LE GENRE HUMAIN, MEURTRIER DE LA TERRE, MÈRE DE TOUS LES VIVANTS

L’unification de l’arbre à travers ses branches et ses racines, parfait symbole de celle du genre humain par-delà ses diverses et multiples branches qu’on appelle, à tort, races

INTRODUCTION

  Quel remède faut-il inventer pour soigner le genre humain et le sauver de ses actes de cruauté par rapport à la santé et à la vie de la Terre ?

  Il nous faut nous rendre à cette évidence : le malheur du genre de vivants qu’on appelle humains a toujours consisté dans l’oubli qu’il est et qu’il demeure un tronc commun avec des ramifications dans tous les sens. L’exemple continûment actuel de l’unité, malgré sa complexité, d’un vivant est le végétal, plus précisément, l’arbre (voir un symbole ci-dessus).Celui-ci garde toujours jalousement son unification en raison de son tronc. Car il déploie joyeusement et de manière majestueuse, dans les airs et dans le sous-sol son infinie complexité, sa diversité dans toute son amplitude. Quel que soit l’éloignement de ses embranchements ou de ses tranches de racines, le tronc de l’arbre consolide, jusqu’à la fin de sa vie, cette unité indéfectible. En d’autres termes, on ne peut rien lui ôter (une feuille, une branche, un bout de racine, etc.) qui ne lui appartient en propre.

   Or il en est tout autrement du genre humain. Très tôt, au cours de la brève histoire de celui-ci, ses branches ont pris possession d’un espace terrestre dans le sentiment profond non pas en tant que membres de la même espèce de vivants appartenant au même tronc commun, mais comme ramifications singulières de ce tronc. Et celles-ci se sont déployées à travers toute la surface de la Terre, Mère tous les vivants, telle une branche essentielle appartenant subsidiairement à un tronc : le genre humain. Ce faisant,  elles ont développé une conscience aigüe dans et sous cette dimension. Celle-ci a eu pour effet fondamental d’éloigner les branches majeures (Jaunes, Noires, Blancs, Cuivrés, etc.) les unes des autres. Une telle conscience étriquée de soi s’est édifiée en vertu de la dictature de la couleur de l’épiderme qui rend ces branches visibles les unes aux autres, ou les unes par rapport aux autres. D’autant plus qu’à la longue, cette couleur de leur épiderme a fini par devenir un casus belli qui a occulté, écrasé même son ambition de coexistence pacifique avec les autres branches différentes de soi-même.

    Ainsi, le genre humain a dévié de son cheminement vers l’accomplissement de soi dans son humanité vertueuse en s’égarant dans l’empire de sa conscience duonique [1]. Celle-ci l’a enraciné, depuis des millénaires, dans son penchant atavique sous la forme d’habitudes ancestrales qui consistent dans l’attachement au semblable, facteur de sécurité physique et psychologique ; et au rejet de tout être humain différent de soi, qui est toujours source de crainte et d’effroi. Car toute personne, parce qu’elle est différente, est d’emblée suspectée de constituer une menace pour l’intégrité de notre être.

    C’est ce dispersement en soi et de soi-même, cet émiettement de sa conscience devenue souveraine du genre humain qui est l’une des causes de son incapacité présente à prendre soin de la santé et de la vie de la Terre, Mère de tous les vivants. C’est en ce sens qu’il est permis de penser, voire de reconnaître que la Terre se meurt, agonise alors que la conscience claire et distincte[2] décline par rapport à ce problème majeur et éminemment scabreux pour chaque vie humaine à la surface de la Terre. Plutôt que de chercher ensemble à résoudre cette donnée mortifère, le genre humain s’est contenté de se créer des paradoxes insolubles, préférant se divertir sous l’empire et l’impératif de son « striatum »[3] plutôt que de prendre acte de sa prochaine extermination. Il apparaît comme un roi que la folie consume lentement, insidieusement tel « Gollum » aliéné par l’amour pathologique de la surpuissance de l’Anneau[4]. Et il se meurt dans ses parures dorées en rêvant toujours d’être bien installé dans le confort de son trône. À moins de devenir comme l’arbre, le genre humain ne peut éviter un tel sort funeste. Donc, il devrait en être ainsi du genre humain et de chacun de ses membres : il n’y a rien d’humain en chacun de nous qu’un autre ne partage pas en raison de nos racines génétiques communes. Dès lors, personne ne peut, du moment qu’il est lui-même humain, nous déchoir de notre intime et profonde humanité. C’est à cette seule condition que l’espèce humaine aurait la même prise de conscience par rapport à la catastrophe annoncée.

I- Une donnée essentielle de la misère du genre humain

« Nous jouons à la roulette russe avec notre planète. Non seulement nous sommes en danger, mais nous sommes le danger »[5].

« Nous sommes aux portes de l’enfer climatique… Les 1% les plus riches émettent autant que les deux tiers de l’humanité » (Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations Unies : In « Le Canard enchaîné »- mercredi 12 juin 2024-5). Malgré l’alerte que cet homme avisé donne à son espèce de vivants, les Humains, qui prend la peine de l’écouter ou de s’inquiéter par rapport au devenir de ses propres descendants ?

    C’est par la conscience claire et distincte seule que le genre humain peut et doit s’interroger sur son devenir prochain ou lointain. Car, comme nous le savons tous désormais, un grand nombre d’indicateurs naturels ou qui relèvent des réalités et des actions du genre humain, amènent, de nos jours, à des interrogations intellectuelles, ou non, sur ce qu’adviendra de l’espèce humaine, tôt ou tard, sur la surface de la Terre.

Une pâle image de l’Enfer annoncé pour l’espèce humaine : les chaleurs mortelles et dévastatrices

   En effet, beaucoup de grands esprits de notre époque essaient de théoriser la fin de ce qu’on nomme communément le temps. Or ce terme est, en soi, inintelligible. C’est plutôt la fin de la durée de vie du genre humain sur la surface de la Terre qui inquiète. Ces esprits pronostiquent même que nous vivons les derniers siècles de notre civilisation qu’on croyait destinée à durer aussi longtemps qu’il est possible ; à l’instar des Égyptiens ou des Romains et d’autres civilisations antérieures à ceux-ci, dans l’ignorance des soubresauts de notre planète. Dans cette perspective, quand on pense « la fin des temps », on devrait comprendre plutôt la disparition de l’espèce humaine de la surface de la Terre, Mère de tous les vivants. Effectivement, de nos jours – n’en déplaise aux fameux climatosceptiques qui ont, sans doute, la science infuse des périodes des bouleversements de notre système solaire et de leurs incidences sur ceux de la terre –, divers facteurs concourent à l’extinction possible de notre espèce.

