Meurtrissures sociales et enjeux collectifs

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Une image de la misère en France

Conférence Lyon 19 février 2020

Par Monsieur Jean- Marie Delarue, ancien Contrôleur général des lieux de privation de liberté (2008 à 2014)

Version orale

Introduction

Société indéchiffrable → seulement convictions personnelles

I – Esquisse de tableau de quelques meurtrissures

Les personnes sans toit : 119 000 dont 30 000 enfants

Les morts de la rue 569 +71 (x 6 ?)

Les pauvres (< 1041 €/mois) : 8,9 M (14,1% population) ; 1/5 enfant < 18 ans ; revenu médian de ces pauvres : 837 €/m

Les smicards (1100€) : 2013 : 8,5% des salariés ; 27% des employés non qualifiés
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Enquête sur la relativité des opinions

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L’opinion est-elle laide par essence ?

UN POULET VIENT DE TRAVERSER LA ROUTE

Par Jean-Pierre Friedman qui a recueilli quelques opinions

Pourquoi ce poulet a-t-il traversé la route ?

Un paysan: Parce qu’on a encore laissé la porte du poulailler ouverte.

Un instituteur: Parce qu’il voulait aller de l’autre coté.

Un prêtre: C’était la volonté de Dieu

Un jeune: Pourquoi qu’il n’irait pas s’il en a envie, quoi !

Le présentateur du JT : Une dépêche de dernière heure de notre envoyé spécial, nous apprend qu’un poulet a traversé la route.

Noël Mamère : Il allait à un mariage d’homosexuels

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LA PERMANENCE DES CONCEPTS-CLEFS DE L’ANTRHOPOLOGIE : EXAMEN CRITIQUE (écrit de jeunesse)

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Les mystères de la pensée humaine

INTRODUCTION

   Certains concepts de l’anthropologie ont droit de cité dans les
sciences humaines depuis bientôt trois siècles. Comme bien d’autres
concepts du savoir humain, ils demeurent identiques à eux-mêmes par-
delà l’évolution des idées. Ils servent souvent de base au progrès de
ces idées même, c’est-à-dire à leur redéfinition et à leur enrichissement. Dès lors, comment ce qui est aujourd’hui devenu une
sorte d’habitude autant dans le domaine intellectuel que dans la
réalité du monde vulgaire, a pu prendre naissance en Europe ? Comment
 véhicule-il aussi une réalité qui semble inchangeable, dénuée
de progrès possible ? Enfin, comment cette réalité
paraît s’appliquer plutôt à une zone géographique de la terre et ne
concerne, pour ce faire, que certains hommes ?

     Les concepts en question sont ordinairement bien connus en
anthropologie et dans d’autres sciences humaines : l’évolution, le progrès, le sauvage et notamment le primitif. Mais quelle est la
genèse de ces concepts ?
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RÉFLEXIONS SUR L’ACTION POLITIQUE ET LA VIOLENCE

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Répression d’un mouvement populaire. La violence de l’Etat est-elle toujours légitime ?

Introduction

    La violence est aujourd’hui partout dans le monde et, particulièrement, dans le monde dit civilisé. Mais si, de notre temps, elle atteint parfois le paroxysme de l’horreur, elle est un fait permanent parce qu’elle procède du fonds de la nature humaine : c’est la « bête humaine immonde » qui trouve à se manifester, jusque dans la société civile, lieu de l’existence politique.

   La montée de la barbarie correspond à une violence polymorphe qui peut être physique ou psychologique et qui peut connaître tous les degrés en allant du simple délit au génocide. Mais ce phénomène social qui s’étend de l’agressivité, de la torture et de la criminalité au terrorisme, à la révolution, aux guerres exterminatrices … ne peut pas être traité globalement. La phénoménologie de la violence discerne en elle non seulement des degrés, mais des catégories irréductibles.

   Il en résulte que le phénomène de la violence entretient, à des niveaux nettement différenciés, des rapports étroits avec la sphère politique : soit que la violence naturelle soit antérieure à l’institution politique ; soit qu’elle trouve place en elle ; soit, enfin, qu’elle se manifeste contre l’ordre politique.

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De la notion de transitionnalité

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Etat psychique trouble ?

Jean-Michel CAILLOT-ARTHAUD

     De la notion de transitionnalité 06/10/2002 Cette idée de transitionnalité évoque d’abord un auteur, D. W. WINNCOTT (1896.1971) qui dans le panorama de la psychanalyse occupe une place à part, dans le cadre de la psychanalyse infantile, par son originalité, son non-conformisme, sa position en marge des deux écoles représentées à son époque par Anna FREUD et Mélanie KLEIN. En effet, en tant qu’analyste, il s’efforce d’élaborer l’ensemble de son observation afin de les articuler au corps de ce qui fonctionne dans la circulation des idées, comme doctrine issue de l’oeuvre de S.FREUD et de ses continuateurs, en faisant aussi des emprunts théoriques à d’autres écoles, comme celle de C. G. JUNG. D.W.WINNICOTT illustre à merveille une oeuvre et une pensée qui ont le souci de ne jamais exclure le concret. En lisant l’oeuvre de D.W.WINNICOTT, dans un premier temps, on se laisse passivement entraîner dans cet univers si particulier situé à l’ombre de la vie, et si activement, qu’on se laisse aller aux réminiscences instinctives aux souvenirs, si surprenants soient-ils, et si on s’y abandonne. Le lecteur sera récompensé de son effort et ne pourra qu’être enrichi de cet échange instauré entre lui et lui-même. La notion de transitionnalité serait cet objet abstrait de connaissance, ce concept, cette représentation qui serait une manière de lier les deux parties composant un discours dont on ne voit plus la trace, mais dont l’objet matériel (pouce, bout de couverture, ours en peluche) fortement investi par le jeune enfant lui assurant la transition entre la première relation orale à la mère et la relation d’objet. Cette notion ne peut manquer alors d’évoquer ce qui permet le recours à des objets, à des espaces, ce qui est un phénomène normal permettant à l’enfant, l’adolescent, l’adulte, le vieillard la transition entre la première relation orale à la mère et la véritable relation d’objet nécessaire à l’expression de la vivance de l’être humain. C’est aussi l’évocation pour D.W.WINNICOTT d’un espace statique invariant dans l’espace.
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