De la décadence comme fatalité inhérente à l’essence même des phénomènes

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L’Humanité peut-elle échapper à une forme de décadence ?

I- Etudes théoriques : émergence et mort des peuples et des mondes

Introduction

     La décadence est une notion confuse, d’un point de vue philosophique, qui mêle le psychologique et l’historique ; elle est à fois descriptive et normative, et comporte une forte dimension axiologique : il y a toujours quelque chose comme un verdict dans le diagnostic de décadence. Cette notion se revendique traditionnellement comme un concept opératoire dans l’historiographie. Dans cette perspective, elle doit être distinguée de la déchéance, qui renvoie à l’histoire personnelle d’un sujet, de la dégénérescence, qui relève d’une corruption d’une pureté raciale – si ce mot race a un sens s’agissant des descendants d’Homo sapiens -, et du déclin, qui se mesure, et qui est de l’ordre du constat plutôt que du diagnostic. Corrélativement, elle doit être articulée à deux concepts clés : celui d’origine, d’une part, comme point de référence et commencement absolu, et celui de progrès dont la décadence est comme l’envers, d’autre part.
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De l’immortalité de l’âme dans l’œuvre de Platon : Réalité ultime, Raison, mythe et croyance

Introduction : Platon, visionnaire de la vie après la mort

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Buste de Platon

     Nous vivons dans des temps d’une superbe illusion, comme trempés au cœur même de la Maya, cette Déesse de l’apparence de la philosophie et de la religion hindoues. Cela tient au fait essentiel qu’une même croyance s’est imposée à presque tous les contemporains ; et de façon universelle : la foi en la toute puissante technoscience que nous confondons scandaleusement avec la Science. Celle-ci se définit, selon Platon et son disciple Aristote, comme la connaissance désintéressée des phénomènes, c’est-à-dire le triomphe de l’intelligence humaine dans la pénétration au coeur de ceux-ci, voire le savoir pour le plaisir de connaître la nature des faits, à l’instar de la recherche fondamentale sous l’angle de l’Astrophysique, de la physique quantique, entre autres. A titre d’exemple : lorsque Hélène Courtois (U-Lyon) et ses collègues astrophysiciens Brent Tully(Hawaii U.),  Yehuda Hoffman(Hebrew U.) , Daniel Pomarède (IRFU, Saclay) In NATURE, VOL-513, NUMBER-7516, P71-(4-SEPTEMBER-2014) etc., suite à de très nombreuses observations du cosmos publient le fruit de leurs travaux sur Laniakéa découverte en 2014, une telle nouvelle vision du l’univers n’a aucune utilité pratique pour le confort du quotidien des hommes. Laniakea ou le « ciel immense et incommensurable » en langage hawaiien est seulement une gloire intellectuelle, une élévation de l’esprit humain aux confins de l’univers. Car ce superamas est une structure de 500 millions d’années-lumière, c’est-à-dire dix fois plus étendue que sa taille estimée auparavant. Il « regroupe la Voie lactée et 100 millions de galaxies semblables » dit-on dans “Science et Avenir” (Novembre 2014, N°813). De même, la théorie des cordes, qui n’a pas de finalité utilitaire, semble être une théorie pertinente qui pourrait bouleverser notre conception classique de la matière, de l’espace et du temps (Brian Green : L’univers élégant – Robert Laffont, Paris 2000).

      Il en est tout autrement de la technoscience, qui est l’application technologique de certaines données de la science fondamentale. Son but est toujours mercantile, financier et surtout l’ambition de dominer la nature (« Devenir comme maître et possesseur de la nature » selon Descartes –Discours de la méthode-) comme si, enfants de la nature, nous avons décidé par orgueil et par arrogance, de commettre l’imparable : le meurtre de la Mère. Malheureusement, les conséquences de cette technoscience, toujours gravissimes, sont le conditionnement, l’aliénation mentale des terriens ; lesquels se trouvent alors dans une situation de servitude volontaire. Dès lors, le présent triomphe de la technoscience nous incline à croire que nous connaissons un extraordinaire progrès par rapport aux humanités antérieures. Or, sur ce point, on confond superbement l’amélioration des conditions matérielles de la vie, voire le triomphe de la cybernétique, avec le progrès humain qui est essentiellement celui de l’esprit, de l’intelligence.

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La notion de création dans l’œuvre de Nietzsche (Un écrit de jeunesse)

20 Tenaille Butel, Au commencement Dieu crea L'ancien testament-Texte de Marie Tenaille, Illustré par Lucile Butel  Editions Gautier Languereau 1989-

20 Tenaille Butel, Au commencement Dieu crea
L’ancien testament-Texte de Marie Tenaille, Illustré par Lucile Butel
Editions Gautier Languereau 1989-

INTRODUCTION

Le terme de création est l’un des concepts dont 1’histoire est, sinon plus vieille, du moins aussi antique que celle des hommes eux-mêmes. Il est en outre riche de significations, profond et quasiment inépuisable. Il est une perpétuelle ouverture pour faire être les sens ; une ouverture également où le êtres vivants ne cessent de se manifester. Car eux-mêmes se perpétuent à travers l’espace et le temps en procréant. La création est ce qui fait éclater les ténèbres pour que les êtres vivants soient et avec eux l’histoire. La création est donc semblable au jour qui se libère de la nuit en tant qu’il fait se manifester tout ce que recèle la nuit comme richesses variées, comme potentialités c’est-à-dire comme vies en devenir.
Dans ses Confessions, Saint Augustin affirme que Dieu a créé la matière à partir de rien. D’une sorte de non-être, Dieu produit les phénomènes en les faisant émerger des ténèbres profondes à 1’origine ou avant le temps ; il fait être la lumière. Le récit de la création (La Bible de Jérusalem Gn 1,3) nous montre Dieu en train de créer les mondes et tout ce qu’ils contiennent ; il nous révèle surtout le Créateur extrayant du sein des ténèbres la Lumière : « Dieu dit :
« Que la lumière soit » et la lumière fut ». L’imperfection des êtres créés, voire de la création toute entière (hormis les anges. Ne résultent-ils pas justement selon Saint Augustin du fait que Dieu les ait créés de son propre fond, de sa propre substance et non à partir de rien ? » Donc, le concept de création s’applique en premier à Dieu en tant qu’il en est la source essentielle. Il fait être l’Etre ; il donne la vie et l’existence. Du Néant, il crée. Du Néant, il tire la lumière qui est aussi le symbole de la manifestation de la création, 1’image de la création et surtout la Vie. N’en est-il pas ainsi en second lieu de l’homme lu même ? Lire la suite