De quelques carctères de la vérité : examen critique

Image épurée de la vérité, objet de la contemplation philosophique

Une brève introduction

 La vérité est une notion à la fois triviale et profonde. Elle est triviale, parce que tout le monde sait qu’un propos, un récit sont vrais si et si seulement les choses se sont passées comme le dit le propos ou le récit. Il est vrai que si et seulement si – A la limite, la vérité est « dispensable » : elle est « redondante ». Elle est profonde parce que toute recherche cognitive est recherche de la vérité. « Même ceux qui aiment autre chose que la vérité veulent que ce qu’ils aiment soit la vérité » comme le reconnaît Saint Augustin, Confessions, JX, 34. Un texte admirable, qui a beaucoup influencé Heidegger. Lire la suite

Du refus de la vérité sur le cancer dans les milieux spécialisés et du poids du paradigme scientifique : la thèse du Docteur Laurent Schwartz, cancérologue, comme dévoilement et controverse scientifique et thérapeutique

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De la nécessité de dépasser la prison du paradigme philosophico-scientifique pour une vision nouvelle dans les sciences

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      Depuis quelques mois (fin 2014- début 2015), nous travaillons sur les effets pervers des paradigmes en sciences. Dans un article à paraître sur ce site même, qui est une réfutation de l’économie comme science, en préambule de celui-ci, nous avons défini et longuement analysé ce phénomène intellectuel et psychologique qui, dans les champs des sciences, produit les conditions nécessaires d’une croyance aussi aliénante pour la conscience que le conditionnement moral des religions monothéistes comme le Judaïsme, le christianisme, l’Islam. En substance, il s’agit d’un système de pensée qui s’impose comme un modèle ou qui s’affirme telle une vision unifiée du monde à la fois humain et matériel. Toutefois, à la différence de la foi religieuse dont l’aliénation de la conscience, si fondamentale, ne peut laisser, dans certains cas, aucun recul possible, la croyance scientifique, dans le cadre de l’empire du paradigme, trompe et illusionne les gens en raison de son prestige. Car la science, depuis le triomphe du scientisme au XIX e siècle, a pu accéder, de nos jours, au rang d’une religion qui a son clergé, ses prélats, ses cardinaux, ses thuriféraires, ses doctrinaires aussi impitoyables les uns autant que les autres, mais aussi les uns à l’égard des autres, quand il s’agit de défendre leur vérité instituée. Cependant, au fond, il s’agit d’une pseudoscience, malgré son influence considérable sur le peuple, tout entier converti à la science vulgaire, et même sur un grand nombre d’intellectuels. Les vrais scientifiques, depuis les années 1950 environ, tiennent un tout autre discours sur la vérité scientifique (on peut dire sur ce point que ce qui est vrai, c’est qu’il n’y a pas de vérité indubitable) et sur la nature des phénomènes physiques qu’elle est susceptible d’explorer. Ce qu’elle tient pour des connaissances, toujours provisoires, sont des pans de dévoilement qu’elle opère sur la complexité du Réel effectif. Lire la suite

Du peuple et de la lie de l’Humanité comme dimension de l’egolâtrie

De l’intelligence des peuples et de leur pouvoir de se révolter contre les injustices  de leurs élites politiques contemptrices   (Extrait du livre)

1) De la nature d’un peuple

       « La notion de peuple semble difficile à préciser – et les dictionnaires de la langue française, comme Le Robert, le prouvent également – en raison des connotations péjoratives véhiculées par l’histoire européano-orientale. Ainsi, selon le Robert, le terme « peuple » dérive du latin populus qui « désigne l’ensemble des habitants d’un Etat constitué ou d’une ville ». Nonobstant ce, pour préciser la nature des choses, les auteurs de ce dictionnaire ont été amenés à effectuer une lexicologie de ce mot pour tâcher d’en donner une ou des idées plus claires. Comme la structure politique de la zone de la terre, que je pourrais qualifier d’européano-orientale, a toujours été organisée en castes, en strates hiérarchisées et discriminatoires, le mot « peuple » connaît de multiples usages en fonction même de ces données historiques. Qu’il s’agisse de la Grèce antique ou de l’empire romain, on a eu tendance à opposer les franges de la population d’une même entité politique entre elles. Dans ces contextes sociopolitiques, le peuple, ensemble de classes inférieures, est opposé naturellement aux élites politiques (il s’agit de l’aristocratie ou des nobles), seules destinées à exercer le pouvoir. Ce faisant, on dénie aux gens appartenant aux classes dites inférieures, c’est-à-dire à ce public diffus ou monde indifférencié, toute forme d’intelligence ou d’autonomie. Les Romains, sous l’Empire, aimaient employer le terme de « plèbe » pour qualifier ce monde massif et non différencié. La plèbe n’a d’autre rôle social que de procréer en vue de fournir des soldats aux légions romaines, ou d’être gouvernée. Comme cette catégorie sociale est composée d’un grand nombre d’individus-comme si ce qui fait nombre est naturellement dénué d’intelligence, de dignité-, elle ne peut aucunement jouir des privilèges de la noblesse ou, à partir du XVIIIe siècle européen, de ceux de la bourgeoisie.

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