Corps désirant, corps désiré, corps objet de plaisir supplicié par la religion chrétienne. Comment soigner les maux existentiels qui en résultent ?

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Grâce et splendeur d’un corps féminin

Introduction

     Si nous nous en tenons à la pensée du psychanalyste autrichien, disciple de Freud, en l’occurrence, Georg Groddeck, selon lequel nous n’avons pas à nous fonder sur le sentiment que nous avons de ce que nous appelons notre « moi » pour savoir qui nous sommes exactement. Car, dit-il « le Moi n’est absolument pas le Moi ; c’est une forme constamment changeante par laquelle se manifeste le ça et le sentiment du Moi est une ruse du ça pour désorienter l’être humain en ce qui concerne la connaissance de soi-même, lui faciliter les mensonges qu’il se fait à lui – même et faire de lui un instrument plus docile de la vie » (Le livre du ça, tel Gallimard, Paris 1973, p.299).

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De l’inhumain ou du monstre ordinaire dans notre être méconnu

Introduction : le mal ordinaire

** FILE ** An undated photo obtained by the Washington Post and released Thursday, May 6, 2004, shows a soldier, identifed as Army Reserve Pfc. Lynndie England, of the 372nd Military Police Company, holding a leash connected to a naked detainee at the Abu Ghraib prison in Baghdad. England, 21, was charged Friday, MAY 7, 2004, by the military with assaulting the detainees and conspiring to mistreat them. She faces four allegations, according to a statement from the XVIII Airborne Corps at Fort Bragg. (AP Photo/The Washington Post, File) ** MANDATORY CREDIT TO THE WASHINGTON POST, INTERNET OUT, WASHINGTON TIMES OUT, NEW YORK TIMES OUT, USA TODAY OUT, NO SALES **/PRISONER_ABUSE_ENGLAND_DCWAP201/MANDATORY CREDIT TO THE WASHINGTON POST, INTERNET OUT, WASHINGTON TIMES OUT, NEW YORK TIMES OUT, USA TODAY OUT, NO SALES/0405080208

Torture-humiliations, les photos qui ont révèlel’horreur d’Abou-Ghraib (Irak)

 

      D’où vient que l’espèce humaine aime tant à faire le mal à soi-même, à autrui et aux autres espèces vivantes comme le prouve l’exemple de Denis le tyran ? En effet, selon la légende qui nous est parvenue, Denys de Syracuse était un homme cruel et sans scrupule. Il aimait écouter, depuis sa belle demeure, les clameurs des prisonniers qu’il retenait dans ses caves. Il avait fait fabriquer un tube, long de plus d’une soixantaine de mètres, qui lui permettait d’espionner les cris de ses victimes. En collant son oreille à ce trou diabolique, les sons pouvaient lui parvenir amplifiés jusqu’à soixante fois. Ainsi, tous les projets d’évasion de ses prisonniers étaient éventés. Et il éprouvait une jouissance infinie de voir ses semblables dans cet état d’impuissance et de souffrances abominables. C’est pourquoi, l’inhumain a quelque chose à voir avec le terme de cruauté. Celui-ci dérive du latin crudelitas, qui signifie méchanceté, insensibilité, voire férocité de l’esprit. La cruauté, comme l’inhumanité, désigne tout acte qui génère de la douleur et de la souffrance chez autrui ou même chez un animal. En ce sens, la cruauté peut être commise par tout un chacun et à n’importe quel âge, y compris par des enfants dès lors qu’un tel acte peut nuire à toute créature douée de sensibilité. Lire la suite