La psychologie comme science humaine complexe – Synthèse générale des données essentielles de cette science humaine à travers son histoire moderne

Tout être humain ne manque de s’interroger : « Qui suis-je ? »

Introduction : Place de la psychologie parmi les sciences

    La psychologie, initialement inventée par la philosophie depuis la Grèce antique, dont les grands penseurs sont Platon et son disciple Aristote, se situe à mi-chemin entre la biologie et la sociologie. Du moins, Auguste Comte classifiait ainsi les Sciences. Et si la psychologie se trouvait au sommet de l’édifice scientifique au XIXe siècle, c’est en raison de la complexité de son objet. Quoi de plus complexe, en effet, que la pensée ? De plus complexe que les états de l’âme humaine ou les comportements de l’être humain ?

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La notion du droit et de la Justice : une philosophie du droit politique

Le sacrifice d’un homme juste sur l’autel du droit positif

Introduction

      Nous avons des droits et des devoirs. La morale nous dit ce que nous devons faire. Le droit définit ce qu’il nous est permis de faire. La justice est souvent considérée comme la principale vertu morale : renfermant tout ce que l’on doit à soi-même et aux autres, la justice est la source des autres vertus et la condition de leur exercice harmonieux. Est-ce à dire que la morale et les différentes branches du droit s’emboîtent harmonieusement, comme autant de règles de conduite homogènes s’appliquant, successivement, aux actions de l’individu, aux relations entre les particuliers, et à l’organisation de la collectivité ?

      On a pourtant entendu un président de la République française dénoncer « la force injuste de la loi ». Et de fait, nous pouvons trouver injuste qu’en application de la loi, l’institution judiciaire (une cour de justice) puisse condamner des chômeurs hors d’état de payer leur loyer à être expulsés de leur logement – tout comme en lisant, étant encore enfants, Les Misérables de Victor Hugo, nous nous révoltions de voir Jean Valjean condamné au bagne pour avoir subtilisé un pain. Le droit réprouverait-il ce que la morale tolère ? Inversement, le respect scrupuleux des normes juridiques et de la procédure judiciaire permet parfois à des auteurs d’infractions d’échapper, grâce à d’habiles avocats, à toute sanction judiciaire – et là encore, même si le droit est respecté, notre sens de la justice n’y trouve pas son compte. Aussi, le conflit entre justice et droit peut prendre une acuité encore plus vive, et toucher au tragique. Une fois pour toutes, l’Antigone de Sophocle en témoigne, emmurée vivante pour avoir, en violation du décret de Créon – peut-être formellement correct, mais foncièrement d’une injustice inhumaine – répandu quelques poignées de terre sur le cadavre de son frère jeté aux chiens. Inflexible comme la justice elle-même, Antigone fait prévaloir sur l’obéissance due aux lois de la polis humaine les exigences immémoriales de la piété et de l’amour.

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La SOCIOCRATIE comme une modalité harmonieuse du vivre ensemble au-delà du pouvoir politique exécutif traditionnel, prédateur des libertés individuelles et de celle des peuples

Mode de fonctionnement de la Sociocratie

Introduction

    Au regard de la faillite des élites politiques à la tête de tous les pays, en particulier en France, qui s’emploient toujours à tromper les peuples pour pouvoir mieux les soumettre à leurs diktats, des philosophes, comme Auguste Comte au dix-neuvième siècle, ont constamment cherché à concevoir des théories qui libèrent les peuples du joug du pouvoir exécutif. C’est pourquoi, dès ses jeunes années, Comte n’hésite pas à écrire : « Le dogmatisme est l’état normal de l’intelligence humaine » comme forme de domination des sujets humains les uns sur les autres. En formulant cet axiome parmi ses Considérations sur le pouvoir spirituel, le jeune philosophe s’engageait à écrire un catéchisme, c’est-à-dire une manière de théoriser la possibilité de la Communauté humaine sous sa figure d’une meilleure coexistence possible. Les précédents ne manquaient pas. En effet, La Révolution avait vu proliférer les « catéchismes du citoyen » ; et la revue saint-simonienne dans laquelle le jeune Auguste Comte avait trouvé l’hospitalité pour sa première œuvre d’envergure, le Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société, considéré plus tard comme l’« opuscule fondamental», ne s’intitulait-elle pas le Catéchisme des industriels ? Ainsi, lorsqu’en août 1852 parut le Catéchisme positiviste, il savait ce qu’il faisait. Il ne craignait pas le rapprochement avec les générations précédentes de catéchismes et de credo civiques ou philosophiques. L’ambition de Comte consiste à créer La Religion de l’Humanité, qui était une authentique religion, « la religion universelle » qui unifie tous les êtres humains sous la bannière d’un même principe philosophique fondamental dénué de l’esprit de discrimination.

