La philosophie nous confère-t-elle plus d’intelligence ?

Auxane Gasnot TS7-2017- Saint-Marc

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Introduction

   La philosophie est une réflexion critique sur tous les sujets qui concernent l’Homme ; elle fait preuve de sagesse et d’esprit critique. Elle implique une prise de conscience des problèmes et exige une préparation de l’esprit. L’intelligence se définit comme la capacité de comprendre des relations entre des faits, les phénomènes. Elle utilise notre raison et se fonde sur des savoirs que nous avons acquis au cours de nos expériences passées. Le but de l’intelligence est d’éclairer nos connaissances par notre logique, notre raison. André Gide définira l’intelligence comme “la faculté d’adaptation”. D’abord, nous verrons que la philosophie nous permet de devenir plus intelligent ; cependant, ce n’est pas le seul moyen ; enfin nous monterons comment la philosophie peut accomplir son but de nous rendre intelligent.

     D’une part, la philosophie nous permet d’acquérir des connaissances. Par conséquent, plus nous avons de connaissances, de savoirs, plus nous pouvons laisser notre raison s’exprimer. C’est en ce sens que Descartes nous dit dans ses Principes de la philosophie que le philosophe n’est pas celui qui sait, mais celui qui est en quête du savoir, puisque tout savoir est limité. C’est aussi ce que nous dit Aristote quand il affirme que “le philosophe est celui qui sait le plus de choses possibles”. Donc, plus nous philosophons, plus nous nous interrogeons sur le monde qui nous entoure, plus nous avons de savoirs et par conséquent, plus nous sommes à même de comprendre les phénomènes. Donc, plus nous pourrons exercer notre raison, et à force d’efforts, devenir plus intelligent. En effet, s’exprimer avec la raison est un travail constant qui demande des efforts de façon continuelle afin d’accéder au progrès de notre intelligence.

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Thomas Sankara du Burkina Faso (21 décembre 1949 -15 octobre 1987) : un modèle du respect et du sens élevé des principes d’un Etat contemporain

In PIERRE BAMONY : Pourquoi l’Afrique si riche est pourtant si pauvre ? -De la faillite des élites de l’Afrique subsaharienne- Tome 1 (Editions Le Manuscrit, juin 2010, 449 p)

Thomas Sankara

     Dans cette analyse sans aménité sur la technique gouvernementale des élites politiques africaines subsahariennes – et il semble que toute personne de bon sens, apologue des intérêts vitaux des peuples de cette zone du continent africain, pourrait s’accorder avec moi sur le sens de ma révolte – on ne peut passer sous silence l’expérience politique de deux leaders du Burkina Faso. Malgré la pauvreté de ce pays, les dures conditions de ses habitants, les hommes de ce territoire sont restés attachés à la défense de leur liberté, quelle que soit la nature de leur gouvernement. Car certains parmi les peuples de ce pays, comme les Lyéla, les Nuna, les Kassena etc., ont toujours fait preuve d’un esprit de liberté, d’indépendance et de l’art de la dispute démocratique. Il en est, d’ailleurs, ainsi de la quasi-totalité des peuples africains subsahariens, avant l’instauration du système maffieux des trucages des élections dites démocratiques et qui n’ont de démocratique que le nom, grâce à l’appui des gouvernements français ; plus précisément, de la fameuse et monstrueuse « Françafrique ». A titre d’exemple, les Voltaïques et, de nos jours, les Burkinabés font montre d’un esprit et d’une maturité politiques qui seraient admirables, voire exemplaires si les débats et contradictions politiques ne touchaient, parfois de façon essentielle, à la personne même des adversaires en jeu. Jusqu’à l’arrivée de la fameuse rectification militaire, ancrée résolument à droite, l’essentiel des joutes politiques consistaient dans la défense des valeurs de gauche. Même encore aujourd’hui, on compte un nombre fort important de mouvances gauchistes qui rendent, d’ailleurs, vaines les diverses tentatives d’unité de formation d’un groupe politique solide autour d’une personnalité de grande envergure ; et qui serait en mesure de constituer une formation politique d’opposition crédible. Celle-ci aurait alors pour effet de conduire à une alternance politique en ce pays. Et c’est la forte représentation syndicale, dans l’enseignement, comme dans les autres corps de la fonction publique, voire dans certaines structures importantes du secteur privé qui a toujours avivé la flamme de la politisation en ce pays, avant l’avènement du CDP de Blaise Compaoré. Ce parti politique et son chef lui ont brisé les reins par la baisse des conditions de vie économiques et par la dissémination des germes du venin de la division des syndicats. Cette flamme politique constituait, en amont et en aval, la seule force d’opposition réelle face aux différents gouvernements. Quels qu’ils furent, cette puissance des syndicats les avait toujours fait trembler.

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