RÉPLIQUE A UN OUVRAGE de CARACTERE RACISTE ANTI-NOIR (écrit de jeunesse)

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 Je ne suis pas, par principe et a priori, pour cette considération dualiste, à savoir qu’il y ait des êtres humains qui naissent bons et d’autres mauvais ; ou plus exactement minables. Mon refus résulte de ce que je crois que tout individu est appelé à s’améliorer au cours de sa vie quant à ses qualités morales.

   En revanche, je crois qu’il existe d’excellentes natures de par leur naissance. J’entends par là que le trait dominant de leur caractère est sans contexte, la bonté. Etre bon signifie être naturellement en concordance avec les autres, qu’ils soient proches ou lointains, et bien entendu, quelle que soit la pigmentation de leur peau. Donc, les gens d’excellente nature voient, dans leurs rapports avec les autres, non pas forcément ce qui les habille (la peau : celle-ci est un constat de réalité ; mais qu’importe cette réalité), mais la nature humaine qu’ils partagent ensemble avec eux.

     Certes, et malheureusement pour les hommes et pour la paix de leurs rapports, il existe des gens qui véhiculent en eux-mêmes le venin du mal et qui, comme cette fantastique création imaginaire de la religion chrétienne, à savoir le diable, ne peuvent s’empêcher de répandre le mal autour d’eux. Ai-je besoin de le dire ? Un certain Jack Thieuloy fait partie incontestablement de ce type d’hommes. C’est à lui que s’adresse cette note en réponse à son torchon de livre intitulé : Le Continent Maudit (Presse de la Renaissance – Maurice Nadeau, Paris 1982).

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Acculturation, fragilisation et désordre au niveau de la personnalité. La double ou la triple cultures sont-elles une chance ou un problème pour les Africains ?

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Une symbolique du métissage biologique et culturel

Introduction : Le métissage des Humains et de leurs cultures est-il un phénomène ancien ou bien récent ?

     Les tests génétiques auxquels on recourt très souvent, de nos jours, révèlent des surprises à ceux qui en ont fait pour rechercher leurs origines biologiques. Ces tests dévoilent aux descendants de l’Homo sapiens à quel point les théories de la pureté du sang sont des inepties, voire des fictions. En effet, en quelque lieu où il se trouve sur notre commune terre, chaque sujet humain est une synthèse d’un mélange biologique composite. Ce qui leurre les tenants de telles théories tient à leur obsession de la différence de la peau des êtres humains en oubliant que celle-ci est absolument inessentielle. C’est une simple apparence qui couvre l’être que la génétique s’emploie à déceler. Sous l’angle de l’être, tous les êtres humains sont en quelque sorte semblables, hormis la singularité de l’individu. Et ils ont les mêmes origines génétiques.
Même les études biologiques dans le champ de la paléo – anthropologie et de l’anthropologie ont prouvé qu’une grande partie des descendants de l’Homo sapiens contemporains possèdent des gènes issus de l’homme de Néandertal Les prolongements de ces investigations montrent que la rencontre entre les Homo sapiens et ce dernier, rencontre qui avait dû provoquer des conflits majeurs pour la conquête des espaces favorables à leurs conditions de vie, n’avait pas empêché les croisements sexuels. Tout se passe comme si l’Homo sapiens avait dû s’accoupler avec les femmes du Néandertal avant de décimer les mâles. Ce processus dynamique de rencontres des espèces humanoïdes, c’est-à-dire de conflits, d’accouplements, voire de génocides s’est inscrit, pour ainsi dire, dans la nature et dans le mode d’expansion des descendants de l’Homos sapiens à travers l’espace et durant toute leur histoire jusqu’à présent.
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