   Ce sont notamment : le réchauffement climatique, la surpopulation du genre humain qui induit nécessairement la disparition des autres espèces vivantes, la mort des Océans, la menace des armes nucléaires dont la clé de destruction est entre les mains de quelques membres du genre humain, la réduction rapide des terres arables et des forêts nécessaires à l’équilibre de la nature, la prolifération des maladies, etc. Toutes ces données visibles inclinent à concevoir que le genre humain s’autodétruirait quelque jour prochain. On le voit : l’infortune de la destinée humaine tient au fait, essentiel, que tout ce que ce genre de vivants dits humains fabrique finit toujours par se retourner contre lui comme une menace inévitable. Il n’a pas le pouvoir, quoiqu’il fasse, de se délivrer lui-même des pièges qu’il se crée par déraison et avidité. Il est seulement doté de l’intelligence réactive pour tâcher de réparer ses dégâts ou ceux des tourments de la Terre, comme les tremblements de terre, les cyclones, etc. A l’inverse, il est privé de l’intelligence prédictive qui le préviendrait des catastrophes de son propre fait ou du monde physique. Il en est incapable. Autrement, on le saurait depuis l’antiquité. Et il n’a pas encore compris que la Terre, Mère de tous les vivants, ne lui appartient pas ; d’aucune manière. Car sans elle, il n’est rien : il ne peut rien produire sans les matières premières qu’elle nous donne gracieusement ; et depuis toujours.  Tout entier enfermé dans les bornes de ses plaisirs immédiats, il n’a pas conscience qu’il n’a pas d’avenir. Ses rêveries d’aller, quelque jour prochain, s’installer, ailleurs, sur d’autres planètes est une pure fiction. Il le sait bien : il n’a aucun moyen d’y parvenir.

    En outre, si l’on prend l’exemple des armes nucléaires qui symbolisent la puissance militaire, la question qu’on est en droit de se poser, eu égard à l’état présent du monde humain, est la suivante : qu’est-ce que de telles armes peuvent-elles faire pour arrêter une pandémie comme le Covid-19 en 2020 ? En effet, et nous le savons tous, celui-ci n’avait pas du tout épargné les habitants des pays reconnus comme de grandes puissances militaires, entre autres les États-Unis, la Russie, la Chine où le virus a fait son apparition. Donc, les puissants sont impuissants face à de telles éventualités de destruction massive du genre humain. Quel est alors le sens de leur puissance effective ? Où est leur victoire ? Comme l’a reconnu, à juste titre Hegel, à savoir que les Humains sont incapables de tirer une quelconque leçon des pires tragédies de leur histoire[6], il n’y aura pas de leçon à tirer de la pandémie du Covid-19, qu’elle disparaisse quelque jour prochain ou qu’elle aurait pu continuer de ravager des vies humaines avec une royale indifférence par rapport aux dégâts, aux dommages qu’elle a générés ou qu’elle pourrait encore causer. Toutefois, la question de « la fin du genre humain » comme hypothèse ou alors comme éventualité mérite d’être posée et approfondie. Qu’entend-on par fin du monde ou fin du genre humain ?

   On peut concevoir une telle possibilité dans le déclin de la santé et de la vie de la Terre, Mère de tous les vivants. D’autant plus que la destinée du genre humain est toujours entre les mains de « fous » qu’on appelle les « hommes politiques » comme si la politique est un métier. C’est plutôt un joyeux divertissement perpétuel qui les prive de l’exercice d’un réel travail, à l’instar d’un grand nombre de la population de tous les pays du monde. Car la plupart de ceux-ci n’ont jamais connu la pénibilité d’un vrai métier. C’est pourquoi ils sont regardés, à juste titre, comme des « parasites du corps des peuples » qui se tuent au travail pour les entretenir. Les chefs d’État qui sont proches de leurs peuples ou qui travaillent dans l’intérêt essentiel de ceux-ci se comptent sur les doigts d’une main.

   D’autant plus que nos jours, le triomphe de l’opinion, soit un mouvement spontané de la conscience irréfléchie, ennemie de l’esprit critique et de la pensée rationnelle, ou ce que l’on appelle couramment les réseaux sociaux, est la négation de la raison sous sa double dimension. Il s’agit de sa dimension rationnelle, source de science et de la clarté de l’esprit, et le raisonnable, c’est-à-dire la conscience morale dans sa volonté d’élévation vers le sommet de l’humanité vertueuse. Dans notre monde présent, dominé par l’obscurité et le chaos de l’opinion, nous assistons à la décadence de l’excellence des sujets humains et à la déchéance de la vertu morale. Aussi, l’on n’est pas étonné de constater que les élites politiques sont légitimées à ne tenir aucun compte des missions du peuple qui les choisit pour accomplir une telle ou telle tâche. Elles oublient d’où elles viennent et elles se hâtent, une fois élues, de s’enfermer sur elles-mêmes pour se centrer sur leurs intérêts partisans exclusifs. C’est ce qui se passe même dans les pays de vielle tradition dite démocratique. Si, donc, elles se moquent des problèmes humains, ceux de leur peuple ou de leurs électeurs, à plus forte raison elles ne se soucient guère de la santé et de la vie de la Terre, notre Mère à tous.                                        

II – La longue et douloureuse folie sempiternelle des « parasites du corps des peuples »[7]

Le trône, figure du pouvoir exécutif, est le rêve intime et ultime de tous les « hommes politiques »

Brève introduction 

  « L’homme est un Dieu pour l’homme » affirme Spinoza [8]. Selon sa démonstration,  une telle pensée tient au fait fondamental suivant : « C’est parce que chaque homme recherche le plus possible ce qui lui est utile que les hommes s’avèrent le plus utiles les uns aux autres ». Seul un être humain peut aider ou sauver un autre du danger. En revanche, il n’en est pas ainsi de l’homme politique, soit celui qui détient un pouvoir de domination sur les autres êtres humains. Car il est l’ennemi de tous les hommes, c’est-à-dire de tous les habitants des pays qui le reconnaissent comme leur chef, leur roi, leur prince, leur empereur ou, de nos jours, leur président, etc., de notre commune Terre. Pour autant que l’on s’intéresse à l’histoire du genre humain, on s’aperçoit que cette donnée est réelle depuis l’émergence de celui-ci à la surface de la Terre, Mère de tous les vivants. Il est manifeste que l’homme du pouvoir exécutif s’emploie depuis les primes moments de l’existence du genre humain sur la Terre à occire ses congénères par pure folie ; même si ceux-ci prennent entièrement soin de sa vie, de toutes les dépenses de sa cour et de lui-même dans ses palais. C’est l’homme du pouvoir exécutif seul qui déclare la guerre aux autres peuples en les désignant comme ennemis. C’est une pure fiction puisque, selon Rousseau, les peuples, dans leur état naturel, ne sont point ennemis les uns des autres. C’est que l’homme du pouvoir exécutif ne supporte pas l’état de paix : il n’est heureux que dans un état de trouble, de désordres, de chaos. C’est pourquoi il n’hésite pas à provoquer des phénomènes semblables dans son propre pays. Qui peut douter d’une telle évidence ? Qu’on me cite le nom d’un seul pays de la terre, de statut démocratique ou non, où l’on vit en paix, où il n’y point de troubles, de mécontentements, de violences de quelque nature que ce soit ? Un pays où la population vit heureuse ? Il n’y en a point.

   Ainsi, il ne faut pas attendre de l’homme du pouvoir exécutif qu’il daigne résoudre les problèmes de l’humanité et de toutes les autres espèces vivantes. Il n’en a cure. C’est pourquoi la lutte pour la santé et la vie de la Terre, Mère de tous les vivants, est une affaire de nous tous en tant qu’êtres humains, membres du même genre de vivants et non pas seulement de quelques organisations.

