De la tolérance à la vertu affirmative du respect d’autrui en Philosophie

Introduction : Une inversion des valeurs ?

   Le Philosophe mathématicien et logicien, Ludwig Josef Wittgenstein, dans son ouvrage, Tractatus logico-philosophicus, affirme que « La philosophie a pour but de rendre claires et de délimiter rigoureusement les pensées qui autrement, pour ainsi dire, sont troubles et floues » (Tel Gallimard, Paris 2001). En partant de ce principe, commençons par préciser le sens des concepts en jeu dans cette analyse. D’abord, selon Le Dictionnaire de la langue française d’Emile Littré, le terme « tolérance » dérive du latin « tolerare » signifiant supporter. De ce mot dérive « tolerantia », signifiant l’endurance, la patience, la résignation. Dès lors, et de façon ordinaire, on entend par tolérance l’action de supporter ou de ne pas interdire ce que l’on désapprouve chez autrui. En d’autres termes, on admet chez autrui une manière d’être ou de penser différente de la sienne. On peut aller même jusqu’à admettre la singularité de la liberté d’autrui. Or, par essence et par définition, toute liberté humaine est différente. Il ne peut en être autrement puisque chacun de nous un prototype génétique de l’Humanité, une unicité différente de tout autre, une singularité irréductible à aucune autre ; donc une manière authentique de s’approprier le sens de la liberté, de vivre sa liberté.
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De l’inhumain ou du monstre ordinaire dans notre être méconnu

Introduction : le mal ordinaire

** FILE ** An undated photo obtained by the Washington Post and released Thursday, May 6, 2004, shows a soldier, identifed as Army Reserve Pfc. Lynndie England, of the 372nd Military Police Company, holding a leash connected to a naked detainee at the Abu Ghraib prison in Baghdad. England, 21, was charged Friday, MAY 7, 2004, by the military with assaulting the detainees and conspiring to mistreat them. She faces four allegations, according to a statement from the XVIII Airborne Corps at Fort Bragg. (AP Photo/The Washington Post, File) ** MANDATORY CREDIT TO THE WASHINGTON POST, INTERNET OUT, WASHINGTON TIMES OUT, NEW YORK TIMES OUT, USA TODAY OUT, NO SALES **/PRISONER_ABUSE_ENGLAND_DCWAP201/MANDATORY CREDIT TO THE WASHINGTON POST, INTERNET OUT, WASHINGTON TIMES OUT, NEW YORK TIMES OUT, USA TODAY OUT, NO SALES/0405080208

Torture-humiliations, les photos qui ont révèlel’horreur d’Abou-Ghraib (Irak)

 

      D’où vient que l’espèce humaine aime tant à faire le mal à soi-même, à autrui et aux autres espèces vivantes comme le prouve l’exemple de Denis le tyran ? En effet, selon la légende qui nous est parvenue, Denys de Syracuse était un homme cruel et sans scrupule. Il aimait écouter, depuis sa belle demeure, les clameurs des prisonniers qu’il retenait dans ses caves. Il avait fait fabriquer un tube, long de plus d’une soixantaine de mètres, qui lui permettait d’espionner les cris de ses victimes. En collant son oreille à ce trou diabolique, les sons pouvaient lui parvenir amplifiés jusqu’à soixante fois. Ainsi, tous les projets d’évasion de ses prisonniers étaient éventés. Et il éprouvait une jouissance infinie de voir ses semblables dans cet état d’impuissance et de souffrances abominables. C’est pourquoi, l’inhumain a quelque chose à voir avec le terme de cruauté. Celui-ci dérive du latin crudelitas, qui signifie méchanceté, insensibilité, voire férocité de l’esprit. La cruauté, comme l’inhumanité, désigne tout acte qui génère de la douleur et de la souffrance chez autrui ou même chez un animal. En ce sens, la cruauté peut être commise par tout un chacun et à n’importe quel âge, y compris par des enfants dès lors qu’un tel acte peut nuire à toute créature douée de sensibilité. Lire la suite