RÉPLIQUE A UN OUVRAGE de CARACTERE RACISTE ANTI-NOIR (écrit de jeunesse)

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 Je ne suis pas, par principe et a priori, pour cette considération dualiste, à savoir qu’il y ait des êtres humains qui naissent bons et d’autres mauvais ; ou plus exactement minables. Mon refus résulte de ce que je crois que tout individu est appelé à s’améliorer au cours de sa vie quant à ses qualités morales.

   En revanche, je crois qu’il existe d’excellentes natures de par leur naissance. J’entends par là que le trait dominant de leur caractère est sans contexte, la bonté. Etre bon signifie être naturellement en concordance avec les autres, qu’ils soient proches ou lointains, et bien entendu, quelle que soit la pigmentation de leur peau. Donc, les gens d’excellente nature voient, dans leurs rapports avec les autres, non pas forcément ce qui les habille (la peau : celle-ci est un constat de réalité ; mais qu’importe cette réalité), mais la nature humaine qu’ils partagent ensemble avec eux.

     Certes, et malheureusement pour les hommes et pour la paix de leurs rapports, il existe des gens qui véhiculent en eux-mêmes le venin du mal et qui, comme cette fantastique création imaginaire de la religion chrétienne, à savoir le diable, ne peuvent s’empêcher de répandre le mal autour d’eux. Ai-je besoin de le dire ? Un certain Jack Thieuloy fait partie incontestablement de ce type d’hommes. C’est à lui que s’adresse cette note en réponse à son torchon de livre intitulé : Le Continent Maudit (Presse de la Renaissance – Maurice Nadeau, Paris 1982).

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L’expérience d’un enseignant humaniste en banlieue nord de Paris

Présentation

      Après quelques années d’enseignement en Côte d’Ivoire, j’ai dû revenir en France en 1990. J’avais un égal attachement à l’un et à l’autre de ces deux pays auxquels j’appartiens en vertu de ma naissance ; ce qui a eu pour effet, pendant des années, de me mettre dans une situation d’instabilité, d’indécision quand il s’est agi de m’installer durablement quelque part. Jean Daunay, avec lequel j’avais lié amitié depuis Bouaké (Côte d’Ivoire), m’avait embauché dans un CFA qu’il dirigeait alors. Il avait pris soin de m’informer que j’aurais affaire à des élèves de niveau 5. Comme il se rendit vite compte de mon étonnement et de mon ignorance sur ce sujet, il me précisa : « ce sont des apprentis qui préparent un diplôme professionnel, comme le CAP (Certificat d’aptitude professionnelle), le BEP (Brevet d’aptitude professionnelle) de vente, de boulangerie, de mécanique, de coiffure, d’électrotechnique etc. Autant dire qu’il s’agit d’élèves qui n’ont rien à voir avec l’enseignement de la philosophie dans les classes terminales. D’ailleurs, ce n’est pas la philosophie que tu vas leur enseigner, mais des rudiments de français ».

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