Nietzsche et Lou ou l’amour et la haine

Nietzsche et Lou ou l’amour et la haine

Extraits In (Recherches en cours de rédaction) ….

C- Les entraves à l’amour de Nietzsche et de Lou

       On peut souligner trois raisons essentielles qui semblent avoir constitué les obstacles majeurs à l’union de Lou et Nietzsche. D’abord, la traitrise et la malhonnêteté de son ami et frère d’esprit Paul Rée. D’une part, avant sa rencontre avec Lou Andréas-Salomé, ce dernier était très inquiet de l’état de solitude de Nietzsche ; et désirait, comme je l’ai montré ci-dessus, absolument, avec Malwida Meysenbug, lui trouver une compagne qui apporterait affectivité, assistance et présence réconfortante. En outre, depuis qu’il tomba sous les charmes envoûtants de Lou, il se montra lâche en n’osant pas avouer à son ami et frère d’esprit son propre amour pour celle-ci. Et dans leur expérience amicale à trois, il tira davantage profit de Lou que Nietzsche. En effet, il dut la voir plus souvent que lui. Ensuite, par pure jalousie et par bassesse d’âme, il se pourrait fort bien qu’il ait pu informer Lou que Nietzsche n’était pas aussi abstinent que sa sœur Elisabeth le croyait ou en répandait le bruit. En effet, elle racontait un peu partout que son frère avait quelque chose du Surhomme. En réalité, Nietzsche n’était ni un « saint homme », ni un extraterrestre. Sur le plan de sa vie sexuelle, Paul Rée semblait mieux le connaître que la  sœur de ce dernier. En effet, il était complice de la vie et/ou de l’activité sexuelle cachée de Nietzsche. Dans la discrétion la plus totale, Paul Rée organisait la visite d’une femme du peuple dans un hôtel à l’intention de  Nietzsche. Et il dû révéler à Lou le fait que Nietzsche souffrirait d’une infection syphilitique. Dès lors, avec un tel fardeau, même si Lou avait été séduite par Nietzsche, elle n’aurait pas osé courir un si grand risque pour sa vie et sa santé.

      Ensuite, en raison de sa large culture philosophique, Lou Andréas Salomé ne fut guère impressionnée par la révélation d’une intuition du temps que Nietzsche considérait comme tout à fait nouvelle. En effet, elle semblait avoir plus de culture savante que Nietzsche qui avouait lui-même ne pas beaucoup lire en raison de ses maux d’yeux et de ses céphalées. Un jour, au cours d’un été d’inspiration qui confinait à de l’extase dans les environs de Sils-Maria (lac d’Engadine), Nietzsche conçut le temps, c’est-à-dire le vaste monde comme pris dans un cycle du « retour éternel du même ». Nietzsche pensait qu’elle était aussi subjuguée que lui par cette idée, « la pensée la plus abyssale » ; “le fardeau le plus lourd” reconnaît-il dans Le gai savoir (§ 341). Or, Lou avait compris qu’une telle intuition du temps n’avait, dans l’absolu, rien de novateur[1]. D’autres philosophies, comme celle de l’Inde ou encore celle des Stoïciens, avaient, avant lui, trouvé une conception similaire du temps. Elle était donc capable de s’élever à la même hauteur de pensée que les philosophes qu’elle connaissait, comme Nietzsche et Paul Rée. Bref, elle était en mesure de réfuter en bloc la pensée nietzschéenne du temps. Selon elle, c’était même un dogme aporétique.

