De la sublime beauté du silence. Première Partie – Ce que le silence n’est pas : les paradoxes de la solitude, éternel masque de l’existence humaine

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Signe du  silence profond de la solitude existentielle ?

Introduction

     Chacun des êtres humains peut faire le constat suivant : il est évident qu’il naît seul, même dans le cas des vrais jumeaux ou des faux jumeaux. En effet, l’un émerge du sein maternel après l’autre, hormis les anomalies biologiques comme les triplés, les quadruplés, les quintuplés ou les sextuplés. Et tout au long de son existence, il vit seul, même dans l’expérience de l’amour. En celle-ci, le couple est présent à soi-même pendant les préliminaires marqués par les caresses mutuelles. Mais, comme nous le verrons dans les analyses faites à ce sujet par des hommes de lettres ou encore des philosophes, dans l’orgasme, chacun des conjoints ou des partenaires sexuels est, de fait, prisonnier de l’empire de son corps, de la plénitude et de l’intensité de celui-ci. C’est l’instant de l’éclipse du lien avec l’autre. Les prolongements du coït font durer cette éclipse. En ce sens, on peut définir la solitude comme l’état d’une personne qui est isolée psychologiquement ou physiquement. La solitude est l’éclipse des liens tangibles avec autrui.
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Nietzsche et la solitude

Introduction

       Le genre humain, contrairement à toute autre espèce vivante, comporte des individualités qui, par leur singularité, échappent aux normes, coutumes, modes de penser ou d’être, bref à toute forme de soumission aux lois socio-culturelles des communautés. Si chez chaque espèce vivante, en raison de la sérotonine, hormone de la reproduction, chaque individu cherche frénétiquement, mais inconsciemment, au risque de sa vie, à se reproduire coûte que coûte, des particuliers humains se montrent souverains par rapport à tous ces impératifs naturels. Ils décident de mettre à distance le noyau dur du groupe avec ses formes d’abrutissement par trois modes de solitude.

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