De l’impossibilité d’une science absolument exacte, dénuée d’erreurs, et de la quête continue de la Seconde Fondation Deuxième Partie

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I- Retour sur les limites du plan Hari Seldon

       Il est vrai que  le plan Seldon accuse quelques limites dans le déterminisme rigoureux des événements futurs, et comporte un facteur subtil et complexes qui semble avoir échappé à des générations d’hommes, même les plus avisés. Nous l’avons vu plus haut ; sa limite essentielle réside dans l’impossibilité de prévoir l’avènement des particuliers qui peut introduit quand même du désordre dans le déroulement déterminé de l’histoire de la fondation. Tel est le cas du Mulet. Le mérite de Hari Seldon est d’avoir compris, par déduction mathématique, le long mais de manière sûre le déclin de l’Empire galactique. C’est comme une sorte de paralysie annonciatrice de la fin définitive, surtout inéluctable de celui-ci. Il réussit cette prouesse grâce à la science de la psychohistoire, sciences mathématiques d’une infinie complexité dont il a emporté le secret dans sa disparition. En effet, avec le concours de ses collaborateurs psychohistoiriens comme lui-même, il sut prévoir l’évolution des grands courants socio-économiques qui allaient advenir dans la Galaxie pendant des millénaires. Entre autres – et à titre de rappel – l’effondrement de l’Empire sera suivi d’au moins trente mille années d’anarchie avant l’émergence d’un nouvel Empire.

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De la conquête perpétuelle du pouvoir politique et de ses crises récurrentes. Une brève analyse de l’oeuvre d’Isaac Asimov Fondation Première partie

Couverture des tomes

Introduction

     L’un des grands maîtres contemporains du genre littéraire qu’on nomme ordinairement la « science-fiction » est sans conteste Izaac Asimov. Il fut un auteur à la fois ingénieux, inventif et prolixe. Faire le tour de toute son œuvre demanderait une décennie de lecture assidue. Cependant, une majorité de ses lecteurs connaisse essentiellement le cycle des Robots et le cycle de Fondation dont un aspect nous intéresse ici.
Mais, d’abord, qu’est-ce qu’une science fiction ? C’est un genre narratif qui se fonde essentiellement sur des hypothèses relatives au passé et, surtout, au futur comme l’exprime clairement l’oeuvre d’Asimov. L’espace où l’action se passe peut être la terre, des planètes éloignées, des mondes parallèles etc. Généralement, elle se fonde sur des connaissances scientifiques et technologiques contemporaines. Tel est le cas des œuvres de Jules Verne, l’un des tout premiers auteurs de science-fiction de la fin du XIXe et du début du XX e siècle. Dans le cas des livres de cet auteur, il y a une dimension d’anticipation qui effleure l’intuition prédictive. Tel est le sens de son ouvrage De la terre à la lune, paru en 1865.
Dans le cycle Fondation d’Asimov, les récits et les intrigues se passent autour de voyages interplanétaires ou interstellaires dans un futur fort éloigné de nous. Ces récits, même s’ils sont fortement arbitraires et purement imaginaires, ont des rapports avec des théories astrophysiciennes de son temps ; d’autant plus qu’il était lui-même de formation scientifique. Dans ce cycle, les déplacements à travers les longues distances prennent une place centrale en raison de la vasteté de l’Empire interstellaire ou galactique dont Trantor est l’éminente Cité grandiose. Il en est de même de l’art militaire et de la nature des armes futuristes. Lire la suite

Platon et la Réalité post-mortem Deuxième partie : Similitudes et confirmation de la théorie de Platon (IVe avant J-C-) sur l’immortalité de l’âme par les travaux du Docteur Raymond Moody (XXe-Etas-Unis)

« L’homme ne meurt pas : il change de coquille pour accéder à l’état d’Energie » (In Pierre Bamony : Le génie du cerveau humain et ses merveilles, L’Harmattan, Paris 2015)

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I- L’histoire d’un livre-Docteur Raymond Moody : La vie après la vie (Robert Laffont, Paris 1977)

A- Respect des normes et des conditions d’une étude scientifique

   Raymond Moody est, d’abord, Docteur en philosophie et, ensuite, Docteur en médecine. À ce titre, poussé par la curiosité, l’étonnement, l’émerveillement philosophiques, il s’est intéressé aux expériences extraordinaires vécues par ceux d’entre les êtres humains (hommes et femmes) qui ont frôlé la mort accidentellement. Ils ont connu une mort « clinique » de quelques minutes, voire de quelques heures. Ce médecin s’est attelé à des investigations sur ces faits pendant plus de vingt ans en recueillant leurs témoignages. Ces expériences, de nos jours, assez abondantes, sont dues aux progrès des sciences et de la médecine qui permettent de sauver des vies dans des cas critiques. Pourtant, cela ne signifie pas que l’expérience de la mort temporaire n’existait pas auparavant. D’une part, à l’image de ceux d’aujourd’hui, les témoins n’osaient pas rendre compte de leur expérience en raison de la surdité du monde sur ce sujet tant redouté par l’humanité qu’est la mort. D’autre part, on ne disposait pas de suffisamment de moyens technologiques et médicaux pour sauver autant de vies qu’aujourd’hui.