      Enfin, l’obstacle majeur à cette union fut incontestablement Elisabeth Nietzsche[2]. En effet, Nietzsche avait beaucoup hésité à lui dévoiler la nature de ses liens avec Lou. Il savait qu’elle était capable de créer des problèmes incommensurables et inextricables à ce sujet. Mais en même temps, il ne pouvait garder éternellement le silence sur cette affaire puisqu’il désirait lui présenter, d’une part, et d’autre part, effectuer des voyages avec les deux femmes, notamment à Bayreuth pour voir des représentations de l’opéra de Wagner. Ainsi, dans une lettre adressée à Lou, il ne put s’empêcher de tout lui avouer : « Entre temps j’ai tout dévoilé à ma sœur en ce qui vous concerne. Après une longue séparation, je l’ai trouvée ayant fait de grands progrès, plus mûre qu’auparavant, tout à fait digne de confiance et très affectueuse envers moi […] au total, je crois donc que vous pouvez essayer de vivre avec elle et avec nous… Mais vous allez peut-être penser que toutes ces cachoteries étaient inutiles ? Après analyse, je leur ai trouvé aujourd’hui pour raison dernière : la méfiance à l’égard de moi […] Je devais me taire, car je n’aurais pu vous évoquer sans me montrer profondément bouleversé (c’est ce qui m’est arrivé chez les bons Overbeck) » (p.419)

       Une première rencontre au presbytère de Tautenburg où Nietzsche avait loué trois chambres pour les deux femmes (Elisabeth et Lou) et pour lui-même. Une telle occasion parut comme un moment d’observation mutuelle. En fait, Elisabeth ne pouvait admettre auprès de son frère la présence d’une autre femme qui finissait par prendre tant de place dans son cœur et qui, de fait, la mettait au second plan. En observant les comportements de Lou à Bayreuth, elle était scandalisée par sa coquetterie auprès de tous les hommes qui passaient à côté d’elle. Ceux-ci ne cessaient de lui adresser des demandes en mariage qu’elle s’empressait aussitôt de repousser. Elisabeth en devint jalouse parce que Lou n’avait que vingt et un ans, et elle trente-six ; autant dire, à cette époque, une vieille fille. Elisabeth croyait que Lou n’avait pas un bon niveau musical. Pourtant, à Bayreuth, grâce à Nietzsche, elle avait réussi à entrer dans l’intimité de la maison des Wagner et, dans les soirées mondaines, à se présenter comme l’amie intime de Nietzsche. En ce sens, elle prétendait bien connaître sa philosophie tout autant que ses problèmes de santé. Comme Elisabeth trônait dans le cœur de son frère et l’occupait comme une forteresse, elle estimait que les liens de Lou avec Nietzsche apparaissaient comme une intrusion ; d’autant plus que cette jeune femme avait des mœurs contraires à la bonne morale protestante. D’où la virulence de ses réactions par rapport à Lou.

       Celles-ci pouvaient s’expliquer par les raisons suivantes : d’abord, à trente six ans, sans prétendant en vue, Elisabeth ne pouvait s’empêcher de s’imaginer comme une vieille fille auprès d’une mère bigote, dans un milieu terne, triste où rien ne se passait. Or, grâce à son frère, elle avait pu envisager une porte de sortie du carcan familial, des invitations répétitives de dames pour le thé etc. ; ce frère auquel elle vouait une admiration sans bornes, même si elle ne comprenait rien à sa philosophie. Elle avait même renoncé à tout pour le servir jusqu’au sacrifice de ses propres sentiments religieux. C’est pourquoi, elle trouvait légitime de défendre sa place contre l’intrusion d’une jeune fille intelligente et belle, pleine de charmes et d’attrait, irrésistible pour les hommes tant par sa plastique que par sa intelligence et sa culture savante. Car elle était capable de soutenir toutes les discussions relatives aux sujets des sciences et de la littérature de son temps : mieux que Nietzsche, qui était souvent dans la caricature quand il s’agissait de thèmes hors de sa vision du monde.

