Etude comparée d’une institution chez les Lyéla et les Nuna du Burkina Faso : du kwala comme loi fondamentale chez les Lyéla à la conception du kwara comme grand fétiche de guerre chez les Nuna

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Coalescence harmonie des forces de la nature et puissance du verbe humain

Première partie : L’institution du Kwala chez les Lyéla

Les Gourounsi ou Gurunsi parmi lesquels sur la classe des Lyéla, sont, même, que les Nioniossi, les Kibissi, les Sénoufo, d’autres, comme des auteurs autochtones comme Guiltrem Marcel, Sylvain Toé, Jean Hébert [1964: 199]. Mais, comme le soutien Anne-Marie Duperray, dans son introduction à un troisième cycle, les Gourounsi ne constituant pas en soi-même un ensemble homogène. En effet, écrit-elle, «  dans l’actuelle République de Haute Volta, le terme Gourounsi définit un groupe de populations: les Léla, les Ko, les Pougouli, les Nouna, les Sissala, les Kasséna, les Nankana et les kousace qui , malgré l’absence d’une langue et d’institutions politiques communes, présente une unité culturelle incontestable  » [1] [ 1984: 10 ].

Le nom «Gourounsi», avant d’être le fruit d’une taxinomie coloniale, d’être attribué à cet ensemble composite par leurs voisins puissants, en l’occurrence, les Moosé, comme une injure en raison, d’autres, de son manque d’organisation politique apparente. Aujourd’hui, faute d’un autre nom aux nuances plus positives ou affirmatives qui caractériserait les Gourounsi en leur totalité, les chercheurs burkinabés ont accordé pour cette appellation.

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Compte-rendu d’un fait anthropologique : « Les morts ne sont pas morts »

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Beyon Barthélémy Nagalo (1918 – 21-03-2003), chef du clan Nagalo de Batondo (Burkina Faso)

introduction

     Beaucoup de peuples de la terre croient en la survie de l’âme. Que ce soit dans le cadre des religions dites révélées, comme le judaïsme, le christianisme, l’islam ou encore l’hindouisme, et certaines branches du bouddhisme, ou que ce soit dans celui des religions naturelles comme les pratiques et les cultes des peuples les formes de cette croyance peuvent varier d’une zone du monde à une autre. Mais le fond est partout: l’essence de l’être humain transcende sa dimension biochimie. Défini comme composé de corps et d’esprit ou d’âme – mais partout ignorer sont les propriétés réelles de celui-ci ou de celle-ci -, l’être humain participe des deux. Si le corps est voué, en tant que matière, à la mort-est considéré comme une propriété de la terre qui façonne son plastique éphémère -,

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