De l’inhumain ou du monstre ordinaire dans notre être méconnu

Introduction : le mal ordinaire

** FILE ** An undated photo obtained by the Washington Post and released Thursday, May 6, 2004, shows a soldier, identifed as Army Reserve Pfc. Lynndie England, of the 372nd Military Police Company, holding a leash connected to a naked detainee at the Abu Ghraib prison in Baghdad. England, 21, was charged Friday, MAY 7, 2004, by the military with assaulting the detainees and conspiring to mistreat them. She faces four allegations, according to a statement from the XVIII Airborne Corps at Fort Bragg. (AP Photo/The Washington Post, File) ** MANDATORY CREDIT TO THE WASHINGTON POST, INTERNET OUT, WASHINGTON TIMES OUT, NEW YORK TIMES OUT, USA TODAY OUT, NO SALES **/PRISONER_ABUSE_ENGLAND_DCWAP201/MANDATORY CREDIT TO THE WASHINGTON POST, INTERNET OUT, WASHINGTON TIMES OUT, NEW YORK TIMES OUT, USA TODAY OUT, NO SALES/0405080208

Torture-humiliations, les photos qui ont révèlel’horreur d’Abou-Ghraib (Irak)

 

      D’où vient que l’espèce humaine aime tant à faire le mal à soi-même, à autrui et aux autres espèces vivantes comme le prouve l’exemple de Denis le tyran ? En effet, selon la légende qui nous est parvenue, Denys de Syracuse était un homme cruel et sans scrupule. Il aimait écouter, depuis sa belle demeure, les clameurs des prisonniers qu’il retenait dans ses caves. Il avait fait fabriquer un tube, long de plus d’une soixantaine de mètres, qui lui permettait d’espionner les cris de ses victimes. En collant son oreille à ce trou diabolique, les sons pouvaient lui parvenir amplifiés jusqu’à soixante fois. Ainsi, tous les projets d’évasion de ses prisonniers étaient éventés. Et il éprouvait une jouissance infinie de voir ses semblables dans cet état d’impuissance et de souffrances abominables. C’est pourquoi, l’inhumain a quelque chose à voir avec le terme de cruauté. Celui-ci dérive du latin crudelitas, qui signifie méchanceté, insensibilité, voire férocité de l’esprit. La cruauté, comme l’inhumanité, désigne tout acte qui génère de la douleur et de la souffrance chez autrui ou même chez un animal. En ce sens, la cruauté peut être commise par tout un chacun et à n’importe quel âge, y compris par des enfants dès lors qu’un tel acte peut nuire à toute créature douée de sensibilité. Lire la suite

« Amour mystique » et sensualité triviale : une interprétation de l’expérience spirituelle de sainte Thérèse d’Avila et de saint Jean de la Croix, mystiques espagnols selon la philosophie nietzschéenne

« Amour mystique » et sensualité triviale : une interprétation de l’expérience spirituelle de sainte Thérèse d’Avila et de saint Jean de la Croix, mystiques espagnols selon la philosophie nietzschéenne

« Mystical love » and trivial sensuality: an interpretation of the spiritual experience of Spanish mystics, Saint Teresa of Avila and Saint John of the Cross, according to Nietzschean philosophy

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 Il existe des gens éprises de pureté ou de respect des phénomènes religieux et/ou spirituels. Nonobstant ce, cette posture mentale, en apparence pieuse, a, au fond, quelque chose d’hypocrite puisque toute religion, par définition, dérive du latin religare. En d’autres termes, la religion est ce qui fait lien, d’abord, entre les croyants et leur Dieu (lien vertical), ensuite, lien entre ces derniers eux-mêmes dès lors qu’ils partagent la même foi (lien horizontal). En ce sens, aucune religion ne descend directement des cieux : elle est inhérente à la conscience humaine. En effet, la religion, pour les personnes soi-disant pieuses, doit toujours rester dans un halo d’inconscience et d’innocence. De cette manière, elle gardera sa pureté, son élévation, voire ses mystères à la seule condition qu’une sorte d’enveloppe nébuleuse fasse barrière à son voile d’illusions. En ce sens, parler de la sensualité dans ce qu’il y a de plus divin, à savoir l’amour mystique, peut paraître étrange et même scandaleux.
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