A- La folie inhérente au pouvoir exécutif

   De manière générale, l’accession à l’exercice du pouvoir exécutif a pour effet inévitable de transfigurer la personnalité profonde des sujets humains. En effet, ce genre de puissance politique a quelque chose de ténébreux, que nous avons déjà conceptualisé sous la figure de l’influence de Sauron[9] sur la conscience des détenteurs de ce type de pouvoir. Il est le symbole des forces du mal inhérentes au phénomène du pouvoir exécutif et même de la manifestation de tout pouvoir, figure d’une volonté de domination sur les autres êtres humains. Les individus, possédés par les charmes du pouvoir, notamment exécutif, en viennent très vite à éprouver le sentiment d’une supra-puissance qui les habiterait. Car la plus grande et la plus délirante des formes de suprématie en ce monde n’est rien d’autre que la domination d’un individu sur d’autres. D’emblée, il se met au-dessus d’eux, les transforme en objets dès lors que lui seul incarne la subjectivité souveraine à la manière d’un dieu.

   À l’instar de Néron dont la raison était comme frappée par la foudre ou traversée de part en part par l’éclair, de tels êtres humains perdent le sens de leur humanité. D’où sa remarque tout à fait juste qui sonne comme le libre arbitre délirant par lequel l’homme de pouvoir se permet tout parmi les hommes ; et sans aucune retenue dans son action. Selon lui, « nul empereur n’avait su tout ce qui lui était possible »[10] jusqu’à lui. En effet, si l’Empereur n’avait aucun dieu au-dessus de lui pour contredire ou contrecarrer ses décisions, sanctionner moralement ses actes, alors il pouvait faire tout ce qu’il voulait ou tout ce qu’on pouvait imaginer. Ainsi, il pouvait ordonner de massacrer autant de barbares, de Grecs ou de Romains comme bon lui semblait ; faire assassiner ses adversaires, emprisonner ses rivaux à sa guise. Car nul être humain dans tout l’Empire ne devait ou ne pouvait oser protester contre ses actions iniques. C’est l’expression même de la liberté arbitraire ou naturelle dans toute sa démesure : ni frein moral, ni empêchement physique, ni adversité d’aucune sorte.

   Aussi, et en vertu des avantages du pouvoir, exécutif essentiellement, les diverses figures ou manières d’être de leurs courtisans renoncent à tout sens de dignité personnelle, d’honneur pour avoir un accès facile, à tout moment, aux biens matériels, à la « consommation » des femmes ou des jeunes gens[11]. Car il semble établi que la jouissance du pouvoir exécutif agit sur leurs hormones comme l’effet du viagra ; ce qui est supposé leur conférer des performances sexuelles dont raffolerait une partie de la gent féminine, tout aussi bien attachée non à la personne des hommes du pouvoir, mais au phénomène du pouvoir lui-même. Tous les courtisans adorent les lambris dorés des demeures publiques, les belles voitures, les voyages gratuits, etc. : une cour de serviteurs payés par la richesse produite par le travail du peuple, etc. C’est en ce sens que l’on peut dire que ces individus n’ont aucune conviction politique personnelle, si ce n’est celle de la jouissance continue des privilèges du pouvoir notamment exécutif. 

B- Une solution à cet état inique permanent et de fait historique ?

   Pour mettre un terme à cette malheureuse et douloureuse comédie humaine sur la scène des États, il faut que les peuples s’accordent, malgré la possible hostilité des élites politiques et économico-financières, sur la création d’une assemblée planétaire des membres éclairés des peuples qu’on pourrait appeler, par exemple, l’Intelligentsia unie des États (I.U.E)[12]. Elle prendrait la figure de ce que le Baron d’Holbach, au dix-huitième siècle, a appelé l’« éthocratie » ou le gouvernement fondé sur la morale. Une telle structure mettrait fin, au niveau de chaque État, au règne des dévots de la courtisanerie ; personnages politiques auxquels il vouait un mépris altier, comme il l’écrit à juste titre : « Ne nous parlez plus de l’abnégation des dévots pour la Divinité, l’abnégation véritable est celle d’un courtisan pour son maître ; voyez comme il s’anéantit en sa présence. Il devient une pure machine, ou plutôt il n’est plus rien : il attend de lui son être ». La philosophie des Lumières juge une telle attitude comme la pire servitude ou servilité dont l’âme humaine est capable. Les dévots politiques s’humilient jusqu’à perdre leur âme, à dissiper leur être. Pour parvenir à cet état de négation de soi, un travail de longue haleine s’avère nécessaire. Car il n’est pas donné à tout le monde d’être un dévot politique et l’analyse de la personnalité de ce genre d’êtres humains est, hélas, universelle et toujours d’actualité, tant qu’il y aura des marionnettes du pouvoir de l’Anneau sanctuarisé. Le philosophe poursuit le portrait des dévots politiques et autres ministres en ces termes : « Et quelle vie de sacrifices permanents : s’éduquer dès son plus jeune âge à vaincre son orgueil et à s’abaisser l’âme. S’attacher à ne jamais avoir d’avis (personnel) pour mieux épouser celui du Prince ; se dresser à ne jamais rien laisser paraître de ses sentiments et des « piqûres » administrées par le maître. »[13]

   La vie agonistique permanente est de mise, comme Nietzsche le souligne à juste. Dans sa critique acerbe contre l’État, il affirme que les hommes politiques sont des « superflus » possédés par une fièvre permanente, celle de la recherche des richesses et du pouvoir. C’est ce sens qu’il écrit : « Voyez-les donc ces superflus ! Ils acquièrent des richesses et n’en deviennent que plus pauvres. Ils veulent le pouvoir et d’abord le levier du pouvoir, beaucoup d’argent – ces incapables. Voyez-les grimper, ces singes agiles ! Ils grimpent les uns sur les autres et se poussent ainsi dans la boue et dans l’abîme. Ils veulent tous s’approcher du trône : c’est leur folie- comme si le bonheur était sur le trône ! C’est souvent la boue qui est sur le trône et souvent le trône se dresse sur la boue. Ce sont tous des fous à mes yeux et des singes grimpeurs et des échauffés »[14] à propos de la folie inhérente à la chose politique comme pouvoir exécutif.

   Dans le même sens d’une critique sans concessions du pouvoir – car tout pouvoir politique réel est exécutif -, Pascal pense que c’est par jeu que de grands philosophes, comme Platon et son disciple Aristote, ont été amenés à s’intéresser à la pensée politique. Car ils auraient des choses plus sérieuses sur lesquelles exercer leur intelligence que ce phénomène absurde. Mieux, il considère même que leurs théories politiques constituent la partie « la moins philosophe et la moins sérieuse de leur vie… » Ils auraient mieux agi en tâchant de vivre tranquillement leur vie que de se divertir par ces jeux stériles ou vains. Nonobstant ce, «s’ils ont écrit de politique, c’était comme pour régler un hôpital de fous[15]. Et s’ils ont fait semblant d’en parler comme d’une grande chose, c’est qu’ils savaient que les fous à qui ils parlaient pensaient être rois ou empereurs. Ils entrent dans leurs principes pour modérer leur folie au moins mal qu’il se peut »[16]. Ce sont aussi des enfants qui aiment qu’on les amuse ou qu’on leur raconte des histoires pour mieux endormir leur conscience afin de leur éviter, ainsi, d’être lucides par rapport à l’état réel des situations tragiques de leur peuple.

  Et tel est la tragédie du genre humain : le destin des peuples est conduit par des gens avides du vide qu’est l’essence de ce qu’on appelle le pouvoir politique sous sa figure de la puissance exécutive. « Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité »[17].

