Platon et la Réalité post-mortem Deuxième partie : Similitudes et confirmation de la théorie de Platon (IVe avant J-C-) sur l’immortalité de l’âme par les travaux du Docteur Raymond Moody (XXe-Etas-Unis)

« L’homme ne meurt pas : il change de coquille pour accéder à l’état d’Energie » (In Pierre Bamony : Le génie du cerveau humain et ses merveilles, L’Harmattan, Paris 2015)

 Ryamod-Moody

I- L’histoire d’un livre-Docteur Raymond Moody : La vie après la vie (Robert Laffont, Paris 1977)

A- Respect des normes et des conditions d’une étude scientifique

   Raymond Moody est, d’abord, Docteur en philosophie et, ensuite, Docteur en médecine. À ce titre, poussé par la curiosité, l’étonnement, l’émerveillement philosophiques, il s’est intéressé aux expériences extraordinaires vécues par ceux d’entre les êtres humains (hommes et femmes) qui ont frôlé la mort accidentellement. Ils ont connu une mort « clinique » de quelques minutes, voire de quelques heures. Ce médecin s’est attelé à des investigations sur ces faits pendant plus de vingt ans en recueillant leurs témoignages. Ces expériences, de nos jours, assez abondantes, sont dues aux progrès des sciences et de la médecine qui permettent de sauver des vies dans des cas critiques. Pourtant, cela ne signifie pas que l’expérience de la mort temporaire n’existait pas auparavant. D’une part, à l’image de ceux d’aujourd’hui, les témoins n’osaient pas rendre compte de leur expérience en raison de la surdité du monde sur ce sujet tant redouté par l’humanité qu’est la mort. D’autre part, on ne disposait pas de suffisamment de moyens technologiques et médicaux pour sauver autant de vies qu’aujourd’hui.

     Docteur Raymond Moody a pu disposer d’une quantité considérable de témoins. Cependant, en vertu de sa rigueur scientifuque et de son souci d’objectivité, il a fait preuve de prudence dans le recueil et la sélection des témoignages. Il a pris toutes les précautions nécessaires pour éviter les critiques aisées des sceptiques, les attaques infondées ou fantaisistes. Malgré toutes ces dispositions nécessaires dans le cadre d’une recherche scientifique, la publication de ce livre a donné lieu aux États-Unis, en France et ailleurs à de vives réactions, souvent hostiles dont nous retiendrons les points essentiels.

Lire la suite

Platon et la Réalité post-mortem Première Partie : Enquêtes anthropologiques sur les formes de communication avec l’invisible et/ou existence humaine post-mortem

« L’homme ne meurt pas : il change de coquille pour accéder à l’état d’Energie » (In Pierre Bamony : Le génie du cerveau humain et ses merveilles, L’Harmattan, Paris 2015)

Introduction : Des limites de nos sens et de la conscience, fille superbe du sensible

     Depuis des millénaires, notre cerveau, par souci d’adaptation de l’espèce humaine à son environnement vital, a fini par y accoutumer nos sens ; voire notre conscience qui en résulte. Aussi, nous avons une propension naturelle à croire que ce que nos sens perçoivent du monde est le réel et à penser que ce que notre conscience comprend est vrai. Or, nos sens ne nous livrent pas le monde tel qu’il est ; et la conscience ne peut accéder au vrai qui semble nous apparaître comme prochain. Bien au contraire, elle l’envisage comme un lointain horizon d’enquête perpétuelle. Nos sens sont des instruments de plaisir ou de déplaisir et non des outils de connaissance. C’est en ce sens que Platon, le premier grand scientifique et l’un des plus grands génies de l’Humanité, a proposé le moyen pour chaque être humain de se transfigurer en ce monde, comme il nous invite à le faire tous dans son fameux ouvrage, La République (livre VII, § « allégorie de la caverne) pour accéder au degré de compréhension rationnelle des phénomènes. Si nos sens constituent notre nature, celle-ci, à l’instar de tout ce qui relève et provient du sensible, est nécessairement borné. Platon compare cette enveloppe charnelle à une « caverne » où chacun de nous commence sa vie terrestre comme l’expérience d’une ombre épaisse. Notre seule perception est celle d’une dimension : une surface sur laquelle se projettent des spectres, des ombres du monde réel situé hors de celui-ci. Habitués à ne devoir nous contenter que cette seule et fausse perception des phénomènes, nous en venons naturellement à ne vivre que de fictions, d’opinions, de préjugés, de convictions et de leurs dogmatismes ; d’illusions de toutes sortes. Puisque cette perception du monde est erronée , nous ne vivons que de croyances et non de connaissances. Dans cet état mental, nos scepticismes sont redoutables par rapport au vrai savoir lequel est seulement accessible par la sortie du monde de la caverne pour monter, souvent très difficilement, vers le monde de la lumière, des connaissances rationnelles fondées sur les symboles mathématiques et les concepts philosophiques.

