Une lecture de F. Nietzsche, Le Livre du philosophe (IIePartie) – Introduction théorétique sur la vérité et le mensonge au sens extra-moral du terme

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Vérité, Réalité : la frontière n’est-elle pas l’illusion ?

I- Présentation

La lecture de l’histoire de la philosophie, telle que l’opère Nietzsche, lui renvoie son activité incessante de construction d’un Idéal métaphysique. Cet Idéal est obtenu au terme de cette «puissante abstraction » dont Nietzsche fait la détermination essentielle, dans l’ensemble de fragments réunis sous le titre Die Vorplatonischen Philosophen, Les philosophes préplatoniciens (Paris : L’éclat, 1994, p. 172 pour l’adaptation française), du « logos » parménidien. Chez Parménide, dont l’utilité spécifique aura été de critiquer notre faculté de connaître en montrant que l’on ne peut penser que l’être dans la mesure où aucune représentation du non-être ne peut être donnée, l’activité philosophique aura consisté dans la recherche des prédicats possibles de l’être. Que cette recherche aboutisse à la conclusion selon laquelle aucun prédicat, aucune pluralité ne peut s’attacher sans illusion à l’unité close sur elle-même qui constitue originairement l’être ne change rien au problème posé : la philosophie est bien la poursuite de cette riche activité profondément idéalisante qui anime, depuis Parménide et sa prodigieuse abstraction de l’être, la pensée en général (voir le §15 de La philosophie à l’époque tragique des Grecs (Gallimard-Folio/Essais, Paris 1990), où Parménide est désigné explicitement comme le défenseur d’une idéalité toute transcendantale des phénomènes). Voir aussi l’affirmation du §195 du Livre du philosophe (<op.cit., p. 229) : « Parménide – l’autre monde derrière celui-ci ; celui-ci comme problème ».
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Les mythes en-deçà de l’explication du Mal – Théologie : Le Dieu de Jésus (Ecrit de jeunesse)

 

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Le Mal est-il indéfinissable ?

Devoir de réflexion donné par le Père Christian Duquoc, Christologue à la Faculté de théologie de l’Institut catholique de Lyon (1977)

 Introduction

    Il semble que tous les peuples aient élaboré des mythes autour du problème du Mal. Ces mythes ont été possibles ou, du moins, ont pu naître dans notre monde ici-bas, parce que tous les peuples, en général, et tout un chacun, en particulier, vivent dans le temps et l’espace l’expérience du Mal. Aussi, il se manifeste comme un principe que nul n’ignore. Si on le vit moins soi-même, on le côtoie le plus souvent par les accidents, les décès, les tremblements de terre, les guerres et tous les chaos, les accidents de la structure de notre terre.

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Quelques réflexions sur « Aguirre la colère de dieu », un film de Werner Herzog (1972)

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Puissant fleuve, Figure d’un dieu de la forêt amérindienne ?

Par Marie-Thérèse Grosse 

Introduction

   Le film s’ouvre sur le voyage d’un groupe de personnes constitué de militaires, de porteurs et même de femmes. Ils marchent à travers une dense forêt tropicale, certains ont une monture de cheval. Ils transportent des animaux, des canons et même une vierge Marie. La falaise qu’ils descendent étant très abrupte, une cage contenant des poules, ainsi qu’un canon chute.

L’expédition est menée par Gonzalo Pizarro au Pérou.

   Quand ils descendirent au pied de la falaise, ils se heurtent à un torrent infranchissable.

On apprend que la seule trace de cette expédition est le journal tenu par le moine (Gaspar de Carvajal), porteur de la bonne parole de cette expédition. Mais quel est leur but, quelle est leur destination ?

     Ces Hommes sont à la poursuite de l’Eldorado, la ville mythique, construite entièrement en or.

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LA PERMANENCE DES CONCEPTS-CLEFS DE L’ANTRHOPOLOGIE : EXAMEN CRITIQUE (écrit de jeunesse)

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Les mystères de la pensée humaine

INTRODUCTION

   Certains concepts de l’anthropologie ont droit de cité dans les
sciences humaines depuis bientôt trois siècles. Comme bien d’autres
concepts du savoir humain, ils demeurent identiques à eux-mêmes par-
delà l’évolution des idées. Ils servent souvent de base au progrès de
ces idées même, c’est-à-dire à leur redéfinition et à leur enrichissement. Dès lors, comment ce qui est aujourd’hui devenu une
sorte d’habitude autant dans le domaine intellectuel que dans la
réalité du monde vulgaire, a pu prendre naissance en Europe ? Comment
 véhicule-il aussi une réalité qui semble inchangeable, dénuée
de progrès possible ? Enfin, comment cette réalité
paraît s’appliquer plutôt à une zone géographique de la terre et ne
concerne, pour ce faire, que certains hommes ?

     Les concepts en question sont ordinairement bien connus en
anthropologie et dans d’autres sciences humaines : l’évolution, le progrès, le sauvage et notamment le primitif. Mais quelle est la
genèse de ces concepts ?
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De la notion de transitionnalité

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Etat psychique trouble ?

Jean-Michel CAILLOT-ARTHAUD

     De la notion de transitionnalité 06/10/2002 Cette idée de transitionnalité évoque d’abord un auteur, D. W. WINNCOTT (1896.1971) qui dans le panorama de la psychanalyse occupe une place à part, dans le cadre de la psychanalyse infantile, par son originalité, son non-conformisme, sa position en marge des deux écoles représentées à son époque par Anna FREUD et Mélanie KLEIN. En effet, en tant qu’analyste, il s’efforce d’élaborer l’ensemble de son observation afin de les articuler au corps de ce qui fonctionne dans la circulation des idées, comme doctrine issue de l’oeuvre de S.FREUD et de ses continuateurs, en faisant aussi des emprunts théoriques à d’autres écoles, comme celle de C. G. JUNG. D.W.WINNICOTT illustre à merveille une oeuvre et une pensée qui ont le souci de ne jamais exclure le concret. En lisant l’oeuvre de D.W.WINNICOTT, dans un premier temps, on se laisse passivement entraîner dans cet univers si particulier situé à l’ombre de la vie, et si activement, qu’on se laisse aller aux réminiscences instinctives aux souvenirs, si surprenants soient-ils, et si on s’y abandonne. Le lecteur sera récompensé de son effort et ne pourra qu’être enrichi de cet échange instauré entre lui et lui-même. La notion de transitionnalité serait cet objet abstrait de connaissance, ce concept, cette représentation qui serait une manière de lier les deux parties composant un discours dont on ne voit plus la trace, mais dont l’objet matériel (pouce, bout de couverture, ours en peluche) fortement investi par le jeune enfant lui assurant la transition entre la première relation orale à la mère et la relation d’objet. Cette notion ne peut manquer alors d’évoquer ce qui permet le recours à des objets, à des espaces, ce qui est un phénomène normal permettant à l’enfant, l’adolescent, l’adulte, le vieillard la transition entre la première relation orale à la mère et la véritable relation d’objet nécessaire à l’expression de la vivance de l’être humain. C’est aussi l’évocation pour D.W.WINNICOTT d’un espace statique invariant dans l’espace.
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