De quelques carctères de la vérité : examen critique

Image épurée de la vérité, objet de la contemplation philosophique

Une brève introduction

 La vérité est une notion à la fois triviale et profonde. Elle est triviale, parce que tout le monde sait qu’un propos, un récit sont vrais si et si seulement les choses se sont passées comme le dit le propos ou le récit. Il est vrai que si et seulement si – A la limite, la vérité est « dispensable » : elle est « redondante ». Elle est profonde parce que toute recherche cognitive est recherche de la vérité. « Même ceux qui aiment autre chose que la vérité veulent que ce qu’ils aiment soit la vérité » comme le reconnaît Saint Augustin, Confessions, JX, 34. Un texte admirable, qui a beaucoup influencé Heidegger. Lire la suite

De la vérité et de ses contradictions en philosophie : une enquête sur les caractères du vrai

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Du point de vue de la raison philosophique, une telle affirmation a-t-elle un sens ?

Introduction

     Depuis que les descendants d’Homo sapiens ont acquis la conscience d’eux-mêmes et celle de leur place singulière dans ce monde, ils ont toujours été tentés de voir le monde tel qu’il serait sans eux. Mais la recherche du vrai n’est-elle pas, avant tout, une quête personnelle ? Et quel sens donne-t-on ordinairement à ce terme ? Que signifie la vérité ? Cette notion recouvre plusieurs sens en tant qu’elle désigne en premier lieu le caractère de ce qui est vrai : soit ce à quoi l’esprit peut donner son assentiment, par le moyen d’un rapport de conformité avec l’objet de la pensée ; soit une proposition qui emporte l’assentiment général ou s’accorde avec le sentiment de la réalité ; soit la connaissance ou l’expression d’une connaissance conforme aux faits tels qu’ils se sont déroulés ; soit aussi une attitude morale : la bonne foi ou la sincérité.

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Charles Darwin n’est pas l’inventeur du concept d’évolution. S’agit-il d’une pseudo-croyance scientifique bien ancrée dans les esprits ? Deuxième Partie : Une théorie en controverse inachevée

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Intrication et abysses des structures élémentaires du vivant,

création de Claire Cirey Joux, artiste plasticienne

 

Une brève introduction relative à l’apport de la Philosophie à la Science contemporaine

La philosophie est non seulement la science des concepts efficients – on le verra plus loin à propos d’un concept de Gilles Deleuze et Félix Guattari qui est adoptée par la biologie contemporaine pour mieux comprendre les mystères de la vie -, mais la lumière de l’entendement humain sur l’émergence et le devenir des sciences. Contrairement à ce qu’on enseigne dans les lycées et à la manière dont on l’y conçoit, elle ne se réduit pas à une répétition du même, c’est-à-dire des mêmes savoirs, mais elle peut et doit se définir comme une créativité permanente, même dans la pensée de la ou des sciences par son volet épistémologique. C’est pourquoi, elle n’a de cesse d’interroger les phénomènes pour mieux les comprendre et, ainsi, dépasser les évidences du sens commun qui s’attache à répéter des soi-disant vérités, scientifiques ou non. Et l’on comprend aisément qu’Albert Einstein n’ait pas hésité à montrer que « le sens commun n’est rien d’autre en réalité qu’un tissu de préjugés accumulés dans l’esprit avant l’âge de dix-huit ans. Chaque idée nouvelle que l’on rencontre plus tard lutte contre cette accumulation d’idées « évidentes » ».
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Charles Darwin n’est pas l’inventeur du concept d’évolution. Première Partie : la volonté de savoir

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Mystères relatifs aux origines de la vie sur notre Commune Terre. S’agit-il d’un chaos créateur ?

 

Introduction : L’erreur fondamentale du concept d’évolution dans L’origine des espèces de Charles Darwin

     Commençons par clarifier un point essentiel, en l’occurrence, la question sémantique. Il s’agit de bien préciser ce qui a rapport à la signification du mot « évolution ». C’est une question d’exigence philosophique, Philosophie que nous continuons à définir comme la Science première, source unique de toutes celles que nous connaissons aujourd’hui, et éminente par son degré d’abstraction rationnelle et d’intelligibilité universelle des phénomènes humains et matériels. Tel est aussi le sens de l’une de ses définitions logiques que lui donne Ludwig Joseph Wittgenstein, mathématicien, logicien et philosophe : « le but de la philosophie est la clarification logique de la pensée. La philosophie n’est pas une doctrine mais une activité… La philosophie a pour but de rendre claires et de délimiter rigoureusement les pensées qui autrement, pour ainsi dire, sont troubles et floues »[1]. Suivant cette exigence rationnelle de la philosophie dans l’art de clarifier le sens des concepts, notre finalité n’est pas de remettre en cause l’un des termes clés de la biologie contemporaine qu’est l’« évolution », mais de démontrer que l’auteur de L’origine des espèces n’en avait pas la moindre idée précise ; il n’est pas non plus l’inventeur de ce concept quand on se donne la peine de lire attentivement son ouvrage de référence. En outre, en vertu de sa définition initiale, le mot « évolution » est inadéquat pour traduire la complexité de ce qui a été à l’œuvre dans les transformations majeures des êtres vivants. On remarquera, en passant, que nos techno-sciences commettent une erreur semblable quand elles appellent « station spatiale internationale » ce qui est une « cité » mécanique en mouvement perpétuel autour de la terre. En français comme en Anglais, le terme « station » traduit bien l’idée de quelque chose qui est arrêté, ou qui ne bouge pas de façon significative.

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