Lire la suite

De l’immortalité de l’âme dans l’œuvre de Platon : Réalité ultime, Raison, mythe et croyance

Introduction : Platon, visionnaire de la vie après la mort

plato 

Buste de Platon

     Nous vivons dans des temps d’une superbe illusion, comme trempés au cœur même de la Maya, cette Déesse de l’apparence de la philosophie et de la religion hindoues. Cela tient au fait essentiel qu’une même croyance s’est imposée à presque tous les contemporains ; et de façon universelle : la foi en la toute puissante technoscience que nous confondons scandaleusement avec la Science. Celle-ci se définit, selon Platon et son disciple Aristote, comme la connaissance désintéressée des phénomènes, c’est-à-dire le triomphe de l’intelligence humaine dans la pénétration au coeur de ceux-ci, voire le savoir pour le plaisir de connaître la nature des faits, à l’instar de la recherche fondamentale sous l’angle de l’Astrophysique, de la physique quantique, entre autres. A titre d’exemple : lorsque Hélène Courtois (U-Lyon) et ses collègues astrophysiciens Brent Tully(Hawaii U.),  Yehuda Hoffman(Hebrew U.) , Daniel Pomarède (IRFU, Saclay) In NATURE, VOL-513, NUMBER-7516, P71-(4-SEPTEMBER-2014) etc., suite à de très nombreuses observations du cosmos publient le fruit de leurs travaux sur Laniakéa découverte en 2014, une telle nouvelle vision du l’univers n’a aucune utilité pratique pour le confort du quotidien des hommes. Laniakea ou le « ciel immense et incommensurable » en langage hawaiien est seulement une gloire intellectuelle, une élévation de l’esprit humain aux confins de l’univers. Car ce superamas est une structure de 500 millions d’années-lumière, c’est-à-dire dix fois plus étendue que sa taille estimée auparavant. Il « regroupe la Voie lactée et 100 millions de galaxies semblables » dit-on dans “Science et Avenir” (Novembre 2014, N°813). De même, la théorie des cordes, qui n’a pas de finalité utilitaire, semble être une théorie pertinente qui pourrait bouleverser notre conception classique de la matière, de l’espace et du temps (Brian Green : L’univers élégant – Robert Laffont, Paris 2000).

      Il en est tout autrement de la technoscience, qui est l’application technologique de certaines données de la science fondamentale. Son but est toujours mercantile, financier et surtout l’ambition de dominer la nature (« Devenir comme maître et possesseur de la nature » selon Descartes –Discours de la méthode-) comme si, enfants de la nature, nous avons décidé par orgueil et par arrogance, de commettre l’imparable : le meurtre de la Mère. Malheureusement, les conséquences de cette technoscience, toujours gravissimes, sont le conditionnement, l’aliénation mentale des terriens ; lesquels se trouvent alors dans une situation de servitude volontaire. Dès lors, le présent triomphe de la technoscience nous incline à croire que nous connaissons un extraordinaire progrès par rapport aux humanités antérieures. Or, sur ce point, on confond superbement l’amélioration des conditions matérielles de la vie, voire le triomphe de la cybernétique, avec le progrès humain qui est essentiellement celui de l’esprit, de l’intelligence.

