Une brève réflexion critique sur les savoirs constitués du monde contemporain – la production industrielle des savoirs se répétant continûment est un handicap pour le progrès de la Philosophie et des sciences

 

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Lever du soleil et symbole du ciel de la Philosophie comme lumière

Considérons l’état du monde présent sous trois angles différents.

D’abord, notre ère contemporaine, c’est-à-dire notre période spatiale en tant qu’elle est caractérisée par des faits spécifiques de civilisation, est sous l’empire des idées stériles parce que manquant de dynamisme et de possibilités de création novatrice en matière de vision universelle des phénomènes. C’est pourquoi, le monde de prison se manifeste continûment sous l’angle de la digestion perpétuelle des savoirs déjà institués. À titre d’exemple, les sciences des matières (physiques astrophysiques), depuis les théories révolutionnaires et innovant d’Albert Einstein et de Niels Bohr, il y a plus d’un siècle, n’a pas encore pu accéder à une nouvelle lumière de l’esprit qui opère une révolution extraordinaire au niveau des paradigmes. Et pourtant, ce qu’on a convenu d’appeler la science est, depuis le XIXe siècle, érigé au rang d’une Déesse, objet d’un culte populaire et d’une vénération profonde de la part des techniciens de son champ de savoir, ceux qui ne sont éclairés que par leur formation technique, avec une certaine maîtrise de ces outils de longueur, mais sans avoir pu se donner la peine d’accéder à l’esprit scientifique d’un point de vue théorique. On est totalement immergé dans la croyance que cette fameuse science a le pouvoir divin d’apporter une néo-intelligibilité lumineuse des phénomènes. Ce faisant, nous sommes entrés dans l’ère des annonces des progrès inouïs de la science.

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Sciences et Philosophie

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Par Frédéric Baldit, Professeur de mathématiques

I- QU’EST-CE QUE PHILOSOPHER ?

1-La philo au quotidien

De façon inconsciente ou non, lorsque nous agissons, nous le faisons toujours en fonction de nos opinions, de nos jugements, de nos connaissances tirés de toutes nos formes d’expériences.

Ces idées proviennent toujours d’une infinité de rapports, de relations, d’expériences accumulées au cours de notre vie.

Progressivement se mettent en place des conceptions générales de la réalité qui guident nos comportements pratiques. En ce sens, personne n’échappe à la philosophie. (Cf Monsieur JOURDAIN).

Alors les philosophies, élaborées, savantes, donnant des systèmes explicatifs du monde seraient-elles les Sciences de la Totalité ? (Science des Sciences comme elles l’ont longtemps soutenu dans l’histoire de la pensée occidentale.)

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L’art du penser autrement dans la Philosophie des Profondeurs. Court dialogue d’un esprit humain avec un « Eon »

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Une figuration de la Philosophie des profondeurs ?

Brève introduction à la Philosophie des profondeurs

 

Il est tout à fait possible de parvenir, avec l’esprit et la raison universels de la Philosophie, à une autre dimension de cette science première et ultime qu’on peut appeler la Philosophie des profondeurs. Celle-ci se gausse d’une quelconque spécialité scientifique, laquelle est très souvent signe de connaissances techniques inclinant à la répétition d’une nomenclature propre à une science. Mais, qu’est-ce donc que la « Philosophie des profondeurs » ? Celle-ci, en tant qu’opération de l’intelligence rationnelle ou activité du penser permet d’accéder au trésor de la pensée synonyme de l’intellection pour créer des dimensions de réalités nouvelles qui rendent possible l’élévation ou le progrès de l’esprit humain. La pensée est un état, synonyme du trésor des connaissances savantes et communes qui sont perpétuellement répétées par l’enseignement ou par l’écriture de livres et de thèses sur ces savoirs figés. A l’inverse, le penser est une activité continue ouvrant des horizons toujours nouveaux à la création de nouveaux savoirs et de sciences novatrices par l’efficience des concepts qu’elle découvre. Le penser est un facteur de progrès continu en tant qu’il est dynamique, contrairement à la pensée qui est une statique susceptible de nous enfermer dans la répétition du même.

 Les extraits de livre proposés ci-dessous s’inscrivent dans le cadre du penser qui n’a de cesse d’interroger les phénomènes pour aller découvrir le fond des choses au-delà de leur apparaître et de la manière dont leur connaissance est instituée par la pensée.

