Etude comparée d’une institution chez les Lyéla et les Nuna du Burkina Faso : du kwala comme loi fondamentale chez les Lyéla à la conception du kwara comme grand fétiche de guerre chez les Nuna

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Coalescence harmonie des forces de la nature et puissance du verbe humain

Première partie : L’institution du Kwala chez les Lyéla

Les Gourounsi ou Gurunsi parmi lesquels sur la classe des Lyéla, sont, même, que les Nioniossi, les Kibissi, les Sénoufo, d’autres, comme des auteurs autochtones comme Guiltrem Marcel, Sylvain Toé, Jean Hébert [1964: 199]. Mais, comme le soutien Anne-Marie Duperray, dans son introduction à un troisième cycle, les Gourounsi ne constituant pas en soi-même un ensemble homogène. En effet, écrit-elle, «  dans l’actuelle République de Haute Volta, le terme Gourounsi définit un groupe de populations: les Léla, les Ko, les Pougouli, les Nouna, les Sissala, les Kasséna, les Nankana et les kousace qui , malgré l’absence d’une langue et d’institutions politiques communes, présente une unité culturelle incontestable  » [1] [ 1984: 10 ].

Le nom «Gourounsi», avant d’être le fruit d’une taxinomie coloniale, d’être attribué à cet ensemble composite par leurs voisins puissants, en l’occurrence, les Moosé, comme une injure en raison, d’autres, de son manque d’organisation politique apparente. Aujourd’hui, faute d’un autre nom aux nuances plus positives ou affirmatives qui caractériserait les Gourounsi en leur totalité, les chercheurs burkinabés ont accordé pour cette appellation.

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Grossesse et adolescence Un risque ou une chance ? Une expérience institutionnelle

Marie-Joseph Bonnetain

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Humiliation publique du corps qui pèche hors mariage

Vous le savez sans doute, la vie est faite de rencontres singulières et dans un espace temps donné dont on ne mesure pas dans l’instant, qu’il aura des effets bien au-delà de ce que l’on peut imaginer !

   Alors, je vais tenter de faire un retour en arrière : le milieu des années 1980 à Lyon, rue de Gerland où j’ai eu le privilège de recruter Sylvie Bamony comme infirmière. Rencontre donc dans l’institution que je dirigeais depuis février 1980.

     C’est à partir de ce lieu là, un établissement d’accueil mères enfants, que je situerai mon propos, pour en venir à la question posée par le titre de mon intervention : « Grossesse et adolescence – Un risque ou une chance »
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