Lire la suite

De l’Humanité une et de ses diverses visions du monde sui generis

image 1

Extrait de Pierre Bamony : Des pouvoirs réels du sorcier africain-Forces surnaturelles et autorités sociopolitiques chez les Lyéla du Burkina Faso- (Editions L’Harmattan, coll. « Etudes africaines », Paris septembre 2009)
Pierre Bamony : Of the real powers of African sorcerers. Natural forces and sociopolitical authorities among the Lyela in Burkina Faso

De l’Humanité une et de ses diverses visions du monde sui generis

Présentation en français et en anglais

   L’esprit du monde contemporain, qui fait de la croyance aux phénomènes matériels son seul credo, est devenu une nouvelle religion, une espèce de confession dont l’irrationalité dépasse, du moins, égale l’obscurantisme des temps anciens. Cette foi dans la machinerie matérielle, reconnu comme le critère de toute rationalité, oublie que la conception rationnelle des choses n’est pas capable, dans l’absolu, de nier l’esprit. Mais son combat contre cette dimension de l’homme confine, de nos jours, à une inclination sentimentale, pseudo-sicientifique même qui exerce une suprématie souveraine sur les intelligences les plus faibles en les entraînant dans toutes les formes d’adhésion.
Mais, a-t-on fini de découvrir les secrets enfermés dans les méandres de l’âme humaine ? Et si la véritable explication de l’opacité de la matière gisait dans la complexion de l’homme lui-même ? Comprendre comment fonctionne l’énergie qui compose la structure de la matière et de l’esprit, sous une autre modalité que les seules ratiocinations matérialistes, n’est-ce pas faire un pas en direction d’une intelligence différente de notre mystérieuse nature, par-delà les préjugés dangereux des savoirs positifs et les a priori des cultures ? Tels sont quelques enjeux que ces investigations anthropologiques s’emploient à dévoiler chez les Lyéla du Bukina Faso en montrant une autre perception des phénomènes.
Selon leur conception de la réalité humaine, les frontières qui séparent les règnes de la nature (matière/esprit) sont souples et peuvent être franchies par des moyens « surnaturels ». L’inorganique est vivant parce que tout est Pan-vie. Les fluides de la parole, alliés à la puissance psychique, deviennent un tissu de significations inépuisables. L’objet de la puissance est, dans ce contexte socioculturel, l’action par laquelle un sujet humain est capable d’user des pouvoirs de son esprit, en soi incommensurables, pour transformer une force physique en une puissance invisible ; en somme, pour accéder aux métamorphoses de la désintégration de l’union de l’âme et du corps. L’on peut ainsi dénouer les rets de l’existence par l’appréhension de la dimension profonde de l’être humain qu’est l’énergie psychique ou âme, là même où se tiennent les secrets de la vie et de la mort de tout un chacun. Lire la suite

Une brève présentation de la science quantique des Lyéla

Pierre Bamony : Des pouvoirs réels du sorcier africain Forces surnaturelles et autorités sociopolitiques chez les Lyéla du Burkina Faso, (Paris, L’Harmattan, coll. « Etudes africaines », 2009, 452 p. Paris septembre 2009)

images 

   L’esprit du monde contemporain, qui fait de la croyance aux phénomènes matériels son seul credo, est devenu une nouvelle religion, une espèce de confession dont l’irrationalité dépasse, du moins, égale l’obscurantisme des temps anciens. Cette foi dans la machinerie matérielle, reconnu comme le critère de toute rationalité, oublie que la conception rationnelle des choses n’est pas capable, dans l’absolu, de nier l’esprit. Mais son combat contre cette dimension de l’homme confine, de nos jours, à une inclination sentimentale, pseudo-sicientifique même qui exerce une suprématie souveraine sur les intelligences les plus faibles en les entraînant dans toutes les formes d’adhésion.

Lire la suite