De l’inanité des élites politiques malgaches depuis l’indépendance et de leur volonté de mépriser et de tuer les aspirations de leur peuple : l’humiliation du peuple au quotidien

(In Pierre Bamony : Pourquoi l’Afrique si riche est pourtant si pauvre ?  Tome 2 La Malédiction du pouvoir politique. Quel espoir des peuples de demain ? ( Editions Le Manuscrit, Paris, 2011, Chapitre II : Le cas de Madagascar – Le procès des élites malgaches : une superfétation devenue dangereuse pour le peuple)

Extraits

 

« II- Madagascar, un océan de misère insoutenable

     Madagascar aurait pu être qualifié de « perle de l’Océan indien » pour diverses raisons : d’abord, l’exceptionnelle humanité des Malgaches (douceur accueillante, bienveillance, sérénité, bonté etc.) ; ensuite, les immenses ressources naturelles de cette île (parcs, réserves, ressources du sous-sol et du sol etc.) ; enfin, ses côtes aux charmes indicibles (Mer d’Emeraude d’Antsiranana, Nosy Be, Mahjunga, Sainte-marie, Toliarana etc.). Hélas ! Madagascar ne saurait être, pour le moment, qualifié de « perle de l’Océan Indien », mais, au regard des conditions de vie de ses peuples, d’ « enfer de l’Océan Indien ». L’on comprendra mieux le sens de ce qualificatif à la suite de l’analyse critique des données recueillies sur place que je vais entreprendre.

Lire la suite

L’expérience d’un enseignant humaniste en banlieue nord de Paris

Présentation

      Après quelques années d’enseignement en Côte d’Ivoire, j’ai dû revenir en France en 1990. J’avais un égal attachement à l’un et à l’autre de ces deux pays auxquels j’appartiens en vertu de ma naissance ; ce qui a eu pour effet, pendant des années, de me mettre dans une situation d’instabilité, d’indécision quand il s’est agi de m’installer durablement quelque part. Jean Daunay, avec lequel j’avais lié amitié depuis Bouaké (Côte d’Ivoire), m’avait embauché dans un CFA qu’il dirigeait alors. Il avait pris soin de m’informer que j’aurais affaire à des élèves de niveau 5. Comme il se rendit vite compte de mon étonnement et de mon ignorance sur ce sujet, il me précisa : « ce sont des apprentis qui préparent un diplôme professionnel, comme le CAP (Certificat d’aptitude professionnelle), le BEP (Brevet d’aptitude professionnelle) de vente, de boulangerie, de mécanique, de coiffure, d’électrotechnique etc. Autant dire qu’il s’agit d’élèves qui n’ont rien à voir avec l’enseignement de la philosophie dans les classes terminales. D’ailleurs, ce n’est pas la philosophie que tu vas leur enseigner, mais des rudiments de français ».

Lire la suite