L’Homme selon Sade

Lycée Saint-Marc 2015, à Nivolas-Vermelle, Pauline Khalifa, TL.

L’Homme selon Sade

Le marquis de Sade

Le marquis de Sade.

Alphonse Donatien François de Sade (1740-1814) est un auteur du XVIIIème siècle considéré comme un philosophe des Lumières provocateur et radical. Il a été enfermé dans le donjon de Vincennes, puis à la Bastille. Méprisé ou adulé, il a longtemps été un symbole anarchique et également polémique. Sade est un athée violent et virulent, une figure emblématique de la littérature sordide, à teneur pornographique, qui par ses idées, condamne la religion catholique. Sade a été honoré et reconnu comme « l’Apôtre de la Liberté », le « Divin Marquis » par les Surréalistes au XXème siècle, qui ont revendiqué sa conception de la liberté et de l’amour. Son nom est entré dans notre vocabulaire par le biais de néologismes tels que « sadique » ou encore « sadomasochisme » qui signifie : « celui qui aime faire mal » et « celui qui aime avoir mal. »
Homme aux conceptions du monde particulières, il est encore aujourd’hui sujet de curiosité et d’études. Lire la suite

La politique comme je la vois

La politique comme je la vois

      LA POLITIQUE COMME JE LA VOIS

Ces dernières années s’est opérée en Europe et particulièrement en France un certain désespoir dans la classe politique, largement alimentée par certaines élites et l’opprobre dont elles se couvrent par leurs mensonges. La politique paraît perdre son essence dans la poursuite des intérêts particuliers et ne plus avoir d’autre but que l’accession au pouvoir, entraînant la perte de crédibilité et même de légitimité de la classe politique auprès de son peuple ainsi que la désespérance de ce dernier en un avenir meilleur.

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Désastre, misère et malédiction du pouvoir politique

De la mixité dangereuse des hommes politiques et du monde de la finance et de leur complicité perverse au regard des intérêts des peuples qui les ont faits « rois » 

La liberté d’entreprendre et de s’enrichir peut être considérée comme un droit inaliénable. Il s’agit d’un monde à part, un champ de réalité humaine et économique qui ne peut se mêler du destin d’un peuple quant à sa bonne gouvernance et à sa volonté d’autonomie politique. Dès lors, et en ce sens, un homme politique qui se laisse tenter par les charmes de cet univers est un être dépravé, indigne de sa mission auprès d’un peuple et viscéralement corrompu. Tel est le sens des analyses ci-dessous.

« Car  c’est du prince que ruissellent sur le peuple entier, comme d’une  source intarissable, les biens et les maux ». (Thomas More : L’utopie, GF-Flammarion, Paris 1987, p. 91)

« Encore ce seul tyran, il n’est pas besoin de le combattre, il n’est pas besoin de le défaire, il est de soi-même défait, mais que le pays ne consente à sa servitude ; il ne faut pas lui ôter rien, mais ne lui donner rien ; il n’est pas besoin que le pays se mette en peine de faire rien pour soi, pourvu qu’il ne fasse rien contre soi. Ce sont donc les peuples mêmes qui se laissent ou plutôt se font gourmander, puisqu’en cessant de servir ils en seraient quittes ; c ‘est le peuple qui s’asservit, qui se coupe la gorge, qui, ayant le choix ou d’être serf ou d’être libre, quitte la franchise et prend le joug, qui consent à son mal, ou plutôt le pourchasse. S’il lui coûtait quelque chose à recouvrer sa liberté, je ne l’en presserais point, combien qu’est-ce que l’homme doit avoir plus cher que de se remettre en son droit naturel, et, par manière de dire, de bête revenir homme ; mais encore je ne désire pas en lui si grande hardiesse ; je lui permets qu’il aime mieux je ne sais quelle sûreté de vivre miséra­blement qu’une douteuse espérance de vivre à son aise… Pareillement les ty­rans, plus ils pillent, plus ils exigent, plus ils ruinent et détruisent, plus on leur baille, plus on les sert, de tant plus ils se fortifient et deviennent toujours plus forts et plus frais pour anéantir et détruire tout ; et si on ne leur baille rien, si on ne leur obéit point, sans combattre, sans frapper, ils demeurent nus et défaits et ne sont plus rien, sinon que comme la racine, n’ayant plus d’humeur ou aliment, la branche devient sèche et morte ». (La Boétie : Discours de la servitude volontaire, GF-Flammarion, Paris 1983, p.p.136-137) Lire la suite