La responsabilité

 

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Symbole de l’incandescence de la pensée humaine

La dissertation de Philosophie de Margot Chambolle-Pacaud

Concours d’entrée à l’ENS – Ulm, Session du 19-04-2018

Sujet : La responsabilité

     Le personnage de Don Juan, dans la pièce éponyme de Molière, peut être pris comme un exemple du libertin par excellence : non seulement il épouse toutes les mains, mais il fuit aussi toutes ses responsabilités, négligeant le déshonneur dans lequel il se jette, sa famille et ses femmes avec lui. Cependant, il comprend qu’il lui faut sauver les apparences s’il veut continuer à mener sa vie de débouche, et prend le parti de se faire faux-dévot afin de se réconcilier avec son père, mais aussi d’obtenir un rang et un rôle reconnu par la société. Malgré cela, les fautes de Don Juan le rattrapent et il est obligé de faire face à cette responsabilité lors du festin de pierre avec le commandeur, et de refuser de les assumer pleinement.
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Corps désirant, corps désiré, corps objet de plaisir supplicié par la religion chrétienne. Comment soigner les maux existentiels qui en résultent ?

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Grâce et splendeur d’un corps féminin

Introduction

     Si nous nous en tenons à la pensée du psychanalyste autrichien, disciple de Freud, en l’occurrence, Georg Groddeck, selon lequel nous n’avons pas à nous fonder sur le sentiment que nous avons de ce que nous appelons notre « moi » pour savoir qui nous sommes exactement. Car, dit-il « le Moi n’est absolument pas le Moi ; c’est une forme constamment changeante par laquelle se manifeste le ça et le sentiment du Moi est une ruse du ça pour désorienter l’être humain en ce qui concerne la connaissance de soi-même, lui faciliter les mensonges qu’il se fait à lui – même et faire de lui un instrument plus docile de la vie » (Le livre du ça, tel Gallimard, Paris 1973, p.299).

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La vie de luxure et de débauche des Empereurs romains et autres hommes d’Etat

Présentation

MessalineLisisca

L’accession à l’exercice du pouvoir exécutif a pour effet inévitable de transfigurer la personnalité profonde des sujets humains. En effet, ce genre de puissance politique a quelque chose de ténébreux, que nous avons déjà conceptualisé sous la figure de l’influence de Sauron[1], symbole des forces du mal inhérentes au pouvoir, sur la conscience des détenteurs de ce type de pouvoir. Les individus, possédés par les charmes du pouvoir, en viennent très vite à éprouver le sentiment de la supra puissance. Car la plus grande et la plus délirante des formes de suprématie en ce monde n’est rien d’autre que la domination d’un individu sur d’autres. D’emblée, il se met au-dessus d’eux, les transforme en objets dès lors que lui seul incarne la subjectivité souveraine à la manière d’un dieu. A l’instar de Néron dont la raison était comme frappée par la foudre ou traversée de part en part par l’éclair, de tels êtres humains perdent le sens de leur humanité. D’où sa remarque tout à fait juste qui sonne comme le libre arbitre délirant par lequel l’homme de pouvoir se permet tout parmi les hommes ; et sans retenue aucune dans son action. Selon lui, « nul empereur n’avait su tout ce qui lui était possible »[2].

I- Pouvoir politique et puissance sexuelle

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