C- La pesanteur de la conscience duonique sur les actes de l’homme du pouvoir exécutif

La folie qui hante la conscience humaine aliénée par la surpuissance du pouvoir exécutif

    On comprend alors que ces gens-là ne se rendent pas compte qu’ils n’agissent pas toujours de leur plein gré. Leur libre arbitre appartient à un autre, à une espèce de Sauron, qui exerce une influence néfaste indirecte sur eux par l’intermédiaire du phénomène mystérieux de l’ombre ou propriété du pouvoir. Ils n’agissent pas ; ils sont agis, agités, secoués, mis en branle par ce à quoi ils appartiennent corps et âme désormais. Pire, ils sont comme dévorés par l’envoûtement de ce phénomène, comme pris dans une toile d’araignée. En d’autres termes, le phénomène de l’innommé s’évertue, de façon énergique et méthodique à ronger la cervelle de ces malheureux êtres et occulter, voire à ravir leur lucidité, en tronquant l’exercice normal de leur raison. Les mondes caverneux du spectre de l’innommé, ces profondeurs de l’être insondable et essentiellement irrationnel envahissent leur psyché pour la submerger de leurs ombres épaisses. Celles-ci les rendent aveugles par rapport à la perception du réel. Il n’y a, d’ailleurs, de réalité qui vaille, hormis la folie, la magie de l’envoûtement ou de l’enchantement du pouvoir de l’Anneau. On le sait : c’est une évidence qu’aucun détenteur de la force de domination, qui aliène toute conscience qui s’en empare, ne peut jamais, de son propre chef, quitter le pouvoir exécutif. C’est toujours le pouvoir lui-même qui le quitte ou l’abandonne à son insu, en le laissant, malheureux, dans sa souffrance psychique et surtout physique. Ainsi, le monde pourrait s’écrouler et l’humanité tout entière se détruire sans que ces fous furieux du pouvoir ne puissent s’en apercevoir le moins du monde. La preuve : la Terre, Mère de tous les vivants, se meurt par la faute des Humains, c’est-à-dire de leurs actions mortifères sur sa surface physique, ils n’en ont rien à faire parce qu’ils sont privés de la conscience claire et distincte. Car c’est elle seule qui nous confère notre statut d’êtres humains, bergers des autres vivants. Mais qui s’inquiète de leur disparition progressive ?

   La preuve : tout en se protégeant de tout danger mortel, ce sont eux qui déclarent la guerre, au nom de leur peuple innocent, aux autres populations. Nos chefs des États contemporains ne se rendent guère sur un champ de bataille. Ils vivent richement, sereinement dans leurs palais douillets, fastes. Ils sont nourris et logés par les impôts des contribuables qui peinent à survivre au quotidien dans certains pays. Ce sont eux qui les envoient à la guerre pour être massacrés, mutilés, défigurés et qu’ils ne verront jamais au quotidien face à eux. Tout se passe comme s’il était nécessaire que, de temps en temps, ces gens-là (« hommes politiques ») immolent des Humains comme au dieu cannibale Baal des temps anciens. Or les théories philosophiques, politiques et sociologiques relatives à l’origine du pouvoir politique ont toujours insisté sur le fait que le chef a été et demeure toujours nécessaire pour rationaliser les conduites de tous en société. En d’autres termes, sans la protection du chef sous la figure du prince, du roi, de l’empereur, du président aujourd’hui, qui conduit, en pasteur raisonnable, les sociétés humaines, aucune civilisation, aucune organisation sociale rationnelle ni État n’aurait été possible. Or une telle conception du pouvoir, faute de connaissances suffisantes des données complexes des phénomènes humains, est tout à fait erronée.

  Sur cette donnée des réalités humaines, nous donnons les preuves de cette erreur de la conception du pouvoir dans notre texte inédit[18]. Les points essentiels de notre théorie de la souveraineté initiale des groupes, communautés et peuples humains peuvent se comprendre de la manière suivante : durant la brève histoire du genre humain à la surface de la Terre, ces viles créatures (les détenteurs du pouvoir exécutif) ont fini par faire croire aux peuples dociles qu’ils leur étaient nécessaires. Elles se sont assignées la tâche majeure d’être leurs précieux gardiens de troupeaux. En d’autres termes, sans elles, leurs communautés naturellement souveraines sont incapables de se conduire et de se défendre contre des prédateurs humains ou contre des bêtes féroces. Elles se sont, ainsi, érigées en chefs, princes, rois ou empereurs sauveurs des groupes, des communautés ou des peuples humains. Or ces derniers n’ont point besoin de cette engeance dont la puissance fictive en fait des êtres exceptionnels aux yeux des peuples crédules. A titre d’exemple, il suffit de se référer à la manière dont les communautés celtes étaient organisées dans l’espace pour pouvoir s’unir rapidement et faire face aux groupes barbares et fauves. Du moins, tel est le sens de la thèse d’André Mailhet[19]. Hormis les Druides, prêtres de leur religion naturelle, ils ne reconnaissaient aucune forme de hiérarchie ; quoique ceux-ci n’avaient pas de statut à proprement parler hiérarchique : ils étaient les yeux spirituels des phénomènes futurs ou virtuels, la sagesse et les pères de l’éthique des communautés. Dans l’un de ses ouvrages historiques sur les origines des peuples du Dauphiné, il écrit : « Les druides, leurs prêtres, formaient une vaste et savante corporation. Mêlés à tout, dans l’instruction de la jeunesse, dans l’administration de la justice, arbitres de la paix et de la guerre, leur puissance était incontestée. Dans nos contrées, le centre religieux n’existait pas. Chaque race formait une nation à part sans lien arrêté et se subdivisait en cités ou provinces, à peu près indépendantes. Les cités à leur tour se partageaient en bourgs ou cantons, et ceux-ci en villages, répondant à nos communes. De même que le canton était une confédération de villages et la cité une confédération de cantons, les cités s’associaient entre elles et formaient des alliances plus ou moins permanentes. Il fallait de grands périls, pour que l’association s’élevât plus haut et unit en un seul corps toutes les populations gauloises. Et même que de défections aux jours les plus critiques, quand il s’agissait de l’indépendance de la patrie ! Que de cités, plus par inintelligence que faute de patriotisme, commettaient le crime de neutralité ou celui encore plus grand de l’alliance avec l’envahisseur » (p.p.6-7). Donc, ce ne sont pas les peuples qui ont besoin d’un chef, au regard de l’histoire du genre humain.

Entre autres auteurs, James C. Scott (In Zomia ou l’art de ne pas être gouverné (Seuil, Paris 2013) démontre que, dans leur état naturel, les peuples peuvent se passer de la régence d’un chef. C’est le chef qui est malheureux sans un peuple. Son statut de chef est réduit à néant et il n’a plus de raison d’exister. Plus exactement, les peuples n’ont pas besoin de chef pour se gouverner. C’est, au contraire, le chef qui a toujours besoin d’un peuple, d’un troupeau de moutons, privé de l’esprit de discernement, à dominer ou pour le vénérer, l’adorer et, surtout, pour l’entretenir et le nourrir à l’instar des aristocrates du passé qui passaient leur vie quasi vaine à s’amuser au détriment du bonheur de leur peuple, de leurs domestiques et autres paysans. Il donne l’exemple d’un ensemble de populations qui emploient toute leur énergie à échapper à toute sorte de contrôle dans une zone de l’Asie du Sud-Est pour vivre de manière souverainement libres. C’est en ce sens que cet auteur écrit : « Depuis deux mille ans, les communautés d’une vaste région montagneuse d’Asie du Sud-Est refusent obstinément leur intégration à l’État : Zoma : c’est le nom de cette zone d’insoumission qui n’apparaît sur aucune carte, où les fugitifs – environ 100 millions de personnes – se sont réfugiés pour échapper au contrôle des gouvernements des plaines ».

