Anthropologie de pratiques culturelles chez les Lyéla du Burkina Faso : activités socio-économiques et loisirs

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L’ombre superbe d’un arbre au crépuscule

Présentation

            Chez les Lyéla du Burkina Faso, tout le monde est, par nécessité de subsistance, agriculteur : les hommes, les femmes s’adonnent essentiellement à l’agriculture. Seule la culture maraîchère, parce qu’elle se pratique sur des gwara ou enclos autour de l’habitat familial, généralement affectés aux hommes mariés, distingue les hommes des femmes. Dès lors, si tout le monde est, avant tout, agriculteur, cela suppose qu’en ce qui concerne toutes les autres activités dans la vie des Lyéla, personne n’est spécialisé en quoi que ce soit. Même le forgeron, qui est un métier singulier réservé exceptionnellement, chez les Lyéla, à un clan donné, ne vit pas de la forge. Comme tout le monde, il est aussi agriculteur et pratique son métier de forgeron soit par nécessité, soit en dehors de son temps de travail aux champs. Il ne pense même pas à vivre de la production de la forge, mais naturellement de celle de ses champs, c’est-à-dire de ses activités agricoles. Comme le forgeron, tous ceux qui pratiquent une activité, en dehors de l’agriculture, le font à titre de complément de celle-ci, comme nous le montrerons à travers quelques travaux saillants chez cet ensemble de clans du Burkina Faso.

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La place de l’agriculture chez les Lyéla du Burkina Faso

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Présentation

      L’analyse de la vie agricole chez les Lyéla obéit à une double nécessité dans l’économie de ces recherches, entreprises depuis plus de vingt ans au milieu de cette population du Burkina Faso, pays sahélien de l’Afrique de l’Ouest. D’abord, même si nous n’ignorons pas que leurs modes culturaux et leur organisation du travail sont comparables, dans les grandes lignes, à ceux de leurs voisins immédiats du Burkina Faso en particulier, et du Sahel, en général, un tel examen s’avère incontournable pour comprendre des pans entiers de leur réalité sociale.

     Au niveau de l’agriculture – et nous nous en tiendrons seulement aux aspects qui intéressent notre hypothèse – la dimension apparente de la vie est nécessairement imbriquée dans la structure invisible. Le cultural prend son sens dans le cultuel. Les croyances inclinent chaque cultivateur à y puiser l’essence de sa dynamique dans le travail et la rentabilité elle-même de la production agricole y trouve sa justification. Ensuite, le travail de la terre vise, de façon sous-jacente, à tenter de nouer les liens de l’ensemble des membres, par-delà les générations, non d’un clan mais de plusieurs. L’organisation des équipes de travail répond à ce souci. Quelle que soit la catégorie de chacune d’elles (jeunes, adultes, femmes etc.), le but est le même : résorber les différences, atténuer les conflits interindividuels ou, comme autrefois, entre les villages et entre les clans, favoriser les facteurs indispensables de la vie communautaire.

   En outre, la répartition des produits de la terre entre les diverses composantes d’une cour oblige à une équité du chef de famille sans laquelle une concession est susceptible de basculer dans la rupture. En ce sens, l’agriculture apparaît comme la réalité fondamentale des liens sociaux, le cœur qui rythme les accords et les désaccords, la compénétration du visible et de l’invisible.

   C’est pourquoi, l’essentiel de nos analyses sur ce chapitre s’en tiendra aux enquêtes conduites sur le terrain lors de nos recherches successives, notamment initiales sur le terrain. Ce qui implique que nous laisserons de côté les modifications qui ont pu y intervenir, avec la collaboration dynamique des nombreuses O.N.G. occidentales qui opèrent, entre autres, dans cette zone du Burkina Faso.

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De l’inanité des élites politiques malgaches depuis l’indépendance et de leur volonté de mépriser et de tuer les aspirations de leur peuple : l’humiliation du peuple au quotidien

(In Pierre Bamony : Pourquoi l’Afrique si riche est pourtant si pauvre ?  Tome 2 La Malédiction du pouvoir politique. Quel espoir des peuples de demain ? ( Editions Le Manuscrit, Paris, 2011, Chapitre II : Le cas de Madagascar – Le procès des élites malgaches : une superfétation devenue dangereuse pour le peuple)

Extraits

 

« II- Madagascar, un océan de misère insoutenable

     Madagascar aurait pu être qualifié de « perle de l’Océan indien » pour diverses raisons : d’abord, l’exceptionnelle humanité des Malgaches (douceur accueillante, bienveillance, sérénité, bonté etc.) ; ensuite, les immenses ressources naturelles de cette île (parcs, réserves, ressources du sous-sol et du sol etc.) ; enfin, ses côtes aux charmes indicibles (Mer d’Emeraude d’Antsiranana, Nosy Be, Mahjunga, Sainte-marie, Toliarana etc.). Hélas ! Madagascar ne saurait être, pour le moment, qualifié de « perle de l’Océan Indien », mais, au regard des conditions de vie de ses peuples, d’ « enfer de l’Océan Indien ». L’on comprendra mieux le sens de ce qualificatif à la suite de l’analyse critique des données recueillies sur place que je vais entreprendre.

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