       Aussi, pour réussir dans son projet d’écarter Lou de Nietzsche, Elisabeth entreprit de raconter à son frère toutes les vilénies entendues à Bayreuth au sujet de Lou. Or, Nietzsche n’écoutant que le langage de son cœur, le plaisir de se sentir aimant, éprouvait beaucoup de joie à sillonner les campagnes à pied avec Lou ; ce qui enrageait encore plus sa sœur puisqu’elle se sentait exclue de cette intimité. De même, Nietzsche et Lou passaient beaucoup de temps à converser jusque tard dans la nuit comme s’ils avaient un même sentiment de contentement en la compagnie l’un et de l’autre. Cependant, Paul Rée n’était jamais très loin. Quand il était absent, Lou lui adressait des courriers pour maintenir les liens. Et quand tous les trois étaient ensemble, Nietzsche, dans sa naïveté et sa sincérité, ne pouvait percevoir à quel point Lou était plus proche de Paul Rée que de lui. Ce dernier mourait de jalousie en constatant que Lou et Nietzsche pouvaient avoir des moments de connivence, et éprouver du plaisir à être ensemble. Aussi, il en vint à regarder son ami et frère d’esprit comme un rival redoutable. Et il cherchait de son côté des moyens de les séparer ; comme Elisabeth Nietzsche, mais pour d’autres raisons.

       Il faut dire que Nietzsche n’était plus, à force de vivre dans l’intimité de l’un et de l’autre, tout à fait aveugle de la duperie de son ami, ni non plus de la forme d’égoïsme dont Lou pouvait faire preuve. Ce que sa sœur Elisabeth, voire Cosima Wagner avaient pressenti, dès le départ de cette expérience singulière, chacune de son côté, mais pour des raisons personnelles, se confirmait. Certes, Lou Andréas-Salomé elle-même avait fini par se rendre compte à quel point il était difficile de vivre au quotidien avec Nietzsche en raison de ses colères brutales et violentes, de ses jugements sans concession sur les êtres humains. La curiosité sympathique de la jeune fille s’était émoussée par rapport à cet homme qu’elle admirait auparavant. En outre, comme il ne parvenait pas à lui ouvrir l’intelligence de sa philosophie toujours en naissance et en construction, elle en était venue à constater sans indulgence ses défauts trop humains, notamment la véhémence de ses réactions, que sa faiblesse maladive ne permettait pas de prévoir.

     Dans ce couple à trois, même si elle était plus proche humainement de Paul Rée que de Nietzsche, elle ne manquait pas de  juger ce dernier avec sévérité. Par ailleurs, comme je l’ai mentionné ci-dessus, les rapports amicaux entre les deux hommes étaient aussi devenus exécrables, comme il est écrit dans le petit livre de Lou Andréas-Salomé, Mon expérience d’amitié avec Nietzsche et Rée : « Les deux hommes se voyaient maintenant sous un jour de moins en moins favo­rable. Nietzsche n’apparaissait plus guère à Rée que comme un phénomène curieux, une belle illustration de sa thèse sur la vanité. Rée peinait Nietzsche par son pessimisme un peu veule et sénile avant l’âge : traits de caractère que la mordante Lou ne se faisait pas faute non plus de relever, ainsi qu’on le voit déjà par une de ses lettres de Tautenbourg (Podach, p. 145) ; et n’allait-elle pas, dans ces jours de Leipzig, jusqu’à gratifier Rée d’une appellation vulgairement péjorative, qu’on pourrait, en l’affaiblissant, rendre par le mot « chiffe » ? » (p.28)

       Mais Lou n’était pas non plus un ange. Nietzsche, qui était un  fin psychologue de la nature humaine, analyse son caractère notamment dans deux lettres qui ont été conservées. Selon lui, celle-ci était dans l’incapacité d’aimer vraiment, de s’investir, de façon authentique, dans l’amour qu’on lui témoignait, dans l’amitié qui avait été nouée avec elle. C’est ce que révèlent, du moins, ces deux lettres insérées dans ce livre de Lou. Nietzsche y fit donc l’analyse caractérologique, sans concession ni fard de la jeune Russe :

1) « Caractère du chat – de l’animal de proie ; qui feint d’être un animal domestique.

Ce qu’elle a de noble, réminiscence de la fréquentation d’âmes nobles.

Une volonté forte, mais sans grand objet.