   Dès lors et de nos jours, si cette activité qu’on appelle politique attire tant de candidats, qui ne veulent pas travailler comme toute personne normale, mais qui espèrent passer leur temps en de vains babillages grâce auxquels ils touchent des salaires mirobolants, figures des sophistes grecs – leur « métier » se réduit aux mensonges, à la démagogie, à la manipulation des consciences des petites gens, à la tromperie, etc. -, c’est parce que, à partir de cette position supposée élevée, ils commandent aux autres citoyens qui travaillent pour eux et qui, certainement, valent mieux qu’eux. Et ce ne sont pas forcément ces derniers qui sont responsables de la mort de la Terre – ils sont innocents dans la majeure partie des cas puisqu’ils se battent parfois pour tâcher de sauver la Terre -, mais ces gens-là qui se moquent de tout, du destin des générations humaines futures. Ils se soucient encore moins de la santé et de la vie de la Terre, Mère de tous les vivants.

III – Le paradoxe des ONG et associations de l’Écologie : des institutions pour la défense de l’environnement ou de la nature, de la protection des animaux, etc.

       De manière générale, et au regard de l’état de santé de notre commune Terre, Mère de tous les vivants, l’écologie au sens noble du terme (en tant qu’engagement individuel ou collectif en vue d’accéder à un meilleur équilibre entre l’homme et son environnement naturel ainsi qu’à la protection de ce dernier) est une affaire de tous les membres du genre humain. Ce n’est point une question de parti politique ou encore de quelques organisations ayant à cœur de prendre soin de l’environnement et d’avoir le souci des générations humaines à venir. Car par nos actions présentes, quelles qu’elles soient, nous prenons des risques certains quant à la possibilité de leur survie – une vie décente qui aurait des conditions d’existence proches de celles d’aujourd’hui (2024)-. Donc, il appartient à tout être humain de se préoccuper de la Terre, Mère de tous les vivants, de sa santé en se transformant en un lanceur d’alerte sur les effets de nos modes de vie qui entraînent, qui génèrent sans arrêt les causes de sa mort, de même que la nôtre. Cela est évident. Car malgré tout ce qu’elle nous donne gracieusement, depuis notre émergence sur sa surface, nous sommes incapables d’en créer autant qui soient nécessaires à notre vie, à notre survie. Or il s’agit de chercher ensemble des moyens communs pour atténuer la gravité de ces incidences sur la vie de la Terre. En effet, ce qui manque aux contemporains, c’est une conscience d’urgence commune, pour ensemble, tâcher de sauver la Terre dans l’intérêt de la survie des descendants du genre humain ; et, en conséquence, de celle de tous les autres vivants à la surface de la Terre.

Sydney, New South Wales, Australia, Australasia

   C’est en ce sens et au regard de ma légitimité en tant que membre du genre humain, au même titre que tout autre sujet humain, unique coupable de la catastrophe annoncée, que j’avais adressé, en 2023, un texte qui venait d’être publié sur le thème du jugement de l’espèce humaine par tous les peuples de vivants (on en lira un court extrait ci-dessous). Ce passage montre un aspect des griefs de la Terre, Mère de tous les vivants, à l’égard du dernier et du plus turbulent de ses enfants, en l’occurrence le genre humain. C’est le fruit d’un songe prophétique sur la fin tragique de notre espèce au terme de ce millénaire[20]. Mon intention était éclaire : donner aux associations et aux ONG s’occupant de la défense de l’environnement des arguments convaincants sur l’imminence de la catastrophe terrestre qui pourrait balayer le genre humain, responsable de tous les maux causés à la vie de la Terre. Il s’agissait de leur proposer, de leur suggérer une manière plus tragique d’alerter les consciences humaines sur les mutations néfastes de la Terre d’un point de vue physique et biologique et, en conséquence, de l’anéantissement de la vie humaine. Car tant que le genre humain ne prendrait pas conscience qu’il est voué à l’impasse en raison notamment de l’empire ou du poids de son striatum[21] (partie intérieure du cerveau qui régule la motivation et les impulsions de chacun de nous : penchant à la recherche effrénée des plaisirs, tendance au divertissement continu, à la paresse, au jeu, au désir aveugle du « toujours plus » jusqu’à l’excès, à la négation du raisonnable ou du rationnel, etc.), la Terre, Mère de tous les vivants, est condamnée à mourir, à se consumer à petit feu ; et nous avec elle.

   Dans ma démarche, je me suis heurté à divers écueils dont voici les plus importants.

    L’intérêt de ces Associations et autres ONG n’a pas porté sur le contenu du livre (striatum oblige ! Car sa lecture n’est pas une source de plaisir, mais de déplaisir et de pénibilité ; voire de travail). C’est, au contraire, sur l’auteur de ce texte ou de ces extraits que j’avais envoyés qui  aimporté. En effet, je deviens soit un membre de celles-ci, soit, ce qui revient au même, un client potentiel, soit encore un donateur possible. Car, dès la première page de leurs sites, un appel « Faire un don » s’impose. Cette donnée, j’en conviens tout à fait, est légitime. Mais elle ne doit pas occulter toutes les autres comme le combat pour la santé de la nature.

    J’ai tiré de cette expérience quelques leçons. D’abord, ces ONG ou Associations sont des structures, des mini-sociétés qui ont besoin d’argent pour fonctionner, c’est-à-dire pour payer leur personnel. Ensuite, et ce faisant, l’objet de leur création, comme la défense des animaux, de l’environnement, etc., semble parfois passer au second plan. Elles en viennent, ainsi, à lutter davantage pour leur survie que pour la pérennité de cet objet. Enfin, la limite de leur finalité devient manifeste : puisqu’elles ont besoin d’argent, de beaucoup d’argent pour survivre, elles sollicitent nécessairement les possesseurs de grande fortune, les membres des classes aisées. Or, cela est évident, si elles sont financées par les puissances d’argent, elles ne peuvent porter de critique sérieuse à leur égard de peur de voir supprimer leurs subventions et autres sources de financement : même quand elles seraient amenées à agir contre la santé et la vie de la Terre à l’exemple des industriels de la chimie. Elles se soumettent, ainsi, partiellement ou totalement à la domination des puissances financières, industrielles, etc. Dès lors qu’elles sont aliénées, elles ne peuvent agir efficacement ni totalement ni librement quand bien même elles subiraient l’humiliation comme la destruction de la nature par les industriels de la chimie, entre autres. Ce qu’on appelle « écologie politique » est aliénée, elle aussi – d’où son inefficacité – en vertu des mêmes pièges, des mêmes conditions et déterminations d’existence et de survie. A titre d’exemple : un articlerécent du « Canard Enchaîné » (mercredi 3 juillet 2024) nous éclaire sur la manière dont nous sommes massivement contaminés par les engrais chimiques à travers leur usage excessif dans la production agricole. Il s’agit, entre autres, du cadmium que contiennent les engrais phosphatés. En substance, l’article en question résume, ainsi, la situation : « Imaginez une substance que l’on sait cancérigène, mutagène, toxique pour la reproduction et que l’on continue à nous faire avaler en douce, comme si de rien n’était… Dès 2011, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) a tiré la sonnette d’alarme sur notre empoisonnement au cadmium. En France, la limite recommandée par les toxicologues est dépassée chez près d’un adulte sur deux. Une intoxication qui commence dès le plus jeune âge, puisque 15% des enfants sont surimposés, notamment à cause des céréales qu’on leur sert au petit déjeuner. » C’est pourquoi, il est établi que « les Français sont de loin les plus contaminés en Europe ». Ce manque de souci des pouvoirs publics par rapport à la santé de la population tient à leur crainte d’éviter de froisser « l’Union des industries de la fertilisation et, surtout, … la FNSEA », le plus puissant syndicat agricole. Conséquence de cet état de fait : « Tant pis pour les 47,6 % d’adultes qui, en France, risquent des atteintes hépatiques, rénales et, surtout, osseuses à cause de leur intoxication au cadmium. Ce métal lourd serait responsable d’environ un tiers de cas d’ostéoporose chez les Françaises (« International Journal of Hygiene and Environnemental Health »avril 2021) ». Tout indique que les ONG et autres Associations de l’environnement n’oseraient pas publier des articles qui seraient de nature à froisser la susceptibilité des industriels. Si elles le font, ce serait au risque de se voir privées de subventions substantielles nécessaires au fonctionnement de boutiques, c’est-à-dire de leurs enseignes.

