De la création, de ses limites et de ses critiques en philosophie

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Et l’Homme créa Dieu ?

introduction

On peut distinguer le concept de création – qui ne peut pas désigner un processus, mais le résultat de ce processus – de deux notions connexes : d’une partie, de la fabrication, de la production d’un à partir d’une matière existante, et suivant une règle préétablie. Elle renvoie au domaine de la technique et de l’artisanat, et se pense comme un processus temporellement assignable. D’autre part, la production, qui constitue une extension du premier paradigme. Il s’agit alors d’une fabrication mécanisée, étendue dans les moyens qu’elle met en œuvre, et dans la quantité d’objets produits. L’objet est pensé non comme singulier, mais comme reproductible en droit. La production opère une sorte de passage à la limite de la fabrication, par la mécanisation et les progrès techniques. C’est ainsi que, dans la conception philosophique de Marx, la production est la fonction économique principale, qui conditionne à la fois la distribution et la consommation. Corrélativement, elle implique une mise en place d’un second plan du sujet à un stade de la fabrication d’une automatisation complète des moyens de production dans les usines, comme suit procédé courant aujourd’hui.

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Du refus de la vérité sur le cancer dans les milieux spécialisés et du poids du paradigme scientifique : la thèse du Docteur Laurent Schwartz, cancérologue, comme dévoilement et controverse scientifique et thérapeutique

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De la nécessité de dépasser la prison du paradigme philosophico-scientifique pour une vision nouvelle dans les sciences

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      Depuis quelques mois (fin 2014- début 2015), nous travaillons sur les effets pervers des paradigmes en sciences. Dans un article à paraître sur ce site même, qui est une réfutation de l’économie comme science, en préambule de celui-ci, nous avons défini et longuement analysé ce phénomène intellectuel et psychologique qui, dans les champs des sciences, produit les conditions nécessaires d’une croyance aussi aliénante pour la conscience que le conditionnement moral des religions monothéistes comme le Judaïsme, le christianisme, l’Islam. En substance, il s’agit d’un système de pensée qui s’impose comme un modèle ou qui s’affirme telle une vision unifiée du monde à la fois humain et matériel. Toutefois, à la différence de la foi religieuse dont l’aliénation de la conscience, si fondamentale, ne peut laisser, dans certains cas, aucun recul possible, la croyance scientifique, dans le cadre de l’empire du paradigme, trompe et illusionne les gens en raison de son prestige. Car la science, depuis le triomphe du scientisme au XIX e siècle, a pu accéder, de nos jours, au rang d’une religion qui a son clergé, ses prélats, ses cardinaux, ses thuriféraires, ses doctrinaires aussi impitoyables les uns autant que les autres, mais aussi les uns à l’égard des autres, quand il s’agit de défendre leur vérité instituée. Cependant, au fond, il s’agit d’une pseudoscience, malgré son influence considérable sur le peuple, tout entier converti à la science vulgaire, et même sur un grand nombre d’intellectuels. Les vrais scientifiques, depuis les années 1950 environ, tiennent un tout autre discours sur la vérité scientifique (on peut dire sur ce point que ce qui est vrai, c’est qu’il n’y a pas de vérité indubitable) et sur la nature des phénomènes physiques qu’elle est susceptible d’explorer. Ce qu’elle tient pour des connaissances, toujours provisoires, sont des pans de dévoilement qu’elle opère sur la complexité du Réel effectif. Lire la suite

La réussite scolaire résulte-t-elle du don ou du talent et du travail ?

       Face aux questions contemporaines de ce monde multipolaire, qui s’attache plus que jamais à trouver dans la réussite le fondement de toute forme de vie, il est légitime de s’interroger sur l’ambivalence entre réussite et épanouissement. Qu’elle est donc cette réussite impérieuse au nom de laquelle on me juge ? La réussite, stricto sensu dérive du latin exire, signifiant sortie, aller hors de. On pourrait donc trouver dans cette première approche, une définition commune de la réussite : c’est l’accomplissement d’un but que je me suis fixé, pour lequel j’ai oeuvré : j’ai travaillé à ma réussite et pour elle. Toute réussite serait donc due à un travail méthodique.

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Nietzsche et la solitude

Introduction

       Le genre humain, contrairement à toute autre espèce vivante, comporte des individualités qui, par leur singularité, échappent aux normes, coutumes, modes de penser ou d’être, bref à toute forme de soumission aux lois socio-culturelles des communautés. Si chez chaque espèce vivante, en raison de la sérotonine, hormone de la reproduction, chaque individu cherche frénétiquement, mais inconsciemment, au risque de sa vie, à se reproduire coûte que coûte, des particuliers humains se montrent souverains par rapport à tous ces impératifs naturels. Ils décident de mettre à distance le noyau dur du groupe avec ses formes d’abrutissement par trois modes de solitude.

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