L’énigme de « L’homme qui vivra mille ans » : infortune et amertume de l’immortalité

Immortalité highlander.jpg

Que signifie réellement l’immortalité pour l’être humain voué à la mort ?

Deuxième Partie : L’immortalité est-elle souhaitable avec les limites du corps biologique ?

 V- Témoin des siècles qui passent et de l’histoire qui se répète identique à elle-même

     Après le départ des Espagnols, la paix permit d’embellir et d’orner les églises de Plougasnou et de Saint-Jean. Car les habitants n’étaient plus sujets aux pillages fréquents de leurs productions fermières et de leur maison, voire de leurs maigres biens. Il était de même du cimetière autour du sanctuaire. Il était fleuri, décoré de coquillages nacrés, de sable comme une plage de sable fin. Certains jeunes gens tenaient à se fiancer au cimetière de leurs parents, grands-parents et même des défunts de leurs familles.

       Quant à Hervé, il observait les changements qui s’opéraient au XVIIe siècle, comme l’écrit l’auteur de cet ouvrage : « Des nobles s’en allaient à Paris. On les revoyait aux beaux jours et leurs enfants prenaient de petits airs dédaigneux. Ces gens arboraient des dentelles et des broderies, se coiffaient d’une perruque à la mode de Versailles. Ces habits accusaient les différences de classe. Alors, les paysans adoptèrent le bragon braz, large culotte plissée, et la jaquette basque. Les femmes portèrent la coiffe avec des variantes, au lieu du simple bonnet. Des villageois étudièrent et devinrent des bourgeois aisés. Ils achetèrent des manoirs aux nobles que la vie de Paris ruinait peu à peu.

Lire la suite

L’énigme de « L’homme qui vivra mille ans » : infortune et amertume de l’immortalité

P1010185.JPG

Coalescence nature/être humain Création et photo de Claire Cirey, artiste plasticienne

Première Partie : Qui veut vivre mille ans ?

 I- Bénédiction ou malédiction : les rançons d’une forme d’immortalité fortuite

 « Ce soir-là, Hervé Kerédec vit une belle lueur verte dans le ciel.

C’était comme une draperie aux franges d’or. On aurait dit la chape d’un prêtre le jour de la Fête-Dieu.

L’enfant, qui avait eu cinq ans ce jour-là, ignorait qu’une aurore boréale était visible, à cet instant, de toute la côte bretonne, car pour lui, c’était un prodige qui se manifestait. On parlait beaucoup de miracles à Ti-Coz, la maison de ses parents, mais on croyait aussi aux sortilèges, aux lutins, aux lavandières de nuit qui font d’étranges lessives et invitent les noctambules à tordre avec elles les draps de chanvre mouillés, leur brisant ensuite le bras d’un coup sec {…}

À cette heure, Hervé aurait dû être couché, mais lorsque certains événements se préparent, il semble que tout doive les favoriser.

Lire la suite

Violences conjugales et problèmes existentiels : la vie humaine pas n’est une sinécure

30216608-concept-de-violence-mot-fond-de-nuage.jpg

Introduction

 

   D’un point de vue de La Bible, notamment le Premier livre de la Genèse, le monde est l’œuvre créatrice de Dieu. Et il a créé l’homme et la femme suivant l’idée d’une égalité puisqu’il est écrit « Homme et Femme il les créa ». Il les enjoint de se multiplier et de remplir la terre, avec intelligence et liberté, comme une « seule chair », c’est-à-dire, comme une communion et une totalité.

      Malheureusement, une autre version de l’Ancien Testament pose que Dieu, après avoir créé toutes choses, crée Adam. Se rendant que, seul, ce dernier est malheureux, malgré son statut de roi de la création, Dieu plonge ce dernier dans un sommeil profond. Il prend l’une de ses côtes et de celle-ci il crée Eve. C’est Eve quittera ses parents pour son mari auquel elle sera soumise et qui dominera sur elle (voir texte biblique). C’est cette dernière version que la tradition judéo-chrétienne et musulmane retiendra comme un fait institué par Dieu lui-même. Et c’est qui explique, depuis le IVe siècle après J-C, la domination sans partage, du masculin sur le féminin ; et l’une des figures ou des causes des violences faites aux femmes.

Lire la suite