I- Retour sur les limites du plan Hari Seldon
Il est vrai que le plan Seldon accuse quelques limites dans le déterminisme rigoureux des événements futurs, et comporte un facteur subtil et complexes qui semble avoir échappé à des générations d’hommes, même les plus avisés. Nous l’avons vu plus haut ; sa limite essentielle réside dans l’impossibilité de prévoir l’avènement des particuliers qui peut introduit quand même du désordre dans le déroulement déterminé de l’histoire de la fondation. Tel est le cas du Mulet. Le mérite de Hari Seldon est d’avoir compris, par déduction mathématique, le long mais de manière sûre le déclin de l’Empire galactique. C’est comme une sorte de paralysie annonciatrice de la fin définitive, surtout inéluctable de celui-ci. Il réussit cette prouesse grâce à la science de la psychohistoire, sciences mathématiques d’une infinie complexité dont il a emporté le secret dans sa disparition. En effet, avec le concours de ses collaborateurs psychohistoiriens comme lui-même, il sut prévoir l’évolution des grands courants socio-économiques qui allaient advenir dans la Galaxie pendant des millénaires. Entre autres – et à titre de rappel – l’effondrement de l’Empire sera suivi d’au moins trente mille années d’anarchie avant l’émergence d’un nouvel Empire.