Sans application à ce qu’elle fait, ni goût de propreté ;

Sans rectitude bourgeoise.

Bête fauve à irritations sauvages.

Egoïsme infantile, persistant par suite de retard dans la formation et d’atrophie sexuelle.

Capable d’enthousiasme, sans amour des humains ; mais non dénuée d’amour divin.

Besoin d’expansion.

Rusée et pleine d’empire sur elle-même par rapport aux désirs des hommes. » (Suivant la copie de K5ge1, Podach, p. 92)   (28)

      Nietzsche savait désormais que Paul Rée et Lou avaient des liens plus intimes.  Dans la deuxième lettre, on sent l’ironie amère de ses récriminations par rapport à l’attitude et à la conduite de Lou. On y perçoit aussi l’expression de dou­loureux agacement d’une affection meurtrie et déçue. On ignore si Lou avait reçu ces lettres qui annonçaient d’autres à la tonalité bien plus méchante, plus dures. Par celles-ci, désormais, Nietzsche disait à Lou ses « vérités », directement ou de manière sous-entendue.

2) « Ignorante, mais perspicace, ingénieuse dans l’exploi­tation des choses profitables.

Sans goût, mais naïve en ce défaut. Franche et directe pour les faits particuliers, comme par bravade ; dans l’ensem­ble, et en ses confidences générales sur sa vie, insincère (quand elle dit que c’est l’excès de travail qui l’a rendue malade, par exemple).

Sans aucun tact dans ses façons de recevoir, ni de donner. Sans cœur et incapable d’affection.

Dans les états émotifs, toujours morbide et près de l’é­garement.

Sans reconnaissance ni retenue à l’égard d’un bienfaiteur.

Déloyale, et sacrifiant chacun dans ses relations avec tous les autres.

Incapable de la politesse du cœur.

Répugnant à la pureté et à la propreté de l’âme.

Sans pudeur dans ses pensées et se voyant elle-même à nu.

Violente par instants.

Peu sûre, inculte en matière d’honneur. Nullement une brave personne » (p.30)

       Cependant, avant ces temps de déception les uns par rapport aux autres, il y eut des heures de bonheur partagées, et le vœu secret de parvenir à épouser Lou, même si cette dernière n’était pas disposée à un renoncement à soi-même comme le voulait Nietzsche. Effectivement, en dépit de son jeune âge, elle faisait preuve de maturité remarquable et de lucidité sur ce qu’elle pouvait donner ou non. Malheureusement pour Nietzsche, la haine d’Elisabeth à l’égard de Lou finit par faire écrouler tous ses espoirs. Ce faisant, elle livra son frère à nouveau à son errance solitaire, à son profond mal-être existentiel. Sur ce point précis, le biographe de Nietzsche, Curt Paul Janz, écrit ceci : « Il y a pour Nietzsche une double tragédie dans l’effondrement prématuré et irrémédiable de sa relation avec Lou : tragédie pour l’homme, mais aussi pour le philosophe. Comme être humain, l’aboutissement de son amour pour Lou aurait été la dernière chance pour lui de retrouver le chemin de l’humanité : cette chance lui fut refusée, et il se vit définitivement renvoyé à la plus amère, la plus désespérée solitude » (p.432).

Ce poème fut composé peu après que Lou eut quitté la Russie, alors qu’elle était malade et dont Nietzsche parle assez souvent dans ses ouvrages ; un poème qui l’a profondément marqué en raison de sa tonalité vitale, cœur et esprit de sa pensée philosophique.

« Prière à la Vie »

C’est son ami, certes, qu’on aime

comme je t’aime, Vie-énigme –

qu’en toi j’aie chanté ou pleuré,

que tu m’aies donné heur ou peine.

Je t’aime avec tes cruautés ;

et, s’il te faut m’anéantir,

je m’arracherai de ton bras

comme l’ami du sein ami.

Je t’étreins de toute ma force.

Permets que tes flammes m’embrasent

et que, dans l’ardeur du combat,

je creuse encor mieux ton énigme.

