De la tolérance à la vertu affirmative du respect d’autrui en Philosophie

Introduction : Une inversion des valeurs ?

   Le Philosophe mathématicien et logicien, Ludwig Josef Wittgenstein, dans son ouvrage, Tractatus logico-philosophicus, affirme que « La philosophie a pour but de rendre claires et de délimiter rigoureusement les pensées qui autrement, pour ainsi dire, sont troubles et floues » (Tel Gallimard, Paris 2001). En partant de ce principe, commençons par préciser le sens des concepts en jeu dans cette analyse. D’abord, selon Le Dictionnaire de la langue française d’Emile Littré, le terme « tolérance » dérive du latin « tolerare » signifiant supporter. De ce mot dérive « tolerantia », signifiant l’endurance, la patience, la résignation. Dès lors, et de façon ordinaire, on entend par tolérance l’action de supporter ou de ne pas interdire ce que l’on désapprouve chez autrui. En d’autres termes, on admet chez autrui une manière d’être ou de penser différente de la sienne. On peut aller même jusqu’à admettre la singularité de la liberté d’autrui. Or, par essence et par définition, toute liberté humaine est différente. Il ne peut en être autrement puisque chacun de nous un prototype génétique de l’Humanité, une unicité différente de tout autre, une singularité irréductible à aucune autre ; donc une manière authentique de s’approprier le sens de la liberté, de vivre sa liberté.
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De la sublime beauté du silence. Première Partie – Ce que le silence n’est pas : les paradoxes de la solitude, éternel masque de l’existence humaine

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Signe du  silence profond de la solitude existentielle ?

Introduction

     Chacun des êtres humains peut faire le constat suivant : il est évident qu’il naît seul, même dans le cas des vrais jumeaux ou des faux jumeaux. En effet, l’un émerge du sein maternel après l’autre, hormis les anomalies biologiques comme les triplés, les quadruplés, les quintuplés ou les sextuplés. Et tout au long de son existence, il vit seul, même dans l’expérience de l’amour. En celle-ci, le couple est présent à soi-même pendant les préliminaires marqués par les caresses mutuelles. Mais, comme nous le verrons dans les analyses faites à ce sujet par des hommes de lettres ou encore des philosophes, dans l’orgasme, chacun des conjoints ou des partenaires sexuels est, de fait, prisonnier de l’empire de son corps, de la plénitude et de l’intensité de celui-ci. C’est l’instant de l’éclipse du lien avec l’autre. Les prolongements du coït font durer cette éclipse. En ce sens, on peut définir la solitude comme l’état d’une personne qui est isolée psychologiquement ou physiquement. La solitude est l’éclipse des liens tangibles avec autrui.
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