De l’inanité des élites politiques et de leur organisation classique du pouvoir. Preuve par l’exemple de la Misarchie : utopie ou système socio-politique libertaire et égalitaire possible ?

La liberté et l’égalité sont-elles réfractaires à toute forme de soumission ?

Introduction

     Quels que soient les pays, les continents, les êtres humains, par-delà les différences physiques et culturelles de ces derniers, ils ont toujours été accoutumés à considérer leur état présent comme la norme. Que cet état des choses soit politique (la régence présente de la démocratie dans un grand nombre de pays, par exemple) ou économique (la gouvernance ou le triomphe du capitalisme libéral outrancier), rien ne change absolument du point de vue des croyances culturelles (ensemble de représentations, de valeurs, de jugements préjudiciables à l’égard des autres peuples, voisins ou non, en somme la vision intellectuelle, religieuse voire les connaissances vulgaires qui constituent le tissu des opinions populaires ou non d’une société donnée) qui inclinent à considérer que les facteurs qui façonnent notre psychologie et détermine notre art de vivre, d’exister, de penser même comme tout ce qui doit être tel qu’il est. En d’autres termes, l’on résume notre état présent en raisonnant ainsi : « les choses doivent être telles qu’elles sont et pas autrement ». C’est cette perception des phénomènes humains et matériels qui fait le malheur des Humains sur toute la surface de la terre ; malheur au sens où chacun de nous est absolument, spontanément réfractaire à toute forme de changement majeur dans sa société. Autrement, il n’y a jamais rien de fondamentalement nouveau sous le soleil : on ne fait que ressasser, suivant des angles différents, des vues variées les mêmes choses, les mêmes données courantes depuis des siècles, voire des millénaires. La Science elle-même est répétitive.

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De la mixité dangereuse des hommes politiques et du monde de la finance et de leur complicité perverse au regard des intérêts des peuples qui les ont faits « rois »

L’insoutenable irrationalité rationnelle des formes du pouvoir exécutif



« Car c’est du prince que ruissellent sur le peuple entier, comme d’une source intarissable, les biens et les maux ». (Thomas More : L’utopie, GF-Flammarion, Paris 1987, p. 91).

« Encore ce seul tyran, il n’est pas besoin de le combattre, il n’est pas besoin de le défaire, il est de soi-même défait, mais que le pays ne consente à sa servitude ; il ne faut pas lui ôter rien, mais ne lui donner rien ; il n’est pas besoin que le pays se mette en peine de faire rien pour soi, pourvu qu’il ne fasse rien contre soi. Ce sont donc les peuples mêmes qui se laissent ou plutôt se font gourmander, puisqu’en cessant de servir ils en seraient quittes ; c ‘est le peuple qui s’asservit, qui se coupe la gorge, qui, ayant le choix ou d’être serf ou d’être libre, quitte la franchise et prend le joug, qui consent à son mal, ou plutôt le pourchasse. S’il lui coûtait quelque chose à recouvrer sa liberté, je ne l’en presserais point, combien qu’est-ce que l’homme doit avoir plus cher que de se remettre en son droit naturel, et, par manière de dire, de bête revenir homme ; mais encore je ne désire pas en lui si grande hardiesse ; je lui permets qu’il aime mieux je ne sais quelle sûreté de vivre miséra­blement qu’une douteuse espérance de vivre à son aise… Pareillement les ty­rans, plus ils pillent, plus ils exigent, plus ils ruinent et détruisent, plus on leur baille, plus on les sert, de tant plus ils se fortifient et deviennent toujours plus forts et plus frais pour anéantir et détruire tout ; et si on ne leur baille rien, si on ne leur obéit point, sans combattre, sans frapper, ils demeurent nus et défaits et ne sont plus rien, sinon que comme la racine, n’ayant plus d’humeur ou aliment, la branche devient sèche et morte ». (La Boétie : Discours de la servitude volontaire, GF-Flammarion, Paris 1983, p.p.136-137)

« Ceux qui voudront traiter séparément la morale et la politique n’entendront rien à aucune des deux » (Jean-Jacques Rousseau : Emile IV )

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Vagues méditations sur le couple humain

Young Asian married couple after a fight, Angry couple ignoring each other, relationship troubles.

