Débats politiques autour de Le bon gouvernement de Pierre Rosanvallon

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Peuples serviteurs de la ploutocratie ou peuples souverains et maîtres de son destin politique ?

David Jallamion  et PIERRE BAMONY

I – Examen critique par David Jallamion

  1. A) La solution au désenchantement de la politique institutionnelle proposée dans ce livre prend pour origine le fait que le pouvoir d’action sur la vie des français et sur le monde qui interagissent avec la France soit dans les secteurs du pouvoir exécutif, et il faut donc s’attacher à améliorer ce pouvoir exécutif incontrôlable, rendre meilleur, intégrer, lisible, responsable et réactif pour résoudre la crise politique citoyenne actuelle. La manière de passer pour la prochaine étape du contrôle des institutions grâce à la création d’un pouvoir (1) indépendant à cette tâche, l ‘«institution» plus importante pour le contrôle des yeux de M. Rosanvallon étant évidemment le pouvoir exécutif , principalement le gouvernement et le président.

   Cependant, et même si cette amélioration de l’exercice de l’exercice du pouvoir est nécessaire et doit dans l’avenir une démocratie de ce nom, elle n’est pas primordiale ni suffisante.

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Un bref commentaire d’un passage de Le Livre du philosophe de F. Nietzsche sur le mensonge extra-moral : le triomphe de l’art sur la philosophie

 

 

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Adam et Eve, le plus vieux mensonge religieux du monde

Introduction «  sur la vérité et le mensonge au sens extra-moral»

     L’un des «Dix Commandements» majeurs de l’Ancien Testament [1] s’énonce ainsi: «Tu ne mentiras pas» (8 ecommandement). Mais un tel commandement pose un problème d’un point de vue philosophique. D’une part, il sous-entend que le mensonge soit être fait réel et courant. Si tel est le cas, on comprend que le Dieu de la Bible invite tout homme à lutter contre ce penchant qui semble naturel. D’autre part, le mensonge est prévu sous l’angle de la moralité. C’est donc parce qu’il relève du moral qu’il est condamnable. Il est même considéré par les religieux comme un péché grave. Il doit être banni de la conduite, au quotidien, du pratiquant pour éviter un châtiment quelconque et, ce faisant, pour purifier le coeur et l’âme du croyant. Le point de vue, le mensonge est le contraire de la vérité avec le mensonge peut se définir comme le fait de fournir à autrui une information contraire à la vérité qu’il est censé connaître.

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De la tolérance à la vertu affirmative du respect d’autrui en Philosophie

Introduction : Une inversion des valeurs ?

   Le Philosophe mathématicien et logicien, Ludwig Josef Wittgenstein, dans son ouvrage, Tractatus logico-philosophicus, affirme que « La philosophie a pour but de rendre claires et de délimiter rigoureusement les pensées qui autrement, pour ainsi dire, sont troubles et floues » (Tel Gallimard, Paris 2001). En partant de ce principe, commençons par préciser le sens des concepts en jeu dans cette analyse. D’abord, selon Le Dictionnaire de la langue française d’Emile Littré, le terme « tolérance » dérive du latin « tolerare » signifiant supporter. De ce mot dérive « tolerantia », signifiant l’endurance, la patience, la résignation. Dès lors, et de façon ordinaire, on entend par tolérance l’action de supporter ou de ne pas interdire ce que l’on désapprouve chez autrui. En d’autres termes, on admet chez autrui une manière d’être ou de penser différente de la sienne. On peut aller même jusqu’à admettre la singularité de la liberté d’autrui. Or, par essence et par définition, toute liberté humaine est différente. Il ne peut en être autrement puisque chacun de nous un prototype génétique de l’Humanité, une unicité différente de tout autre, une singularité irréductible à aucune autre ; donc une manière authentique de s’approprier le sens de la liberté, de vivre sa liberté.
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De la création, de ses limites et de ses critiques en philosophie

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Et l’Homme créa Dieu ?

introduction

On peut distinguer le concept de création – qui ne peut pas désigner un processus, mais le résultat de ce processus – de deux notions connexes : d’une partie, de la fabrication, de la production d’un à partir d’une matière existante, et suivant une règle préétablie. Elle renvoie au domaine de la technique et de l’artisanat, et se pense comme un processus temporellement assignable. D’autre part, la production, qui constitue une extension du premier paradigme. Il s’agit alors d’une fabrication mécanisée, étendue dans les moyens qu’elle met en œuvre, et dans la quantité d’objets produits. L’objet est pensé non comme singulier, mais comme reproductible en droit. La production opère une sorte de passage à la limite de la fabrication, par la mécanisation et les progrès techniques. C’est ainsi que, dans la conception philosophique de Marx, la production est la fonction économique principale, qui conditionne à la fois la distribution et la consommation. Corrélativement, elle implique une mise en place d’un second plan du sujet à un stade de la fabrication d’une automatisation complète des moyens de production dans les usines, comme suit procédé courant aujourd’hui.

