L’Afrique se vend bien : essai critique sur une certaine littérature relative aux Africains et au continent noir (Ecrit de jeunesse – Paris 1976)

Un certain marchandage de la valeur des êtres humains et des choses

Introduction

   Il me faut au préalable définir le champ où j’entends inscrire cette analyse. Par cette expression, je ne veux pas signifier le pillage des biens essentiels et des matières premières des pays africains par les grandes puissances et les multinationales du monde occidental. Au contraire, mon propos porte sur une certaine littérature courante qui s’est édifiée et s’édifie toujours à propos de l’Afrique, sur les Africains et sans les Africains. Or, elle aurait pu se faire avec la collaboration des Africains, peuples ou intellectuels. Mais, ce n’est guère le cas puisqu’il s’agit généralement d’une littérature particulière. Lire la suite

Troisième Partie : Du meilleur des mondes à une réflexion sur la démocratie

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ZOMIA, Terre des hommes libres, égalitaires (Hommes et Femmes) et sans Etat. Donc les peuples peuvent s’auto-gouverner et les élites politiques sont superflues, inutiles

« A prendre le terme dans la rigueur et l’acception, il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais. Il est contre l’ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné. On ne peut imaginer que le peuple soit incessamment assemblé pour vaquer aux affaires publiques, et l’on voit aisément qu’il ne saurait établir pour cela des commissions sans que la forme de l’administration change » (Du contrat social, livre IV, chapitre III)

I- La méfiance des philosophes, penseurs des Institutions républicaines, par rapport au peuple comme corps souverain capable de s’auto-gouverner

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