   Donc, le combat éminent pour la préservation de la santé et la vie de la Terre, Mère de tous les vivants, est une affaire de tous les membres du genre humain. Ce n’est pas un problème qui concerne seulement une branche donnée de l’espèce humaine (les rouges, les Noirs, les Blancs, les Jaunes, les Verts, les Oranges, etc.) ni seulement de quelques organisations. Car les mutations physiques et biologiques de la surface de la Terre entraîneraient nécessairement l’effondrement de tous les membres du genre humain, sans exception ; et malheureusement, de tous les autres peuples vivants à la surface de la Terre, Mère de tous les vivants.

   IV – Au cœur des causes du jugement dernier de l’espèce humaine

 Extraits

« Complainte de la Terre, Mère de tous les vivants » et condamnation du genre humain à l’extermination !

« – « Et de leur extermination ! » ajouta la foule des peuples de vivants rassemblés dans cet immense amphithéâtre.

– Oui, il y a eu une erreur d’orientation de destin. En réalité, ces grands sages, dont je parlais auparavant, sont les seuls vrais êtres humains. Car ils ont porté tous les membres de leur genre dans leurs pensées, dans leurs préoccupations. Ils étaient tous, sans distinction, l’objet de leur souci. Ils étaient plongés, tout entiers, dans la réelle, pure profonde humanité. En effet, celle-ci est la vertu suprême que ces prétendus modernes auraient dû continuer de cultiver jusqu’au sommet de leurs forces. Ainsi, le sentiment de l’humanisme coulait dans leur veine, dans leur neurone. En revanche, un grand nombre de scientifiques ou de technoscientifiques de ces modernes est globalement privé de vertu morale ou éthique puisqu’ils sont également malades de la Sauronite à l’inverse des grands et magnifiques, voire authentiques philosophes de la Grèce antique qui témoignaient du mépris altier pour ce genre de charme aveugle. Or c’est cette superbe chose que le genre dit humain a inventée – l’on comprend mieux à présent la nuance que j’établis entre les deux ordres de réalité – qui est la cause essentielle de tous ses malheurs et de son jugement dernier ce Jour.

   Comme je le disais, les Anciens comptaient beaucoup de spirituels qui avaient des pensées saines au milieu de leur monde de folie et d’atrocités, comme d’ordinaire dans le déroulement de leur histoire. Il s’agissait pour eux de recueillir tous les membres de leur genre de vivants dans le même creuset de ma nature, comme la sublime vertu de la fraternité spirituelle universelle. C’était le cas, entre autres grands sages de leur passé, de Jésus le sublime. Mais, les méchants dont le coeur est animé par la cruauté l’ont tué parce qu’il était trop parfait pour vivre au milieu de leur vie de perdition et de fange permanente. Et ils se sont hâtés de substituer, d’après son message de fraternité spirituelle universelle de tout le genre humain, des mascarades, de succédanés de l’authentique lumière du ciel. Et ils prétendent que ce qu’ils appellent religions seraient issues de lui. Or il s’agit, au fond, d’une adoration d’eux-mêmes ; ou d’un subterfuge de leur cerveau qui exerce un règne absolu sur eux en créant des classes sacerdotales pour mieux les soumettre à son règne d’un dieu en second. Au fond, ils préfèrent la méchanceté du monde en s’accommodant avec lui et en se fondant tous sur une non-valeur : l’empire du Sauronisme qu’ils appellent le matérialisme, l’argent ou le miroitement flatteur des ombres ténébreuses, démontrant, ainsi, leur foncière incapacité à gravir la montagne de la lumière de l’esprit, fruit de l’Energie éternelle du Cosmos.

      En son nom, ils ont rejeté toutes les valeurs antiques ou presque : celles des grands sages de leur genre. Féminins et masculins ont mis toutes les croyances anciennes sous une grande cloche en métal lourd. Suivant l’impératif de leurs réalités contemporaines, l’incroyance doit être de rigueur puisque leurs scientifiques, devenus technoscientifiques, soutiennent que les mondes se produisent d’eux-mêmes par le fait de combinaison de forces fondée sur le hasard qu’ils sont, par ailleurs, incapables d’expliquer scientifiquement, comme ils le disent eux-mêmes. Cette expression magique les séduit au plus haut point tout en se jouant d’eux. Ils disent qu’ils n’ont pas de Père ni de Mère qui seraient célestes puisqu’ils prétendent qu’ils savent tout et, de ce fait, qu’ils sont devenus eux-mêmes des dieux en vertu de leur marche aveugle selon la « loi » de leur progrès, soit leur capacité de destruction massive et tous azimuts des vies fondée sur la puissance de leurs instruments technologiques. Ils n’ont même plus d’âme ni même une once d’esprit.

     Il ne leur reste plus que la culture de la raison romaine, appelée aussi la raison matérialiste. Celle-ci est supposée leur donner toutes leurs prétendues explications des phénomènes. Où placent-ils finalement leur valeur suprême ? Dans les transformations de la matière, sous toutes ses formes possibles. Mais ils oublient que, sans moi, ils ne sont absolument rien, RIEN. Car rien ne se crée ni ne se produit de rien. Peuvent-ils créer ex nihilo quoi que ce soit qui ne soit déjà la matière première en vue de la production d’une autre chose ? La preuve : s’il en était autrement, leur médecine de réparation serait capable de reconstituer à l’identique les gens amputés d’un membre ou de plusieurs, victimes de guerres ou d’accidents divers. A l’inverse, que font les réparateurs ou chirurgiens des corps mutilés ? De villes imitations artificielles du prototype tel que je l’ai créé. Hélas, malgré ces faits de leur vie quotidienne, ils ont été incapables de reconnaître qu’ils ne peuvent rien créer ex nihilo, malgré leur génie des artifices. Sont-ils même capables de créer la Vie comme je l’ai moi-même faite ? Que font-ils de particulièrement ingénieux dans leurs nombreuses manipulations devant lesquelles ils s’extasient tous les jours qui ne soit déjà créé par moi ? Qui ne soit déjà là en vertu de ma nature ? Moi-même, Mère de tous les vivants sur ma surface, je suis l’ouvrage d’une infinité de mondes. Seul notre auteur à tous, l’Energie éternelle du Cosmos comprend les secrets ultimes de tout.

