Anthropologie de pratiques culturelles chez les Lyéla du Burkina Faso : activités socio-économiques et loisirs

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L’ombre superbe d’un arbre au crépuscule

Présentation

            Chez les Lyéla du Burkina Faso, tout le monde est, par nécessité de subsistance, agriculteur : les hommes, les femmes s’adonnent essentiellement à l’agriculture. Seule la culture maraîchère, parce qu’elle se pratique sur des gwara ou enclos autour de l’habitat familial, généralement affectés aux hommes mariés, distingue les hommes des femmes. Dès lors, si tout le monde est, avant tout, agriculteur, cela suppose qu’en ce qui concerne toutes les autres activités dans la vie des Lyéla, personne n’est spécialisé en quoi que ce soit. Même le forgeron, qui est un métier singulier réservé exceptionnellement, chez les Lyéla, à un clan donné, ne vit pas de la forge. Comme tout le monde, il est aussi agriculteur et pratique son métier de forgeron soit par nécessité, soit en dehors de son temps de travail aux champs. Il ne pense même pas à vivre de la production de la forge, mais naturellement de celle de ses champs, c’est-à-dire de ses activités agricoles. Comme le forgeron, tous ceux qui pratiquent une activité, en dehors de l’agriculture, le font à titre de complément de celle-ci, comme nous le montrerons à travers quelques travaux saillants chez cet ensemble de clans du Burkina Faso.

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Corps désirant, corps désiré, corps objet de plaisir supplicié par la religion chrétienne. Comment soigner les maux existentiels qui en résultent ?

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Grâce et splendeur d’un corps féminin

Introduction

     Si nous nous en tenons à la pensée du psychanalyste autrichien, disciple de Freud, en l’occurrence, Georg Groddeck, selon lequel nous n’avons pas à nous fonder sur le sentiment que nous avons de ce que nous appelons notre « moi » pour savoir qui nous sommes exactement. Car, dit-il « le Moi n’est absolument pas le Moi ; c’est une forme constamment changeante par laquelle se manifeste le ça et le sentiment du Moi est une ruse du ça pour désorienter l’être humain en ce qui concerne la connaissance de soi-même, lui faciliter les mensonges qu’il se fait à lui – même et faire de lui un instrument plus docile de la vie » (Le livre du ça, tel Gallimard, Paris 1973, p.299).

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Qu’est-ce que Le mal ?

« Vendredi 13 novembre, 21h 20, LA TERREUR A PARIS »

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« Au Bataclan, « du sang partout, des cadavres»

Au moins 80 personnes ont été tuées dans cette salle de spectacle du 11e arrondissement de la capital.

Dans les premières secondes, les spectateurs croient à une pétarade accidentelle. « J’ai pensé qu’une enceinte avait explosé, puis les lumières se sont allumées. Les tireurs que j’ai vus avaient le visage dissimulé par des capuches et des écharpes », raconte Benoît. Il se trouvait près d’une des sorties de la salle et a réussi à s’échapper avec son amie.

A l’intérieur, la panique gagne la foule. Les gens se jettent au sol. « J’étais allongé dans la fosse, la fille à côté de moi est morte. Ils ont beaucoup tiré…

A l’intérieur de la salle de spectacle, les otages vivent un cauchemar. Les assaillants ont achevé les blessés au sol. « J’avais un morceau de chair sur moi, il y avait du sang partout, des cadavres », raconte un jeune homme, l’air hagard, des traces de sang séché sur son pantalon beige. Il fixe le parquet du bar dans lequel il s’est réfugié. Il assistait au concert avec son père, mais ignore à présent où se trouve ce dernier. « Peut-être avec les pompiers, peut-être mort ». Quand la fusillade commence, père et fils sont dans la fosse, près des barrières, à quelques mètres de la scène. Certains de leurs voisins tombent sous les balles. Tous sont à terre, les membres paralysés par la peur, corps contre corps, vivants contre morts … Dans les poches, les téléphones vibrent. L’attente dure presque deux heures, jusqu’à l’assaut{…}.

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