  Qui peut contester Platon quand il affirme que les âmes des êtres humains, après leur chute sur la terre, sont en errance, sans destination précise ni choix ni direction donnée, jusqu’à leur incarnation dans un corps ? Un corps d’emprunt ? Que celui-ci est le choix d’une expérience pré-empirique dont nul ne se souvient vraiment après la traversée du Léthée ou fleuve de l’oubli des expériences antérieures ?

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Troisième Partie : Que peut-on attendre d’une figure d’outil technologique considéré comme la panacée qui libérerait un grand nombre des membres du genre humain de toute contrainte ?

L’I.A., selon toute vraisemblance, n’est qu’une superbe illusion de la puissance de l’imagination humaine

1- L’auto-mutation possibles de l’IA par la performance de ses pouvoirs de combinaison

   Au lieu de chercher à se transformer soi-même en gagnant en qualité morale, intellectuelle et éthique pour tâcher de s’élever vers l’état de l’Humanité vertueuse, le genre humain se traîne toujours dans la fange de sa dimension matérielle ou de sa nature paresseuse. Celle-ci l’impulse à créer des outils technologiques comme le moyen par excellence de sa domination sur et de sa maîtrise des choses. C’est pourquoi il s’enthousiasme vite pour les effets de ses productions qui vont dans le même sens que sa volonté de domination rédhibitoire, voire pathologique. C’est, donc, le cas des objets technologiques comme l’IA sous ses diverses formes. Aussi, au fur et à mesure qu’elle gagne en sophistication, en ampleur, en extension, celle-ci transforme sa manière de travailler – en tant qu’animal paresseux, striatum oblige, elle pourrait le soulager du moindre effort – et même de vivre. Il attend d’elle, comme on le ferait au sujet d’un nouveau messie, la réponse face aux divers enjeux mondiaux, la mise au point de solutions ad hoc. Or, à son sujet, il y a, chez l’être humain, un lien logique entre la volonté et l’intelligence. Toutefois, une telle modalité de fonctionnement peut s’opérer dans la machine grâce à la sophistication des activités et des fonctionnalités de l’IA générative. Tout se passe comme s’il y avait un passage d’un état biologique, l’être humain, à un autre état, celui des machines pensantes. Mais, concernant ces dernières, il n’en demeure pas moins qu’il est toujours question de compétence ou de performance, de compétitivité, d’efficacité, de rapidité et de puissance de calcul, etc. Il existe, malgré tout, un degré de qualité entre l’un et l’autre. Qu’il s’agisse de Chatbot ou de ChatGPT, l’IA nous apparaît comme un complément indispensable, suivant son usage raisonnable, du cerveau humain. Sa fonction consiste essentiellement à gérer des tâches, des productions sans noblesse ni valeur ajoutée. En ce sens, sa mission se réduit à être une servante au service de son inventeur qui, par paresse naturellement, a toujours eu tendance à déléguer à des serfs des tâches nécessaires qui nécessitent travail et effort. Somme toute, l’I.A. n’est rien d’autre qu’une vile imitation du cerveau ; rien de plus.

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L’empire de l’IA et la domination possible du genre humain par la surpuissance de ses capacités d’innovations technologiques continues. Rêve ou réalité effroyable ?

Deuxième Partie 

4K Resolution of Digital Eye Wave Lines Stock Background-
L’infinie efficience de la création technologique

II-1 Caractéristiques et fonctionnalités de l’I.A.

  Selon la littérature technoscienfique en ligne sur l’IA[1], il est reconnu que celle-ci n’est rien d’autre qu’un outil pratique ou utile au service de l’être humain. Aussi, c’est son ignorance qui conduit les admirateurs d’un tel instrument à le considérer comme une panacée au sens où l’IA serait capable de satisfaire tous les besoins du genre humain. Malheureusement, nous en sommes encore bien loin d’une telle rêverie. Car elle ne crée ni ne produit rien par elle-même. Sa performance est toujours liée à la qualité de ses algorithmes, de ses techniques d’apprentissage qui sont des données fournies par l’intelligence humaine dont elle dépendrait, sans doute, encore, voire toujours. En effet, l’IA produit d’excellents résultats dans l’exécution des tâches, des tâches prédéfinies, encore une fois, par l’intelligence humaine. D’où la nécessité de concevoir des quantités considérables de données pour activer son entraînement et même, par après, son fonctionnement. Sans ces fameux datas, elle est réduite à néant. Sa performance réside essentiellement dans le fait d’«apprendre», c’est-à-dire de s’entraîner à analyser de grandes quantités de ces données qu’un être humain conçoit et lui fournit.

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