     Docteur Raymond Moody a pu disposer d’une quantité considérable de témoins. Cependant, en vertu de sa rigueur scientifuque et de son souci d’objectivité, il a fait preuve de prudence dans le recueil et la sélection des témoignages. Il a pris toutes les précautions nécessaires pour éviter les critiques aisées des sceptiques, les attaques infondées ou fantaisistes. Malgré toutes ces dispositions nécessaires dans le cadre d’une recherche scientifique, la publication de ce livre a donné lieu aux États-Unis, en France et ailleurs à de vives réactions, souvent hostiles dont nous retiendrons les points essentiels.

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Platon et la Réalité post-mortem Première Partie : Enquêtes anthropologiques sur les formes de communication avec l’invisible et/ou existence humaine post-mortem

« L’homme ne meurt pas : il change de coquille pour accéder à l’état d’Energie » (In Pierre Bamony : Le génie du cerveau humain et ses merveilles, L’Harmattan, Paris 2015)

Introduction : Des limites de nos sens et de la conscience, fille superbe du sensible

     Depuis des millénaires, notre cerveau, par souci d’adaptation de l’espèce humaine à son environnement vital, a fini par y accoutumer nos sens ; voire notre conscience qui en résulte. Aussi, nous avons une propension naturelle à croire que ce que nos sens perçoivent du monde est le réel et à penser que ce que notre conscience comprend est vrai. Or, nos sens ne nous livrent pas le monde tel qu’il est ; et la conscience ne peut accéder au vrai qui semble nous apparaître comme prochain. Bien au contraire, elle l’envisage comme un lointain horizon d’enquête perpétuelle. Nos sens sont des instruments de plaisir ou de déplaisir et non des outils de connaissance. C’est en ce sens que Platon, le premier grand scientifique et l’un des plus grands génies de l’Humanité, a proposé le moyen pour chaque être humain de se transfigurer en ce monde, comme il nous invite à le faire tous dans son fameux ouvrage, La République (livre VII, § « allégorie de la caverne) pour accéder au degré de compréhension rationnelle des phénomènes. Si nos sens constituent notre nature, celle-ci, à l’instar de tout ce qui relève et provient du sensible, est nécessairement borné. Platon compare cette enveloppe charnelle à une « caverne » où chacun de nous commence sa vie terrestre comme l’expérience d’une ombre épaisse. Notre seule perception est celle d’une dimension : une surface sur laquelle se projettent des spectres, des ombres du monde réel situé hors de celui-ci. Habitués à ne devoir nous contenter que cette seule et fausse perception des phénomènes, nous en venons naturellement à ne vivre que de fictions, d’opinions, de préjugés, de convictions et de leurs dogmatismes ; d’illusions de toutes sortes. Puisque cette perception du monde est erronée , nous ne vivons que de croyances et non de connaissances. Dans cet état mental, nos scepticismes sont redoutables par rapport au vrai savoir lequel est seulement accessible par la sortie du monde de la caverne pour monter, souvent très difficilement, vers le monde de la lumière, des connaissances rationnelles fondées sur les symboles mathématiques et les concepts philosophiques.

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La vie de luxure et de débauche des Empereurs romains et autres hommes d’Etat

Présentation

MessalineLisisca

L’accession à l’exercice du pouvoir exécutif a pour effet inévitable de transfigurer la personnalité profonde des sujets humains. En effet, ce genre de puissance politique a quelque chose de ténébreux, que nous avons déjà conceptualisé sous la figure de l’influence de Sauron[1], symbole des forces du mal inhérentes au pouvoir, sur la conscience des détenteurs de ce type de pouvoir. Les individus, possédés par les charmes du pouvoir, en viennent très vite à éprouver le sentiment de la supra puissance. Car la plus grande et la plus délirante des formes de suprématie en ce monde n’est rien d’autre que la domination d’un individu sur d’autres. D’emblée, il se met au-dessus d’eux, les transforme en objets dès lors que lui seul incarne la subjectivité souveraine à la manière d’un dieu. A l’instar de Néron dont la raison était comme frappée par la foudre ou traversée de part en part par l’éclair, de tels êtres humains perdent le sens de leur humanité. D’où sa remarque tout à fait juste qui sonne comme le libre arbitre délirant par lequel l’homme de pouvoir se permet tout parmi les hommes ; et sans retenue aucune dans son action. Selon lui, « nul empereur n’avait su tout ce qui lui était possible »[2].

I- Pouvoir politique et puissance sexuelle

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