle, dans laquelle il verse le sang et risque sa propre peau. »

 Michel Leiris, De la littérature considérée comme une tauromachie.

I/ Dernières considérations.

A/ « Tu es khôllée, ma chérie. »

Oubliant de mentionner nos très chères khôlles – ou colles pour les psychorigides, je vais profiter de cet oubli pour l’intégrer dans cette seconde partie sur les expériences de la prépa littéraire dans la peau d’une créative-perfectionniste. La khôlle n’est pas à entendre au sens traditionnel du terme comme une punition essuyée au collège ou au lycée. La khôlle est un oral d’une heure de préparation – voire plus comme une heure et demie ou deux heures dans le but de présenter un travail à votre professeur. La khôlle répond à une organisation de la part des élèves et des professeurs. Certaines khôlles sont des commentaires de texte, d’autres des versions de Latin, d’autres des mini-dissertations, tout dépend des exigences de votre professeur. Vous avez dix minutes pour l’ASH (oral de sciences humaines), vingt minutes de parole pour la majorité de vos khôlles, ou une heure selon les modalités de l’oral, et dix minutes de questions, ou quinze minutes de questions et de reprise. L’avantage de la khôlle est d’une part d’être suivi par votre professeur qui peut corriger voire rectifier votre travail, et d’autre part il est en mesure de faire le point sur votre bien-être en tant qu’élève. La première khôlle est toujours un moment fatidique. Nous avons tous notre première khôlle très chère à notre cœur. Et ensuite le temps passe et elles s’accumulent. Et là. Vous êtes anesthésié. Totalement. Lire la suite

De l’expérience de trois années de maturation en Prépa Littéraire Première partie

De l’expérience de trois années de maturation en Prépa Littéraire : Première partie.

De Pauline Khalifa.

I/ Annonce de ton ironique

De nombreux stéréotypes entretenus par des inconnus ou par d’anciens élèves de ce milieu relativement fermé, cultivant un certain mythe social, nous invitent à réfléchir à nouveau aux expériences vécues par les étudiants de Prépa littéraire (A/L). Entre l’exigence intellectuelle des concours de la BEL, comme l’ENS de Lyon ou d’Ulm, demeurant la Tour de Babel d’un symbole de « réussite sociale », et la rigidité personnelle que certains étudiants s’imposent par souci de bien-faire et de perfectionnisme, la Prépa semble mettre en exergue une image anxiogène de son parcours. Si nous nous amusons un instant à énumérer de manière ludique toutes les croyances relatives au Prépa – et la liste n’est pas exhaustive, nous aurions : milieux élitistes, pédanterie gratuite, compétition, dépression et sentiments de culpabilité durant l’inactivité, perte de vie sociale, solitude… Lire la suite

Penser le corps. Réalité ou abstraction de la raison ?

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Corps tangible, corps flexible, corps dansant et vivant

Introduction

Notre analyse porte bien sur le corps et non des corps : corps n’est donc pas à prendre ici au sens classique d’objet étendu, de portion de matière. C’est du corps humain, et non du corporel ou du corporé en général, qu’il est question. Or, si penser le corps, c’est penser le corps humain, l’objet de l’analyse paraît très paradoxal. En effet, mon corps semble, de prime abord, un fait donné dans l’expérience au même titre que les autres objets. A partir de cette expérience du corps, il devrait être possible, non seulement de penser, mais de connaître le corps — et de fait le corps, en tant qu’objet empirique, a donné naissance à des savoirs formalisés par des disciplines scientifiques, comme par exemple la physiologie ou la biologie. En ce sens, la connaissance du corps ne devrait pas poser de problèmes qui ne soient en droit solvables par ces sciences. Dès lors, pourquoi parler alors d’une pensée du corps ? La raison en est que dans l’expérience du corps, le génitif est aussi bien subjectif qu’objectif : l’expérience du corps est aussi celle que fait mon corps. Dans la mesure où il est le point d’ancrage des facultés sensibles, voire le lieu de naissance de l’activité mentale, le corps apparaît comme la condition de possibilité de toute expérience et de toute pensée. Il se présente alors comme une sorte de point aveugle à partir duquel la connaissance peut se déployer, mais dont l’accès demeure, sinon fermé, du moins mystérieux. Dans cette perspective, la pensée du corps ne peut donc se déployer que dans l’espace d’une torsion, d’un redoublement qui est aussi un dédoublement de soi par rapport à soi.
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