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L’aventure singulière d’un Africain au Groenland et son expérience des mœurs sexuelles lascives et libertaires des Inuit. Deuxième Partie : Un Noir de 24 ans au Groenland

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Paysage typique du Groenland

Une brève introduction : mœurs et sexualité chez les Inuit

       Les peuples Inuit de toute la zone arctique, c’est-à-dire de l’Alaska en passant par le nord du Canada jusqu’au Groenland sont connus par les milieux savants pour trois de leurs traits culturels essentiels. Et ceci se vérifie quelle que soit la zone géographique qu’ils habitent. Il s’agit de leur légendaire accueil d’autrui, de leur éducation des enfants sans frein ni interdits, de leurs mœurs sexuelles sans tabou non plus, ni interdit.

     D’abord, les Inuit sont essentiellement un ensemble de peuples de chasseurs et de pêcheurs. Ils chassent les phoques et/ou éléphants des mers, des genres de baleine, des ours éventuellement etc. Et ils pêchent des poissons et une diversité de fruits de mer. Autant dire qu’il s’agit de peuples au revenu de survie très modeste ; on pourrait même dire qu’ils sont pauvres de façon générale. Aussi, où qu’ils se trouvent dans cet immense espace de glaces et de neige, les Inuit vivent des aides sociales et financières des Etats comme le Canada ou le Danemark, pour ce qui est des Inuit du Groenland.

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Lecture anthropologique : l’aventure singulière d’un Africain au Groenland et son expérience des mœurs sexuelles lascives et libertaires des Inuit. Première Partie : l’odyssée d’un jeune togolais de 16 ans

 

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L’odyssée de TETE-Michel Kpomassie du Togo – Lomé-  en Europe par les routes

Introduction : une expérience du genre anthropologique en totale immersion en terrain inconnu

      Lorsqu’on s’avise de suivre l’histoire les Homo sapiens sur notre commune terre, on est frappé d’admiration pour son audace. En effet, en quittant son continent d’origine, en l’occurrence, l’Afrique, on pourrait dire qu’il était encore un pré-adolescent fragile, au corps frêle et maladroit dans sa récente posture bipède. Malgré ses handicaps majeurs, accouplés au nombre restreint de ses membres, c’est-à-dire ses congénères, quelque fatalité ou force majeure aurait pu les anéantir totalement. Qu’il s’agisse des catastrophes naturelles comme les pluies diluviennes et les inondations, des prédateurs au sol et dans les airs de toutes sortes et de toutes tailles impressionnantes, l’Homo sapiens était à la merci de tout et courait tous les dangers. Et pourtant, il réussit à sortir de son continent d’origine – jusqu’ici la science ignore encore les raisons réelles de cette fuite ou de cette odyssée – et à mettre les pieds sur l’autre versant des terres émergées, en l’occurrence, ce que nous appelons aujourd’hui l’Arabie.

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Compte-rendu d’un fait anthropologique : « Les morts ne sont pas morts »

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Beyon Barthélémy Nagalo (1918 – 21-03-2003), chef du clan Nagalo de Batondo (Burkina Faso)

introduction

     Beaucoup de peuples de la terre croient en la survie de l’âme. Que ce soit dans le cadre des religions dites révélées, comme le judaïsme, le christianisme, l’islam ou encore l’hindouisme, et certaines branches du bouddhisme, ou que ce soit dans celui des religions naturelles comme les pratiques et les cultes des peuples les formes de cette croyance peuvent varier d’une zone du monde à une autre. Mais le fond est partout: l’essence de l’être humain transcende sa dimension biochimie. Défini comme composé de corps et d’esprit ou d’âme – mais partout ignorer sont les propriétés réelles de celui-ci ou de celle-ci -, l’être humain participe des deux. Si le corps est voué, en tant que matière, à la mort-est considéré comme une propriété de la terre qui façonne son plastique éphémère -,

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