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Un bref commentaire d’un passage de Le Livre du philosophe de F. Nietzsche sur le mensonge extra-moral : le triomphe de l’art sur la philosophie

 

 

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Adam et Eve, le plus vieux mensonge religieux du monde

Introduction «  sur la vérité et le mensonge au sens extra-moral»

     L’un des «Dix Commandements» majeurs de l’Ancien Testament [1] s’énonce ainsi: «Tu ne mentiras pas» (8 ecommandement). Mais un tel commandement pose un problème d’un point de vue philosophique. D’une part, il sous-entend que le mensonge soit être fait réel et courant. Si tel est le cas, on comprend que le Dieu de la Bible invite tout homme à lutter contre ce penchant qui semble naturel. D’autre part, le mensonge est prévu sous l’angle de la moralité. C’est donc parce qu’il relève du moral qu’il est condamnable. Il est même considéré par les religieux comme un péché grave. Il doit être banni de la conduite, au quotidien, du pratiquant pour éviter un châtiment quelconque et, ce faisant, pour purifier le coeur et l’âme du croyant. Le point de vue, le mensonge est le contraire de la vérité avec le mensonge peut se définir comme le fait de fournir à autrui une information contraire à la vérité qu’il est censé connaître.

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Étude sur l’oeuvre de Gaston Bachelard : Fonction de l’imagination matérielle dans la rêverie poétique

Michèle Pichon, agrégée de philosophie

Conférence « Pavillon des Causeurs » 17/10/2017-Lyon

Repères biographiques

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* Naissance en 1884 à Bar-Sur-Aube d’une famille d’artisans cordonniers.
* 1903 à 1913: travail dans les Postes et Télégraphes à Remiremont puis à Paris. Période interrompue par le service militaire en 1906 et 1907.
* 1914: épouse une jeune institutrice de sa région natale. Mobilisation le 2 août dans les unités combattantes.
* 1919: Professeur de physique et de chimie au collège de Bar / Aube.
* 1920: Licence de philosophie. Mort de son épouse. Vivra avec sa petite fille, Suzanne.
* 1922: Agrégé de philosophie. Enseigne la philosophie à Bar / Aube tout en poursuivant son enseignement de sciences.
* 1927: doctorat de philosophie à la Sorbonne >>
Chargé de cours à la faculté de Dijon, professeur de philosophie de 1930 à 1940.
* 1940-1955: chaire d’histoire et de philosophie des sciences à la Sorbonne, directeur de l’Institut des sciences et des techniques.
* Mort en Octobre 1962.

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La philosophie nous confère-t-elle plus d’intelligence ?

Auxane Gasnot TS7-2017- Saint-Marc

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Introduction

   La philosophie est une réflexion critique sur tous les sujets qui concernent l’Homme ; elle fait preuve de sagesse et d’esprit critique. Elle implique une prise de conscience des problèmes et exige une préparation de l’esprit. L’intelligence se définit comme la capacité de comprendre des relations entre des faits, les phénomènes. Elle utilise notre raison et se fonde sur des savoirs que nous avons acquis au cours de nos expériences passées. Le but de l’intelligence est d’éclairer nos connaissances par notre logique, notre raison. André Gide définira l’intelligence comme “la faculté d’adaptation”. D’abord, nous verrons que la philosophie nous permet de devenir plus intelligent ; cependant, ce n’est pas le seul moyen ; enfin nous monterons comment la philosophie peut accomplir son but de nous rendre intelligent.

     D’une part, la philosophie nous permet d’acquérir des connaissances. Par conséquent, plus nous avons de connaissances, de savoirs, plus nous pouvons laisser notre raison s’exprimer. C’est en ce sens que Descartes nous dit dans ses Principes de la philosophie que le philosophe n’est pas celui qui sait, mais celui qui est en quête du savoir, puisque tout savoir est limité. C’est aussi ce que nous dit Aristote quand il affirme que “le philosophe est celui qui sait le plus de choses possibles”. Donc, plus nous philosophons, plus nous nous interrogeons sur le monde qui nous entoure, plus nous avons de savoirs et par conséquent, plus nous sommes à même de comprendre les phénomènes. Donc, plus nous pourrons exercer notre raison, et à force d’efforts, devenir plus intelligent. En effet, s’exprimer avec la raison est un travail constant qui demande des efforts de façon continuelle afin d’accéder au progrès de notre intelligence.

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Le Meilleur des mondes reflète-il les réalités du temps présent ?

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Deuxième Partie

Le Meilleur des mondes reflète-il les réalités du temps présent ?

     « Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement plus angoissante : comment éviter définitivement cela ?… Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique, moins parfaite et plus libre » (épigraphe de l’ouvrage rédigé en français). Selon Aldous Huxley, « la vie marche vers les utopies ». À titre d’exemple, lorsque le concept de Robot été inventé par un écrivain tchèque, Karel Capek (1890-1938) ou par son frère Joseph Capek, dans les mêmes années que l’écriture du Meilleur des mondes, concept popularisé par l’œuvre magistrale Isaac Asimov (Fondation, les Robots etc.,), nul n’aurait pensé qu’un jour cette utopie allait devenir une réalité au point même de dépasser les réalités. Mieux, les robots sont devenus des voisins des hommes au quotidien.

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