La liberté est-elle une donnée ou une conquête ?

 

Qu’est-ce que la liberté ?

   Associée à l’oiseau qui vole sans barrières, la liberté, c’est d’abord le fait de ne pas être captif, de ne pas être en prison d’où l’expression « libérer un prisonnier », de ne plus servir un maître comme lorsqu’on affranchi un esclave.

  La liberté autrefois apparentée à ce sens concret, évoque aujourd’hui les vacances, les loisirs, les lieux où les contraintes sont absentes. Une nouvelle définition est en quelque sorte apparue, la liberté correspondrait au fait de faire ce qu’on veut sans contraintes.

   Cette définition se trouve ainsi tout de suite confronté à la morale dans la mesure où la liberté de chacun ne doit pas empiéter sur la liberté d’autrui.

   Cette notion de liberté regroupe une multitude de concepts ; la liberté d’expression, la liberté de conscience, d’association… On peut donc définir des concepts proches tels que le libre-arbitre, l’autonomie, l’indépendance, la spontanéité, … mais qui n’appartiennent pas au concept lui-même.

   On peut donc noter que la liberté se caractérise par trois actions principales : savoir – vouloir – pouvoir. Savoir dans le sens où il faut être informé avant de vouloir, c’est-à-dire choisir véritablement en toute conscience de cause et avec fermeté pour mieux pouvoir, c’est-à-dire avoir les capacités, les moyens d’agir.

   Si l’homme est victime de multiples phénomènes qui le poussent à s’assouvir et à ne plus penser par lui-même, est-il envisageable de trouver un moyen de se sentir libre et d’exercer sa liberté ?

Dans la mesure où, comme l’affirme Rousseau dans Du contrat social, comment expliquer que : « L’homme est né libre, et partout, il est dans les fers ».

1- « Être libre » est la nature de l’homme

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La politique comme je la vois

La politique comme je la vois

      LA POLITIQUE COMME JE LA VOIS

Ces dernières années s’est opérée en Europe et particulièrement en France un certain désespoir dans la classe politique, largement alimentée par certaines élites et l’opprobre dont elles se couvrent par leurs mensonges. La politique paraît perdre son essence dans la poursuite des intérêts particuliers et ne plus avoir d’autre but que l’accession au pouvoir, entraînant la perte de crédibilité et même de légitimité de la classe politique auprès de son peuple ainsi que la désespérance de ce dernier en un avenir meilleur.

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Du peuple et de la lie de l’Humanité comme dimension de l’egolâtrie

De l’intelligence des peuples et de leur pouvoir de se révolter contre les injustices  de leurs élites politiques contemptrices   (Extrait du livre)

1) De la nature d’un peuple

       « La notion de peuple semble difficile à préciser – et les dictionnaires de la langue française, comme Le Robert, le prouvent également – en raison des connotations péjoratives véhiculées par l’histoire européano-orientale. Ainsi, selon le Robert, le terme « peuple » dérive du latin populus qui « désigne l’ensemble des habitants d’un Etat constitué ou d’une ville ». Nonobstant ce, pour préciser la nature des choses, les auteurs de ce dictionnaire ont été amenés à effectuer une lexicologie de ce mot pour tâcher d’en donner une ou des idées plus claires. Comme la structure politique de la zone de la terre, que je pourrais qualifier d’européano-orientale, a toujours été organisée en castes, en strates hiérarchisées et discriminatoires, le mot « peuple » connaît de multiples usages en fonction même de ces données historiques. Qu’il s’agisse de la Grèce antique ou de l’empire romain, on a eu tendance à opposer les franges de la population d’une même entité politique entre elles. Dans ces contextes sociopolitiques, le peuple, ensemble de classes inférieures, est opposé naturellement aux élites politiques (il s’agit de l’aristocratie ou des nobles), seules destinées à exercer le pouvoir. Ce faisant, on dénie aux gens appartenant aux classes dites inférieures, c’est-à-dire à ce public diffus ou monde indifférencié, toute forme d’intelligence ou d’autonomie. Les Romains, sous l’Empire, aimaient employer le terme de « plèbe » pour qualifier ce monde massif et non différencié. La plèbe n’a d’autre rôle social que de procréer en vue de fournir des soldats aux légions romaines, ou d’être gouvernée. Comme cette catégorie sociale est composée d’un grand nombre d’individus-comme si ce qui fait nombre est naturellement dénué d’intelligence, de dignité-, elle ne peut aucunement jouir des privilèges de la noblesse ou, à partir du XVIIIe siècle européen, de ceux de la bourgeoisie.

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