     Donc, ils ne peuvent rien transformer sans la matière que je leur fournis. Et tout ce dont ils sont devenus fous à lier, comme leurs soi-disant matières premières, était destiné à rester éternellement dans mes entrailles. Eux-mêmes sont adaptés aux conditions de la vie sur ma surface. Ils y ont tout pour s’épanouir et vivre heureux, comme l’enseignait un philosophe grec du nom d’Épicure : avoir un toit pour se protéger des intempéries, chercher les moyens pour satisfaire les besoins naturels et nécessaires comme manger et boire ; rechercher l’harmonie de la bonne intelligence mutuelle ou l’amitié philosophique, la plénitude de la richesse intellectuelle et spirituelle. Au-delà de cette zone naturelle, c’est le gouffre béant qui ne peut être comblé de quelque manière que ce soit et par quoi que ce soit. Pourtant, le genre dit humain le sait bien ; très bien depuis des millénaires. Mais, ses membres sont-ils même conscients de cette donnée irréfutable ? Voyez comme ils organisent des messes internationales pour, prétendent-ils, prendre soin de nous ; de vous et de moi. Ils ne savent pas que nous les voyons et que nous les entendons tous les jours.

     Nous le savons, à longueur de décennies, les Vermoulus, prétendument maîtres du monde, perdent leur temps et des sommes fabuleuses pour parler de ma santé qu’ils ont ruinée par l’usage déraisonnable des matières et des fruits de mes entrailles. Comme vous le savez, ils appellent ces espèces de comédies « COOP… ». Hormis l’immense plaisir de bavasser entre eux, de démontrer leur éloquence à tous les autres parasites du corps des peuples et aux peuples qui les ont faits rois, toujours à tort, ils ne pensent pas un instant à moi, à ma santé qui est aussi la leur ; mais aussi à vous, à vous tous. Dans leur for intérieur, ils ne voient rien d’autre que le miroitement de la croissance économique par l’usage abusif des matières enfouies dans mes entrailles. Même celles qui sont dans les abysses de mes mers et de mes océans, ils trouvent les moyens technologiques d’aller les chercher pour les brûler dans leur seul intérêt du moment. Autrement, ils prêteraient davantage attention aux organisations civiles qui y participent – en fait elles font de la figuration pour donner bonne conscience aux sataniques de la matière qui gouvernent les pays qu’ils ont inventés artificiellement sur ma surface dans leur seul intérêt – pour défendre la cause des jeunes générations d’aujourd’hui et, surtout, de demain, soit leur propre progéniture qu’ils sont en train de sacrifier sans pitié sur l’autel de la Sauronite, comme autrefois les victimes humaines dans les entrailles des statues géantes de Baal. Autrement, ils utiliseraient les fortunes gaspillées pour leur prestidigitation à bon escient, c’est-à-dire me soigner effectivement. Or parler publiquement à mon sujet, au sujet de ma santé est plus aisé à faire et ne coûte rien aux baveurs plutôt que de prendre soin de moi le plus sérieusement du monde, le plus efficacement et concrètement en fait ; et non en théories creuses et en « bavardologie » patentée. Savoir : « il faut faire ceci, il faut faire cela ; on doit agir ainsi, on doit travailler dans ce sens ; on doit investir… Il faut, il faut… » Voici les mensonges éclatants du genre dit humain. Un genre qui est capable de se sacrifier soi-même, avec sa progéniture entière, sur l’autel de la Sauronite, ne saurait avoir une once d’âme ou de raison grecque. Donc, qu’est-ce qui vous interdit de le faire vous-mêmes ?

      Gethéa s’arrêta net. Tout le monde était plongé dans un silence de mort ; et attendait. Mais, secrètement, tous espéraient qu’elle donnerait son accord pour l’extermination des Vermoulus ; sans pardon, ni donc, possibilité de salvation de ce genre de vivants dits humains. Les foules bouillonnaient partout de haine secrète contre les Vermoulus et impatients de leur régler leur compte. Quand Gethéa sortit de son silence et ouvrit la bouche pour s’adresser à tous ses enfants ici rassemblés, moins le genre humain mis en accusation à son insu, tout l’immense amphithéâtre se tut brusquement en replongeant dans leur recueillement.

– Je suis Gethéa, éternelle amante des univers et des galaxies. C’est moi, par l’apport de toutes leurs semences, qui vous ai tous conçus dans mes matrices, vous ai permis d’émerger et de vivre sur ma surface. Je vous ai tout donné pour que puissiez vivre ensemble et dans l’harmonie en suivant l’ordre de ma nature. Je suis providentielle en vertu du pouvoir d’Alfomeg qui nous comprend tous, Topos d’ici ou d’ailleurs. Son corps s’appelle Cosmos. C’est lui la Raison dernière de toutes choses.

   Elle se tut pendant un long moment ; puis elle se retira à nouveau dans ses pensées profondes comme si la décision qu’elle devait prendre était gravissime. Tous les vivants de la terre, sauf le genre de vivants dits humains, selon leurs mues propres et instantanées, attendaient, ensemble, avec une gravité certaine dans leur attitude. L’impatience était palpable ; et la nervosité aussi. Gethéa elle-même était grave. Solennellement, elle reprit :

-Voici 100000 ans que les derniers enfants, soit le genre de vivants dits humains, comme ils se nomment eux-mêmes, subissent une mutation mortifère. Progressivement, ceux que j’ai doté de bonnes qualités, des attributs remarquables, des facultés sans comparaison, etc., sont devenus conquérants et prédateurs redoutables depuis 300 ans de tous mes autres enfants. Je vous l’ai dit, ils étaient les derniers de mes progénitures. Cela fait longtemps, très longtemps que je les endure en silence par rapport à vous ; à vous tous ici présents. Malgré mes humeurs violentes sporadiques, parfois féroces comme les cyclones, les tremblements de ma croûte profonde ou les éruptions volcaniques, les sécheresses et leurs lots de misères, les famines, les pandémies, etc., ils n’entendent aucunement raison. Ils continuent toujours à agir sottement à leur guise parce que je les ai dotés d’un grand pouvoir de résilience. C’est pourquoi ils se croient les maîtres absolus de tout. En réalité, ils ne sont qu’une paille qui s’ignore et ils ne sont pas meilleurs ni plus grands que vous, mes enfants, les vermines, comme ils vous nomment par mépris.

Alors…

     A ce moment précis, la fièvre se saisit de tous les vivants, prêts à hurler de plaisir ou à pleurer de déception suivant la décision de la Mère de tous les vivants. Certains d’entre eux avaient déjà la bouche grande ouverte…

– Alors, reprit-elle, je ne puis souffrir davantage ce genre de vivants dits humains. Car ils demeureront toujours incurables et dont la conscience est toujours fort éloignée des dangers imminents qu’ils causent à eux-mêmes – tant pis pour eux – et, surtout, à la vie que j’ai mis des milliards d’années à produire. Cette lumière, je veux dire la vie, qui les a toujours éclairés jusqu’à ce jour, va s’éteindre pour des milliards d’années. Alors, je veux m’en délester pour souffler un peu et préparer la place aux autres êtres qui viendront d’ailleurs pour m’aimer et non pour me détruire comme vos Vermoulus – pauvres enfants ! – l’ont fait jusqu’ici.

