Mythes et légendes des Amazones : des guerrières mythiques à l’histoire des farouches et impitoyables amazones du royaume du Dahomey (Afrique de l’Ouest)

TROISIEME PARTIE : SIMILITUDES MULTIMILLENAIRES ENTRE AMAZONES DANS LE TEMPS ET L’ESPACE

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Amazones – archères et combattantes du royaume du Dahomey

IV- Vertus spartiates, endurances et triomphe des Amazones face aux épreuves de la guerre

  1. A) Les préparations aux endurances militaires

       A propos des entraînements des Amazones du royaume du Dahomey, Alpern cite l’un des observateurs européens qui en avait été lui-même témoin : « Dalzel confirma leurs observations {celles de ces prédécesseurs des années 1760, comme Pruneau de Pommegorge} en ses termes : « Pluiseurs centaines de ces {femmes du palais} sont préparées à l’usage des armes {…}. Ces guerrières s’entraînent régulièrement et s’adonnent à leurs exercices militaires avec autant d’habilité que les soldats de l’autre sexe » (p.104). Lors des attaques simulées d’ennemis, elles devaient affronter de redoutables plantes et arbustes épineux pour les préparer aux combats réels. Elles devaient apprendre, ainsi, à accepter, de manière stoïque, la souffrance physique (blessures du corps) quelle que soit son intensité. Et, en dépit du caractère périlleux d’un obstacle, comme par exemple l’imitation d’un château fort de 2,74 m de haut, entouré de tous côtés d’un tas de ronces à croissance rapide, elles devaient l’affronter. Alors, elles bondissaient sur l’obstacle en question en brandissant leurs armes et en poussant en même temps des cris de guerre sans se préoccuper, le moins du monde, de la barricade épineuse ; même si elles se déchiraient la chair en traversant cet obstacle couvert d’épines.

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Le concept de parentalité confronté aux pratiques du soin et de l’aide sociale

Dominique FAVRE Psychologue à l’Institut Départemental de l’Enfance et de la Famille du Rhône Accueil Mères-Enfants

Intervention au « Pavillon des Causeurs » Gerland

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Qui est autorisé à en juger ?

Introduction 

Je remercie chaleureusement les membres du Pavillon des Causeurs de m’avoir offert une tribune pour présenter et discuter avec vous, cette question de la parentalité, médiatiquement très connue, mais dont l’approche théorico-clinique n’est pas toujours à la hauteur de l’inflation de communication dont elle est l’objet.

   En préparant cette communication, je me suis aperçu qu’il n’est pas facile d’exposer en temps limité, un travail de recherche et une expérience clinique portant sur des années ; aussi vais-je m’efforcer de la rendre moins touffue, en ne cherchant pas à tout dire en une fois !

Dans un premier temps, j’introduirai la parentalité, depuis ses représentations subjectives jusqu’à l’émergence du concept. Dans un deuxième temps je vous présenterai le travail de notre groupe de recherche sur la parentalité[1], dirigé par Didier Houzel, et notre analyse du processus de parentalité en trois axes3. Enfin dans une perspective plus clinique, j’essayerai de mettre en perspective la pratique de l’accueil institutionnel de mères isolées en difficulté, avec nos hypothèses de recherche.

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Femme, terre de l’Humanité

Eve, Mère de tous le vivants

Eve, Mère de tous le vivants

Introduction

   Et si toi, tu n’es pas cet objet que la publicité se complaît tous les jours à vendre dans tous les espaces disponibles. Au contraire, tu es la beauté sans prix, qui se situe au-delà de toute évaluation. Et si tu n’es non plus réductible à cet étalage de chair sur Internet, qui livre à tous les regards, innocents ou coupables, vierges ou initiés aux secrets de l’accouplement, les méandres, les profondeurs, les abysses de ton sexe ; au point de te réduire à n’être qu’un sexe du plaisir et non plus une personne qui a un sexe. Certes, le masculin en fait autant. Mais la nuance est éminente, s’agissant de toi, Femme. Cet étalage extrême de l’intimité de certains êtres humains est-il le fait de la liberté naturelle ou instinctuelle qui pousse le voyeurisme jusqu’au dégoût, à l’écoeurement même ? Qu’ont-ils encore à désirer les pèlerins du plaisir si ce qui est à conquérir, à découvrir est déjà tout donné sans beauté ni pudeur ?

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Aphrodite et Pan

   Et si tu n’es pas l’Aphrodite vulgaire de Pausanias dans le Banquet de Platon, éprise d’aventures sexuelles, d’amour des corps sans souci de la qualité ; faite toute entière pour l’amour au hasard, qui recherche des partenaires peu intelligents, l’important étant de jouir du plaisir physique sous toutes ses formes ?

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Bio-anthropologie de la sexualité – Homosexualité et Hédonisme féminin –

Extraits

D’une part :

 « A) La copulation avec les individus du même sexe est un phénomène universel

   Si l’on s’accorde avec le principe d’Epicure sur la définition de l’essence du vivant, selon lequel tout vivant, quel qu’il soit, recherche comme par nécessité, le plaisir et fuit, comme par nécessité, tout ce qui est source de douleur, alors peu importe la forme par laquelle il obtient ce plaisir. Dès lors, ce qui compte et qui est premier, c’est le fait d’atteindre une forme de bonheur puisque celui-ci est synonyme de plaisir ou absence de douleur. Epicure précise bien ce phénomène propre à l’être humain, voire au vivant, en général : le bonheur et/ou plaisir « est au principe de nos choix et refus, il est le terme auquel nous atteignons chaque fois que nous décidons quelque chose, avec, comme critère du bien, notre sensibilité. Précisément parce qu’il est le bien premier, épousant notre nature {…} Tout plaisir est en tant que tel un bien… »[1] En cette vie, que nous avons en partage, chacun recherche donc le bonheur/plaisir qui est conforme à sa propre nature sans que personne n’ait à en juger. Il est d’office disqualifié parce qu’il est étranger à la personne d’autrui qu’il s’octroie injustement le droit de juger.

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