Réflexions sur la dialectique du privé et du public dans l’action humaine

k1646944.jpg

Terre contrastée comme les actions humaines

Introduction 

     L’action humaine se déploie à la fois dans le domaine éthique (morale individuelle et morale sociale) et dans le domaine juridique qui implique une organisation politique. Elle est par excellence le lieu où se manifestent à la fois des prétentions ou des intérêts particuliers – qu’ils soient ceux d’individus singuliers ou de groupes plus ou moins différenciés (familles, corporations , églises etc.) – et des visées ou des intérêts généraux, qui sont ceux de la Respub1ica, c’est-à-dire de la communauté politique, quels qu’en soient la forme historique ou le régime gouvernemental.

     Or, si les volontés privées et la volonté publique sont autonomes en raison des objectifs qu’elles entendent atteindre, elles ne sont point indépendantes ou séparées : il existe toujours entre elles des rapports qui peuvent être d’englobement – que le public l’emporte sur le privé ou que le privé cherche à triompher du public- ou de tension. L’erreur est donc de considérer que le privé est ce qui est purement et essentiellement individuel (l’individu comme tel existe-t-il ?) et que ce qui est public est toujours et uniquement collectif (ne faut-il pas des individus pour former une communauté, voire pour la faire fonctionner ?).

Lire la suite

La liberté est-elle une donnée ou une conquête ?

 

Qu’est-ce que la liberté ?

   Associée à l’oiseau qui vole sans barrières, la liberté, c’est d’abord le fait de ne pas être captif, de ne pas être en prison d’où l’expression « libérer un prisonnier », de ne plus servir un maître comme lorsqu’on affranchi un esclave.

  La liberté autrefois apparentée à ce sens concret, évoque aujourd’hui les vacances, les loisirs, les lieux où les contraintes sont absentes. Une nouvelle définition est en quelque sorte apparue, la liberté correspondrait au fait de faire ce qu’on veut sans contraintes.

   Cette définition se trouve ainsi tout de suite confronté à la morale dans la mesure où la liberté de chacun ne doit pas empiéter sur la liberté d’autrui.

   Cette notion de liberté regroupe une multitude de concepts ; la liberté d’expression, la liberté de conscience, d’association… On peut donc définir des concepts proches tels que le libre-arbitre, l’autonomie, l’indépendance, la spontanéité, … mais qui n’appartiennent pas au concept lui-même.

   On peut donc noter que la liberté se caractérise par trois actions principales : savoir – vouloir – pouvoir. Savoir dans le sens où il faut être informé avant de vouloir, c’est-à-dire choisir véritablement en toute conscience de cause et avec fermeté pour mieux pouvoir, c’est-à-dire avoir les capacités, les moyens d’agir.

   Si l’homme est victime de multiples phénomènes qui le poussent à s’assouvir et à ne plus penser par lui-même, est-il envisageable de trouver un moyen de se sentir libre et d’exercer sa liberté ?

Dans la mesure où, comme l’affirme Rousseau dans Du contrat social, comment expliquer que : « L’homme est né libre, et partout, il est dans les fers ».

1- « Être libre » est la nature de l’homme

Lire la suite