    Gethéa se tut pendant un bref instant avant d’ajouter rapidement comme pour hâter sa décision ultime.

-Faites-en, donc, ce vous voudrez. Personne ne vous en tiendra rigueur pour cela. Faites donc ce que vous jugez bon qu’il doit être fait quant à leur sort, ici et maintenant.

     Dès qu’elle a fini de parler, elle se dissipa progressivement comme la fumée d’une cigarette : belle, agile, pleine de grâce. Cette fumée envahit toutes les surfaces de la terre, émergées et marines, où elle se dissipa sous la forme de volutes ou de fulgurances de quintessence.

      Aussitôt une clameur, pouvant s’entendre à des milliers de kilomètres, s’éleva de l’immense arène. Certains vivants criaient, d’autres jubilaient de joie profonde, d’autres encore exprimaient leur immense et éternelle reconnaissance à Gethéa. Car tous ces peuples de vivants devenaient, enfin, libres, souverains. Désormais, il n’y aurait plus de maîtres en la figure du genre de vivants dits humains ; ni au-dessus, ni à côté. L’ambiance était surchauffée dans un tintamarre indescriptible. Et personne ne parvenait plus à se tenir en place tant l’on s’agitait dans tous les sens. Tous les vivants se congratulaient dans tous les sens de l’immense arène. Mais, à un moment donné, Ilel et ses semblables se levèrent et imposèrent le silence à tous les peuples de vivants sur la terre et présents dans ce lieu solennel. Et ils dirent de concert :

-Votre Mère vous a parlé ; à tous. Elle nous a fait comprendre ou, plutôt, elle nous a suggéré qu’il n’y a pas d’autre issue pour les Vermoulus que la mort. Mais avant de régler leur sort – au moment où nous parlons, où nous sommes rassemblés dans cette arène, ils ignorent encore ce qui va leur arriver dans peu de temps -, nous invitons tous les peuples de vivants sur la surface de la terre à exprimer leurs récriminations, leurs griefs contre les Vermoulus qui sont en train de vaquer à leurs affaires dans l’insouciance totale de ce qui les attend bientôt.

Une Figure de la Larme de la Terre, Mère de tous les vivants

Scène 2 : Le jugement des vivants. Mis en accusation tous azimuts des Vermoulus appelés le genre humain »


1In Pierre Bamony : De l’impuissance du puissant – Acheminement vers les causes réelles de l’extinction du genre humain            (Editions universitaires Européennes, Londres, Berlin janvier 2023)

[2] In Essai sur la Réunification de la Philosophie et de la Science – De la Philosophie des profondeurs… Et de la théorie du tout ? – (Texte inédit)

[3] In Sébastien Bohler : Le Bug humain – Pourquoi notre cerveau nous pousse à détruire la planète et comment l’en empêcher ?- (Robert Laffont, coll. « Pocket », Paris 2020)

[4] –  In Tolkien John Ronald Reuel (2002) : Le Seigneur des Anneaux, Tome 1- La Communauté de l’Anneau (Gallimard, Paris)

 [5] C’est moi qui souligne ce passage

[6] In  G. W. F. Hegel Leçons sur 1’histoire de la philosophie Introduction : Système et histoire de la philosophie -Traduit de l’allemand par J. Gibelin (Gallimard, Par 1954)

[7] In Pierre Bamony : L’Horrifique du genre H. – Jugement dernier et extermination de l’espèce humaine (Editions du Net, Paris, septembre 2023)

[8] In L’éthique IVe Partie (Editions du Rocher, Paris 1974, p. 240)

[9] In Pierre Bamony : Pourquoi l’Afrique si riche est pourtant si pauvre Tome 2 – La malédiction du pouvoir politique- Quel avenir pour les peuples de demain ?

[10] Suétone : Vie des douze Césars (Gallimard, Coll. « Folio », Paris 1976, p.332)

[11] Calliclès, disciple de Gorgias, dans l’ouvrage de Platon du même nom, défend la thèse que l’homme de pouvoir doit se livrer à tous les plaisirs sans retenue. Il doit même laisser libre cours à l’épanchement de tous ses désirs et les satisfaire sans exception. Tel est l’heureux sort dévolu aux êtres humains nobles. Suivant la portée de cette thèse, la tempérance, prônée par Socrate comme la condition du bonheur en ce monde, paraît incongrue par rapport à l’éthique des âmes bien nées. C’est en ce sens qu’il déclare : « Pour ceux qui ont eu la chance de naître fils de roi, ou que la nature a faits capables de conquérir un commandement, une tyrannie, une souveraineté, peut-il y avoir véritablement quelque chose de plus honteux et de plus funeste que la tempérance ? Tandis qu’il leur est loisible de jouir des biens de la vie sans que personne ne les en empêche, ils s’imposeraient eux-mêmes pour maîtres la loi, les propos, les censures de la foule ! … Et cela, quand ils sont les maîtres de leur propre cité ? « (Garnier Flammarion, Paris 1967, p.p.237-238)

[12] In Pierre Bamony : De l’impuissance du puissant – Acheminement vers les causes réelles de l’extinction du genre humain (Editions universitaires Européennes, Londres, Berlin janvier 2023)

[13] Essai sur l’art de ramper à l’usage des courtisans (Allia, Paris 2010)

[14] Ainsi parlait Zarathoustra– Traduit par Marthe Robert-(Coll. « 10-18 », Paris 1972, p.47)

[15] C’est moi qui souligne ce passage pour montrer à quel point le fait d’embrasser la politique comme pouvoir ne laisse pas le cerveau et la conscience indemnes. C’est ce qui explique les croyances d’un grand nombre de peuples africains contemporains. Le pouvoir étant une affaire du diable, soit l’esprit malin de la Bible, pour y accéder nécessite des pratiques sataniques dont des sacrifices humains. Ce peut être aussi l’usage des parties du corps humain : les organes sexuels, le cœur, le foie, la langue, la tête etc. Donc, un tel acte nécessite parfois de tuer quelqu’un pour s’emparer de ses organes. Dans ces pays, il faut être soi-même un grand sorcier capable de contrer vivement les attaques des autres sorciers ou de ses adversaires. Autrement, un candidat à la présidence d’un pays africain est vite tué par ses concurrents en dehors de tout jugement moral, voire de principes humanistes. C’est un monde impitoyable, violent, cruel, monstrueux même…

[16] Pensées (Garnier Frères, Paris, 1964, p. 160)

[17] In La Bible de Jérusalem – L’Ecclésiaste : 1-2 (Desclee de Brouwer, Paris 1975)

[18] In Essai sur la Réunification de la Philosophie et de la Science – De la Philosophie des profondeurs… Et de la théorie du tout ? – (Texte inédit)

[19] Histoire de Die (Le Livre d’histoire – Lorisse, Paris 2003)

[20] Pierre Bamony : L’Horrifique du genre H. – Jugement dernier et extermination de l’espèce humaine (Editions du Net, Paris, septembre 2023)

[21] Sébastien Bohler : Le Bug Humain – Pourquoi notre cerveau nous pousse à détruire la planète et comment l’en empêcher – (Robert Laffont, Coll., Pocket, Paris 2020)

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