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De l’inanité des élites politiques et de leur organisation classique du pouvoir. Preuve par l’exemple de la Misarchie : utopie ou système socio-politique libertaire et égalitaire possible ?

La liberté et l’égalité sont-elles réfractaires à toute forme de soumission ?

Introduction

     Quels que soient les pays, les continents, les êtres humains, par-delà les différences physiques et culturelles de ces derniers, ils ont toujours été accoutumés à considérer leur état présent comme la norme. Que cet état des choses soit politique (la régence présente de la démocratie dans un grand nombre de pays, par exemple) ou économique (la gouvernance ou le triomphe du capitalisme libéral outrancier), rien ne change absolument du point de vue des croyances culturelles (ensemble de représentations, de valeurs, de jugements préjudiciables à l’égard des autres peuples, voisins ou non, en somme la vision intellectuelle, religieuse voire les connaissances vulgaires qui constituent le tissu des opinions populaires ou non d’une société donnée) qui inclinent à considérer que les facteurs qui façonnent notre psychologie et détermine notre art de vivre, d’exister, de penser même comme tout ce qui doit être tel qu’il est. En d’autres termes, l’on résume notre état présent en raisonnant ainsi : « les choses doivent être telles qu’elles sont et pas autrement ». C’est cette perception des phénomènes humains et matériels qui fait le malheur des Humains sur toute la surface de la terre ; malheur au sens où chacun de nous est absolument, spontanément réfractaire à toute forme de changement majeur dans sa société. Autrement, il n’y a jamais rien de fondamentalement nouveau sous le soleil : on ne fait que ressasser, suivant des angles différents, des vues variées les mêmes choses, les mêmes données courantes depuis des siècles, voire des millénaires. La Science elle-même est répétitive.

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De la mixité dangereuse des hommes politiques et du monde de la finance et de leur complicité perverse au regard des intérêts des peuples qui les ont faits « rois »

L’insoutenable irrationalité rationnelle des formes du pouvoir exécutif



« Car c’est du prince que ruissellent sur le peuple entier, comme d’une source intarissable, les biens et les maux ». (Thomas More : L’utopie, GF-Flammarion, Paris 1987, p. 91).

« Encore ce seul tyran, il n’est pas besoin de le combattre, il n’est pas besoin de le défaire, il est de soi-même défait, mais que le pays ne consente à sa servitude ; il ne faut pas lui ôter rien, mais ne lui donner rien ; il n’est pas besoin que le pays se mette en peine de faire rien pour soi, pourvu qu’il ne fasse rien contre soi. Ce sont donc les peuples mêmes qui se laissent ou plutôt se font gourmander, puisqu’en cessant de servir ils en seraient quittes ; c ‘est le peuple qui s’asservit, qui se coupe la gorge, qui, ayant le choix ou d’être serf ou d’être libre, quitte la franchise et prend le joug, qui consent à son mal, ou plutôt le pourchasse. S’il lui coûtait quelque chose à recouvrer sa liberté, je ne l’en presserais point, combien qu’est-ce que l’homme doit avoir plus cher que de se remettre en son droit naturel, et, par manière de dire, de bête revenir homme ; mais encore je ne désire pas en lui si grande hardiesse ; je lui permets qu’il aime mieux je ne sais quelle sûreté de vivre miséra­blement qu’une douteuse espérance de vivre à son aise… Pareillement les ty­rans, plus ils pillent, plus ils exigent, plus ils ruinent et détruisent, plus on leur baille, plus on les sert, de tant plus ils se fortifient et deviennent toujours plus forts et plus frais pour anéantir et détruire tout ; et si on ne leur baille rien, si on ne leur obéit point, sans combattre, sans frapper, ils demeurent nus et défaits et ne sont plus rien, sinon que comme la racine, n’ayant plus d’humeur ou aliment, la branche devient sèche et morte ». (La Boétie : Discours de la servitude volontaire, GF-Flammarion, Paris 1983, p.p.136-137)

« Ceux qui voudront traiter séparément la morale et la politique n’entendront rien à aucune des deux » (Jean-Jacques Rousseau : Emile IV )

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