De la création, de ses limites et de ses critiques en philosophie

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Et l’Homme créa Dieu ?

introduction

On peut distinguer le concept de création – qui ne peut pas désigner un processus, mais le résultat de ce processus – de deux notions connexes : d’une partie, de la fabrication, de la production d’un à partir d’une matière existante, et suivant une règle préétablie. Elle renvoie au domaine de la technique et de l’artisanat, et se pense comme un processus temporellement assignable. D’autre part, la production, qui constitue une extension du premier paradigme. Il s’agit alors d’une fabrication mécanisée, étendue dans les moyens qu’elle met en œuvre, et dans la quantité d’objets produits. L’objet est pensé non comme singulier, mais comme reproductible en droit. La production opère une sorte de passage à la limite de la fabrication, par la mécanisation et les progrès techniques. C’est ainsi que, dans la conception philosophique de Marx, la production est la fonction économique principale, qui conditionne à la fois la distribution et la consommation. Corrélativement, elle implique une mise en place d’un second plan du sujet à un stade de la fabrication d’une automatisation complète des moyens de production dans les usines, comme suit procédé courant aujourd’hui.

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Qu’est-ce que Le mal ?

« Vendredi 13 novembre, 21h 20, LA TERREUR A PARIS »

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« Au Bataclan, « du sang partout, des cadavres»

Au moins 80 personnes ont été tuées dans cette salle de spectacle du 11e arrondissement de la capital.

Dans les premières secondes, les spectateurs croient à une pétarade accidentelle. « J’ai pensé qu’une enceinte avait explosé, puis les lumières se sont allumées. Les tireurs que j’ai vus avaient le visage dissimulé par des capuches et des écharpes », raconte Benoît. Il se trouvait près d’une des sorties de la salle et a réussi à s’échapper avec son amie.

A l’intérieur, la panique gagne la foule. Les gens se jettent au sol. « J’étais allongé dans la fosse, la fille à côté de moi est morte. Ils ont beaucoup tiré…

A l’intérieur de la salle de spectacle, les otages vivent un cauchemar. Les assaillants ont achevé les blessés au sol. « J’avais un morceau de chair sur moi, il y avait du sang partout, des cadavres », raconte un jeune homme, l’air hagard, des traces de sang séché sur son pantalon beige. Il fixe le parquet du bar dans lequel il s’est réfugié. Il assistait au concert avec son père, mais ignore à présent où se trouve ce dernier. « Peut-être avec les pompiers, peut-être mort ». Quand la fusillade commence, père et fils sont dans la fosse, près des barrières, à quelques mètres de la scène. Certains de leurs voisins tombent sous les balles. Tous sont à terre, les membres paralysés par la peur, corps contre corps, vivants contre morts … Dans les poches, les téléphones vibrent. L’attente dure presque deux heures, jusqu’à l’assaut{…}.

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