LA PERMANENCE DES CONCEPTS-CLEFS DE L’ANTRHOPOLOGIE : EXAMEN CRITIQUE (écrit de jeunesse)

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Les mystères de la pensée humaine

INTRODUCTION

   Certains concepts de l’anthropologie ont droit de cité dans les
sciences humaines depuis bientôt trois siècles. Comme bien d’autres
concepts du savoir humain, ils demeurent identiques à eux-mêmes par-
delà l’évolution des idées. Ils servent souvent de base au progrès de
ces idées même, c’est-à-dire à leur redéfinition et à leur enrichissement. Dès lors, comment ce qui est aujourd’hui devenu une
sorte d’habitude autant dans le domaine intellectuel que dans la
réalité du monde vulgaire, a pu prendre naissance en Europe ? Comment
 véhicule-il aussi une réalité qui semble inchangeable, dénuée
de progrès possible ? Enfin, comment cette réalité
paraît s’appliquer plutôt à une zone géographique de la terre et ne
concerne, pour ce faire, que certains hommes ?

     Les concepts en question sont ordinairement bien connus en
anthropologie et dans d’autres sciences humaines : l’évolution, le progrès, le sauvage et notamment le primitif. Mais quelle est la
genèse de ces concepts ?
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Charles Darwin n’est pas l’inventeur du concept d’évolution. S’agit-il d’une pseudo-croyance scientifique bien ancrée dans les esprits ? Deuxième Partie : Une théorie en controverse inachevée

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Intrication et abysses des structures élémentaires du vivant,

création de Claire Cirey Joux, artiste plasticienne

 

Une brève introduction relative à l’apport de la Philosophie à la Science contemporaine

La philosophie est non seulement la science des concepts efficients – on le verra plus loin à propos d’un concept de Gilles Deleuze et Félix Guattari qui est adoptée par la biologie contemporaine pour mieux comprendre les mystères de la vie -, mais la lumière de l’entendement humain sur l’émergence et le devenir des sciences. Contrairement à ce qu’on enseigne dans les lycées et à la manière dont on l’y conçoit, elle ne se réduit pas à une répétition du même, c’est-à-dire des mêmes savoirs, mais elle peut et doit se définir comme une créativité permanente, même dans la pensée de la ou des sciences par son volet épistémologique. C’est pourquoi, elle n’a de cesse d’interroger les phénomènes pour mieux les comprendre et, ainsi, dépasser les évidences du sens commun qui s’attache à répéter des soi-disant vérités, scientifiques ou non. Et l’on comprend aisément qu’Albert Einstein n’ait pas hésité à montrer que « le sens commun n’est rien d’autre en réalité qu’un tissu de préjugés accumulés dans l’esprit avant l’âge de dix-huit ans. Chaque idée nouvelle que l’on rencontre plus tard lutte contre cette accumulation d’idées « évidentes » ».
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Charles Darwin n’est pas l’inventeur du concept d’évolution. Première Partie : la volonté de savoir

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Mystères relatifs aux origines de la vie sur notre Commune Terre. S’agit-il d’un chaos créateur ?

 

Introduction : L’erreur fondamentale du concept d’évolution dans L’origine des espèces de Charles Darwin

     Commençons par clarifier un point essentiel, en l’occurrence, la question sémantique. Il s’agit de bien préciser ce qui a rapport à la signification du mot « évolution ». C’est une question d’exigence philosophique, Philosophie que nous continuons à définir comme la Science première, source unique de toutes celles que nous connaissons aujourd’hui, et éminente par son degré d’abstraction rationnelle et d’intelligibilité universelle des phénomènes humains et matériels. Tel est aussi le sens de l’une de ses définitions logiques que lui donne Ludwig Joseph Wittgenstein, mathématicien, logicien et philosophe : « le but de la philosophie est la clarification logique de la pensée. La philosophie n’est pas une doctrine mais une activité… La philosophie a pour but de rendre claires et de délimiter rigoureusement les pensées qui autrement, pour ainsi dire, sont troubles et floues »[1]. Suivant cette exigence rationnelle de la philosophie dans l’art de clarifier le sens des concepts, notre finalité n’est pas de remettre en cause l’un des termes clés de la biologie contemporaine qu’est l’« évolution », mais de démontrer que l’auteur de L’origine des espèces n’en avait pas la moindre idée précise ; il n’est pas non plus l’inventeur de ce concept quand on se donne la peine de lire attentivement son ouvrage de référence. En outre, en vertu de sa définition initiale, le mot « évolution » est inadéquat pour traduire la complexité de ce qui a été à l’œuvre dans les transformations majeures des êtres vivants. On remarquera, en passant, que nos techno-sciences commettent une erreur semblable quand elles appellent « station spatiale internationale » ce qui est une « cité » mécanique en mouvement perpétuel autour de la terre. En français comme en Anglais, le terme « station » traduit bien l’idée de quelque chose qui est arrêté, ou qui ne bouge pas de façon significative.

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