Oh ! en pensant, vivre cent vies

Pour cela, enlace-moi bien :

Si tu n’as plus d’heur à m’offrir,

soit ! tu as toujours – tes tourments.

Lou Andréas-Salomé  (p.20)

(Krôner, VIII, 352)

          

« A l’amitié »

Sois bénie, Amitié,

 prime aurore

de mon plus haut espoir !

Hélas ! interminables

me semblaient souvent le chemin et la nuit,

sans but et haïssable

 toute vie ;

mais je veux vivre deux fois,

 maintenant que je vois dans tes yeux

 la clarté du matin et la victoire,

Déesse très chère.

Nietzsche  (p.25)

 ( In -Andréas-Salomé Lou (1954) : Mon expérience de l’amitié avec Nietzsche et Rée-trad. Par J. Benoist-Méchin- (Imprimerie Testanière, Forcalquier, “Société Française d’Etudes Nietzschéennes”))

 

 

  

 


[1] Cette femme, douée d’une intelligence exceptionnelle, avait compris qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil comme l’auteur de l’Ecclésiaste l’avait si bien souligné. C’est l’oubli de ce qui avait déjà été découvert qui nous faire croire que les hommes seraient capables de faire émerger, dans leurs activités, découvertes ou pensées des phénomènes d’une nouveauté inouïe. Au fond tout n’est que répétition du même puisque nous sommes toujours en face de la même matière que nos ancêtres avaient contemplée et interrogée. On comprend alors tout le sens de la philosophie de l’auteur de l’Ecclésiaste quand il dit : « Ce qui fut , cela sera,/ Ce qui s’est fait se refera,/ et il n’y a rien de nouveau sous le soleil !

Qu’il y ait quelque chose dont on dise : « Tiens, voilà du nouveau ! », cela fut dans les siècles qui nous ont précédés. Il n’y a pas de souvenir d’autrefois, et même pour ceux des temps futurs : il n’y aura d’eux aucun souvenir auprès de ceux qui les suivront » (La Bible de Jérusalem-Desclee De brouwer-, Paris 1975,  Qo, 9-11)

[2] Nietzsche avait, en quelque sorte, le malheur d’avoir des familiers viscéralement antisémites. Qu’il s’agisse de sa mère, de sa sœur et même de Wagner et de son adorable épouse Cosima qu’il aima profondément, toutes ces personnes étaient très antisémites alors que les amis de Nietzsche étaient presque tous Sémites : Paul Rée, Lou Andréas Salomé, entre autres, étaient des Sémites. D’ailleurs, Cosima accusait ses amis Sémites d’avoir eu une malheureuse influence sur Nietzsche et d’avoir, ainsi, corrompu sa pensée ; ce qui avait fini par l’éloigner de Wagner, son ami en matière de musique.

    Aussi, il me paraît scandaleux de la part des esprits creux, obtus et bornés, ignorant véritablement qui était Nietzsche, de l’accuser d’un quelconque antisémitisme. Cette bassesse de l’être humain que j’appelle les « humaineries », connue sous le nom de « racisme », grave pathologie psychologique très difficilement soignable, cause des malheurs et maux de l’Humanité, laquelle s’avère incapable, du fait de sa nature biochimique, de quelque progrès de qualité sur le plan de la spiritualité et de l’intelligence mutuelle, n’a jamais effleuré l’esprit de Nietzsche. Ses détracteurs se fondent sur certaines de ses analyses, parfois très dures par rapport à la religion judéo-chrétienne, d’origine sémite, comme dans La généalogie de la morale, pour l’accuser d’antisémite. On se permet, ainsi, de confondre ses investigations sur l’origine de la faiblesse physiologique et de l’aliénation morale de l’être humain pour l’accuser de tous les maux. Pourtant, il n’a jamais non plus été tendre à l’égard des Allemands. Ceci ne signifie pas, pour autant, qu’il était antiallemand, ni antigermain ; ce qui serait absurde.

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