De quelques carctères de la vérité : examen critique

Image épurée de la vérité, objet de la contemplation philosophique

Une brève introduction

 La vérité est une notion à la fois triviale et profonde. Elle est triviale, parce que tout le monde sait qu’un propos, un récit sont vrais si et si seulement les choses se sont passées comme le dit le propos ou le récit. Il est vrai que si et seulement si – A la limite, la vérité est « dispensable » : elle est « redondante ». Elle est profonde parce que toute recherche cognitive est recherche de la vérité. « Même ceux qui aiment autre chose que la vérité veulent que ce qu’ils aiment soit la vérité » comme le reconnaît Saint Augustin, Confessions, JX, 34. Un texte admirable, qui a beaucoup influencé Heidegger. Lire la suite

De la vérité et de ses contradictions en philosophie : une enquête sur les caractères du vrai

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Du point de vue de la raison philosophique, une telle affirmation a-t-elle un sens ?

Introduction

     Depuis que les descendants d’Homo sapiens ont acquis la conscience d’eux-mêmes et celle de leur place singulière dans ce monde, ils ont toujours été tentés de voir le monde tel qu’il serait sans eux. Mais la recherche du vrai n’est-elle pas, avant tout, une quête personnelle ? Et quel sens donne-t-on ordinairement à ce terme ? Que signifie la vérité ? Cette notion recouvre plusieurs sens en tant qu’elle désigne en premier lieu le caractère de ce qui est vrai : soit ce à quoi l’esprit peut donner son assentiment, par le moyen d’un rapport de conformité avec l’objet de la pensée ; soit une proposition qui emporte l’assentiment général ou s’accorde avec le sentiment de la réalité ; soit la connaissance ou l’expression d’une connaissance conforme aux faits tels qu’ils se sont déroulés ; soit aussi une attitude morale : la bonne foi ou la sincérité.

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Un bref commentaire d’un passage de Le Livre du philosophe de F. Nietzsche sur le mensonge extra-moral : le triomphe de l’art sur la philosophie

 

 

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Adam et Eve, le plus vieux mensonge religieux du monde

Introduction «  sur la vérité et le mensonge au sens extra-moral»

     L’un des «Dix Commandements» majeurs de l’Ancien Testament [1] s’énonce ainsi: «Tu ne mentiras pas» (8 ecommandement). Mais un tel commandement pose un problème d’un point de vue philosophique. D’une part, il sous-entend que le mensonge soit être fait réel et courant. Si tel est le cas, on comprend que le Dieu de la Bible invite tout homme à lutter contre ce penchant qui semble naturel. D’autre part, le mensonge est prévu sous l’angle de la moralité. C’est donc parce qu’il relève du moral qu’il est condamnable. Il est même considéré par les religieux comme un péché grave. Il doit être banni de la conduite, au quotidien, du pratiquant pour éviter un châtiment quelconque et, ce faisant, pour purifier le coeur et l’âme du croyant. Le point de vue, le mensonge est le contraire de la vérité avec le mensonge peut se définir comme le fait de fournir à autrui une information contraire à la vérité qu’il est censé connaître.

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L’insoutenable précarité du bonheur humain dans la philosophie d’Arthur Schopenhauer

Le Monde comme volonté et comme représentation

 

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I- Introduction et définition du terme de bonheur

 

 

     Si l’on s’attache à l’étymologie du mot, on s’aperçoit très vite que le bonheur est lié au hasard, à la chance. Bonheur signifie, en effet, « bon heur », dérivé du latin augurium, qui signifie « augure », « chance ». Le bonheur, comme le malheur est alors quelque chose qui arrive, qui nous échoit, sans qu’on s’y attende. Mais il est, du même coup, précaire, et échappe à toute tentative de maîtrise. En effet, il ne suffit pas de déclarer « je veux être heureux » pour l’être effectivement. Il y a quelque chose dans la nature qu’on pourrait assimiler à ce que Leibniz appelle « le mal métaphysique »[1]. Celui-ci tient à l’imperfection du monde comme l’incompatibilité des choses ou de leurs états qui ouvrent la voie à toutes les possibilités du meilleur et du pire. Certes, dans la tradition philosophique, le bonheur suggère l’idée d’un bien. Mais de quelle nature est ce bien ? Le bonheur est-il le bien suprême ? Comment cela est-il possible puisque le bonheur est parfois frivole ? Arrivons-nous jamais à être heureux ?

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